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Quel avenir pour l'agriculture ?
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 20 - 12 - 2005

Les producteurs agricoles marocains, les ONG et les syndicats étaient absents au sommet de l'OMC tenu à Hong Kong. Une absence qui masque l'importance de cette rencontre sur le devenir des millions de Marocains. Retour sur les enjeux des négociations.
Signée ce dimanche 18 décembre à 19 heures GMT, après six jours d'âpres négociations, la résolution finale du sommet de l'OMC à Hong Kong sauve le cycle de Doha de l'impasse.
Lancé dans la ville du même nom, il y a quatre ans, ce cycle de négociations visait trois objectifs : réduire les droits de douane appliqués à certains produits, notamment l'agriculture, mettre fin aux subventions agricoles internes et aux subventions externes.
Hong Kong aura pu tout juste déclencher le compte à rebours du système de subventions à l'exportation. Le Royaume était représenté par une délégation conduite par le ministre du Commerce extérieur, Mustapha Méchahouri. Du reste, Il n' y avait ni organisations syndicales, ni structures patronales, encore moins la société civile marocaine. «Une absence incompréhensible» de l'avis de Mohamed Bouhdoud, vice président de l'Association des producteurs d'agrumes pour le Souss. «Tout ce qui touche à l'Agriculture sur le plan international intéresse l'agriculture marocaine. Nous sommes à la fois exportateurs et importateurs. Donc, nous sommes concernés. Il est aberrant que la profession ne soit pas représentée alors que nos concurrents, tels que l'Espagne, la Turquie et l'Egypte étaient présents en force», poursuit le producteur.
L'agriculture, secteur qui fait vivre des millions de Marocains, était au centre de toutes les négociations à Hong Kong, assiègée par des organisations paysannes, des ONG et des mouvements altermondialistes.
Concrètement, les pays riches ont pris deux décisions : lever les barrières douanières pour les produits agricoles à partir de 2008 et stopper les subventions à l'exportation en 2013.
Jusque-là, quand les produits espagnols ou européens de manière générale sont exportés en dehors des pays de l'Union, ils bénéficient de la part du budget communautaire, d'une restitution à l'exportation. Cette manne peut aller jusqu'à 25% du prix de vente. Aucun produit agricole marocain ne peut à cause de cette subvention concurrencer son homologue européen au Canada ou dans une autre partie du monde. La fin de la subvention des exportations est-elle pour autant une victoire pour l'agriculture marocaine et l'agriculture des pays en développement?
Ce n'est pas tellement ce qu'en pense Ahmed Derrab, président de l'Association marocaine des producteurs d'agrumes. «Le cycle de Doha, rappelle-t-il, a débuté en 2001. Quatre ans après, nous attendons toujours du concret. Avec ces deux décisions, il y a quand même eu un verrou qui a sauté».
Quant aux incidences de ces accords sur les exportations agricoles marocaines vers l'Europe, principal destinataire, ils sont multiples, explique M. Derrab. «Nous avons des accords préférentiels qui nous permettent d'envoyer nos produits en Europe avec des taux de douane réduits. Mais à l'inverse, nos marchandises à l'instar des primeurs et de la tomate sont strictement soumises aux contingents». Autrement dit, les exportations agricoles marocaines vers l'Europe sont plafonnées. L'accord de Hong Kong qui entre en vigueur en 2008 devra éliminer cette règle.
Mais, il y a aussi le revers de la médaille. En 2013, il y aura certes la levée des subventions. Avec l'ouverture des frontières, le Maroc sera une passoire pour tous les pays exportateurs de produits agricoles. «La compétition sera féroce», avertit le président de l'ASPAM.
Or, l'agriculture marocaine n'est pas compétitive dans bien des domaines comme les céréales. Dans un discours datant de 2004, SM le Roi avait donné des instructions pour la mise à niveau de ce secteur agricole.
L'absence de mobilisation marocaine lors du sommet de Hong Kong s'explique d'après les professionnels par le fait que ces négociations sont une affaire du gouvernement. La société civile est absente. «Nous n'avons pas d'organisations sectorielles suffisamment structurées, avec un fonds leur permettant de se déplacer et d'assister à de telles rencontres », rappelle un grand producteur affilié à la CGEM. A noter que pour la plupart des pays en voie de développement, les deux concessions arrachées aux pays riches, sont de maigres résultats par rapport aux avantages concédés aux pays riches. Ceux-ci ont obtenu l'ouverture des services et des secteurs financiers à leurs gros capitaux. Le résultat est encore plus modeste quand on considère la part des subventions à l'exportations par rapport aux subventions internes. Dans l'Europe des 25, seuls 3 milliards sont affectés au soutien à l'exportation contre 40 milliards pour la subvention interne. Aucun consensus n'a été obtenu sur ce dernier volet lors des négociations de Hong Kong. De même, aucun calendrier n'a été fixé concernant les pourcentages de baisse des droits de douane s'appliquant sur l'agriculture. Les 149 pays membres de l'OMC ont décidé de remettre ce point à plus tard. Ce qui risque encore d'allonger la durée de vie du cycle de Doha, déjà en retard de deux ans sur son programme initial.


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