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Un vendredi par moi
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 20 - 04 - 2007

L'initiative marocaine est assez consistante pour que des capitales comme Washington, Paris ou Madrid lui réservent un accueil favorable. Le rapport du secrétaire général de l'ONU à son sujet comporte, comme à l'accoutumée, du chou et du gras. Mais l'essentiel sur son avenir sera dit par le Conseil de sécurité. Notons seulement que la démarche marocaine s'inscrit dans la lignée des initiatives qu'Alger n'a eu de cesse de saboter.
La direction actuelle du Polisario saisira-t-elle l'offre d'autonomie marocaine pour mettre fin à une guerre larvée qui dure depuis plus de trente ans ? Fort probablement pas. Tout bêtement parce que la donne, ni le pouvoir de décision d'ailleurs, ne sont entre ses mains. Même si par duplicité diplomatique la communauté internationale s'évertue à laisser croire le Polisario maître à bord, chacun sait que toute décision a un passage obligé : Alger. D'ailleurs, de plus en plus des voix reconnues susurrent de temps en temps qu'aucune solution n'est possible sans une négociation franche entre le Maroc et l'Algérie. Cette évolution, les gens de Tindouf ont tout intérêt à en tenir compte s'ils ne veulent pas se retrouver un jour en rade d'une issue qui ramènerait les Algériens au bon sens et à la région sa sérénité.
Maintenant, peut-on ramener à une bonne intelligence des dirigeants du Polisario de l'espèce de Mohamed Abdelaziz ? Autant demander à un tenancier de céder son fonds de commerce pour revenir de là où il vient, le néant. Pourtant, il doit se trouver au sein du Polisario des hommes et des femmes intellectuellement aptes pour procéder à une analyse correcte de la situation de leur mouvement. Le courant Khat Achahid (la ligne du martyre), en référence au fondateur du Polisario Mustapha El Ouali, est dans ce cas. Tout dans la pensée fondatrice de ce dernier avant qu'il ne soit happé par le tourbillon algérien, est de nature à les aider à bien comprendre ce que l'initiative marocaine offre comme opportunité sans reniement de leurs idéaux. Sans les créditer d'une blancheur immaculée, ils conservent suffisamment d'innocence pour constituer une alternative crédible à la camarilla qui règne sur les camps de Tindouf. La lassitude de la population et les comportements mafieux de l'encadrement des camps leur offrent un terrain propice. A terme, ils ont tous les atouts pour devenir un interlocuteur sérieux.
L'initiative marocaine est assez consistante pour que des capitales comme Washington, Paris ou Madrid lui réservent un accueil favorable. Le rapport du secrétaire général de l'ONU à son sujet comporte, comme à l'accoutumée, du chou et du gras. Mais l'essentiel sur son avenir sera dit par le Conseil de sécurité. Notons seulement que la démarche marocaine s'inscrit dans la lignée des initiatives qu'Alger n'a eu de cesse de saboter. On ne se lassera pas d'en rappeler les faits saillants : au sommet arabe de 1974, le défunt président algérien Houari Boumedienne assurait devant ses pairs qu'il lui suffisait d'une entente maroco-mauritanienne pour que la cause soit entendue. Ce qui ne l'empêchera pas de répondre à cette entente une fois concrétisée par la création de la RASD et la réclamation du référendum d'autodétermination. Au sommet de l'OUA de Nairobi (1981), feu Hassan II accepte d'aller au référendum pour sortir la région de l'ornière sahraouie. Alger réplique par l'admission de la RASD au sein de l'organisation panafricaine au mépris de la charte de celle-ci. A Berlin, le Maroc adhère à la proposition onusienne de recherche d'une troisième voie et accepte dans la foulée le plan Baker I. L'Algérie le saborde par la proposition saugrenue d'un partage du territoire. Malgré tout, il est possible de rencontrer au Maroc des commentateurs pour écrire que, je cite, «dans le dossier du Sahara, les dirigeants marocains ont toujours eu la réputation (largement méritée) de revenir constamment sur leur parole.»
Nadia Salah, dans un éditorial de L'Economiste, s'insurge contre la couverture des attentats d'Alger et de Casablanca par les chaînes françaises et espagnoles. Elle ne comprend pas qu'elles «donnent l'impression que c'est au Maroc qu'est le plus grave des dangers, pas en Algérie.» Je comprends son exaspération que je partage. Je comprends aussi ces télés. Les explosions au Maroc sont une exception. En Algérie, la violence s'est inscrite malheureusement dans la banalité de tous les jours. La mort au quotidien dans ce cas , c'est comme l'histoire du train, quand il arrive comme prévu, ce n'est pas une information.


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