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Francisco Rodriguez redécouvre le Maroc
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 21 - 04 - 2006

Francisco José Alonso Rodriguez est président national de la Ligue espagnole des droits de l'Homme. En déplacement récemment au Maroc, il s'exprime sur l'affaire du Sahara et le dossier des droits de l'Homme. Il appelle la société civile sahraouie à passer à l'acte pour d'éventuelles poursuites contre le Polisario. Entretien.
ALM : Dans quel cadre votre visite intervient-elle au Maroc ?
Francisco José Alonso Rodriguez : Mon objectif était de rencontrer les membres du Conseil consultatif des droits de l'Homme (CCDH) à l'invitation de ces derniers. Il s'agit de nouer le contact et des relations de travail et de coordination. C'est la deuxième fois que je viens au Maroc.
Quelles impressions gardez-vous de cette visite ?
J'en garde des impressions très positives. En un laps de temps très réduit, l'Instance Equité et Réconciliation (IER) a parcouru de longues étapes. Ce qui m'a laissé une extraordinaire impression est le fait que le tout s'était bien passé dans la continuité du régime. C'est une chose inédite et extraordinaire. L'IER a contribué à rendre la confiance à la société civile. D'un autre côté, cette rencontre a été l'occasion pour nous de demander au gouvernement marocain d'autoriser la visite d'une délégation, composée exclusivement de défenseurs des droits de l'Homme, aux régions du Sahara en compagnie de membres du CCDH. L'objectif est d'évaluer, sur les lieux, la situation des droits de l'Homme dans ces régions.
Mais que pensez-vous de multiples délégations espagnoles qui ont essayé de débarquer à Laâyoune en brandissant les drapeaux du Polisario ?
Ces délégations étaient composées par les membres de plusieurs tendances politiques espagnoles, des parlements et gouvernements locaux. Ils affirmaient vouloir évaluer, sur le terrain, la situation des droits de l'Homme au Sahara, mais peut-être qu'ils avaient d'autres objectifs inavoués et qu'ils sont les seuls à connaître...
Que pensez-vous du plan d'autonomie présenté par le Maroc ?
En tant qu'association de défense des droits de l'Homme, nous sommes tenus de respecter les décisions des Nations Unies. Ce que je peux dire est que toute solution doit être acceptée par le Maroc et le Polisario dans le cadre du dialogue. Ce dernier doit être porté à la connaissance de la société sahraouie. Je pense aussi que le Maroc doit diffuser et expliquer son plan aux militants sahraouis de la société civile aussi bien dans les régions du Sud qu'à Tindouf. C'est la meilleure manière de les convaincre de manière définitive.
D'après-vous, pourquoi l'Espagne réfléchit à une autonomie, dans le cadre de son unité territoriale, pour le pays basque et refuse une telle option pour le Maroc ?
Le gouvernement espagnol a toujours déclaré qu'il respecte et respectera les résolutions de l'ONU comme c'est le cas pour tous les pays européens. Le souhait du peuple espagnol est de déboucher sur une solution au pays basque sans remettre en cause l'unité du pays. Sauf que ce problème, contrairement à celui du Sahara, n'est pas à l'ordre du jour de l'ONU.
Selon vous, y aurait-il une place pour un micro-Etat dans cette région ?
Il faut dire qu'on retrouve des Etats d'une superficie très réduite par rapport au Sahara comme c'est le cas pour Saint Marin. Toutefois, à mon avis, l'unité et l'essor du Maghreb arabe me paraissent encore plus importants.
Vous avez eu l'occasion de rencontrer d'ex-détenus marocains chez le Polisario. Est-ce que votre Ligue n'était pas au courant des graves violations dans les camps de Tindouf ?
Toute victime des violations de ses droits, quelle qu'en soit la couleur ou le pays, a droit à notre soutien. Moi, j'encourage ceux qui se disent victimes du Polisario à réunir des preuves et à recourir à la justice, y compris devant l'Audience nationale espagnole. Là, ils auront droit à notre soutien total.
Même face à un Ibrahim Ghali ?
Nous sommes prêts à nous engager contre qui que ce soit, Ibrahim Ghali, une autre personne ou même une institution à condition de disposer de bases solides et des preuves. J'ai été à Tindouf plus d'une dizaine de fois et j'avais demandé que soient libérés les soldats marocains détenus par le Polisario.
Hors de ce cadre-là, personne dans les camps n'a présenté de plainte et notre Ligue ne peut, de ce fait, rien faire ou entreprendre. Les associations sahraouies des droits de l'Homme doivent se manifester devant les tribunaux pour nous permettre d'agir. Nous ne pourrons pas travailler sur des présomptions.
Ne trouvez-vous aucun embarras à traiter avec une entité qui n'a rien de démocratique avec un président à vie ?
La même question m'a été posée par un sénateur américain qui n'a jamais compris comment quelqu'un pouvait rester au pouvoir pendant trente ans.
Je lui ai répondu que la direction du Polisario, et c'est ce que cette dernière affirme, l'a toujours reconduit. La vérité, on ne la connaît pas. Personnellement, je suis pour l'alternance et la limitation des mandats à deux par exemple.
Votre visite augure-t-elle de l'ouverture d'une nouvelle page avec le Maroc ?
Le Maroc me plaît beaucoup et je regrette de ne pas l'avoir connu. Je regrette aussi tout le temps perdu. Ce qui me paraît important est que le gouvernement marocain nous aide, dans un premier temps, à nous rendre à Laâyoune.
Il y a des signes qui rassurent dans ce sens et il faut signaler aussi que la porte du dialogue est ouverte. Cela aussi a une extrême importance.


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