La déconcentration administrative: un enjeu de démocratie    PAM: Les dissidents reportent le congrès    Début de semaine mitigé    Le marché pétrolier en ébullition    L'Boulevard 2019: La relève sur un tremplin    Tremplin 2019: Une 19e édition et un esprit toujours aussi bon enfant    Skhirat: 1ère réunion du comité de pilotage de la 3e phase de l'INDH    Suivez en direct: PSG vs Real Madrid et Atlético Madrid vs Juventus    Salon du livre du Saguenay–Lac-Saint-Jean : Le marocain Mustapha Fahmi primé    OCP renforce sa position de leader en Asie    Le déficit de liberté économique, une menace pour la démocratie    Insolite : Héritage dépensé    Pedro Sanchez : J'espère que les Espagnols donneront une majorité plus large au Parti socialiste    News    Dakar salue l'engagement infaillible de S.M le Roi en faveur de la paix et de la sécurité en Afrique    Liverpool chute, l'Ajax carbure et le Barça s'en tire à bon compte    Djorkaeff à la tête de la Fondation Fifa    Le Onze national des locaux attendu aujourd'hui à Alger    Amadou Ba : Le soutien à l'intégrité territoriale du Maroc est une constante de la diplomatie sénégalaise    Des centaines de poissons morts asphyxiés en bordure de l'Oued Massa    L'accès des enfants réfugiés à la scolarisation, une initiative assurément louable    Le Maroc et le Danemark scellent un nouveau partenariat dans le domaine de la statistique    Les produits du terroir jouent un rôle clé dans le développement agricole durable    Le développement de la flotte de RAM, un prérequis pour mieux servir le tourisme national    Le Festival international du film de femmes à Salé lance la nouvelle saison culturelle    Mouna Fettou: Nous avons besoin d'une véritable industrie cinématographique    Le Maroc invité d'honneur du Festival d'Helsinki de la musique sacrée    Trump annonce un durcissement « substantiel » des sanctions contre l'Iran    Tourisme : La tendance positive du début d'année se confirme    U.S. Seeks to Heighten Scrutiny of Foreign Investment in Tech, Infrastructure, Data    Brexit : le risque d'un « No-deal » est très réel    Assemblée Générale Ordinaire de la FRMF    Rapport de la Cour des comptes : Tamek tire à boulets rouges sur Jettou    Maroc-France. Appel à projet pour l'enseignement des soft skills à l'université    Guaido poursuivi pour ses liens présumés avec des narco-trafiquants    Mur à Sebta. Vox se fait remonter les bretelles par le PP    Meknès. Le Barbe et l'Arabe-Barbe à l'honneur    Moga Festival ou l'avant-garde de la musique électronique    Quel gouvernement pour le PLF 2020?    Incendies: Fermeture de milliers d'écoles en Indonésie et en Malaisie    La « Cour suprême » de Facebook pourra annuler les décisions de Mark Zuckerberg    Sahara : A quoi joue l'Espagne ?    Le Professeur Rachid Yazami reçoit à Paris le Prix de l'Investisseur arabe    Tourisme à Essaouira : Des progrès notables, mais encore des efforts à fournir    Le Maroc invité d'honneur du festival d'Helsinki de la musique sacrée    Météo: le temps qu'il fera ce mercredi    Divers    Ligue des champions: Raja et Wydad proches de la phase de poules    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





Fès : Fondouk Nejjarine, le temple de l'art immortel
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 17 - 08 - 2007

Fondouk Nejjarine, un caravansérail céleste du 18ème siècle, a su préserver la riche histoire des maîtres artisans marocains qui ont gravé leur savoir-faire sur le bois. Visite guidée.
Entre le Souk Al Attarine et la place Nejjarine, ce magnifique monument de Foundouk Nejjarine édifié, selon l'historien marocain AI Naciri, sous le règne du Sultan Moulay Ismaïl en 1711. À l'origine, ce somptueux édifice a été conçu pour servir d'entrepôt de marchandises et de négoce. Son niveau inférieur hébergeait les marchands itinérants qui y entreposaient et vendaient leurs marchandises. L'étage dont il dispose leur permettait de passer la nuit. Le fondouk servait aussi d'entrepôt pour les marchandises précieuses appartenant au Makhzen.
Dans les années quarante, il a été érigé en un commissariat de police. Les fondations, plafonds, sols et murs commencèrent alors à se dégrader. Il a fallu six ans pour restaurer ce grand bâtiment. La restauration entamée en 1990 a porté sur l'ensemble du site : le fondouk lui-même à la place Nejjarine, la fontaine, la mosquée ainsi que les habitations situées au-dessus des boutiques de ce mail. L'enveloppe budgétaire qui a été consacrée aux travaux s'estimait à 25 millions de dirhams.
La restauration a apparemment été une véritable affaire d'art et de sciences. L'aménagement des espaces intérieurs, des ornements et revêtements en façades, des lettres gravées sur le bois du portail et le pavage de la place, tout était à revoir. Le style hispano-musulman de l'architecture de ce site fut loyalement et méticuleusement gardé. Après sa réhabilitation, l'ancien hôtel des marchands a été adapté à sa nouvelle vocation. Il abrite désormais un Musée des arts et métiers du bois géré par la Fondation Mohammed Karim Lamrani pour l'ensemble Nejjarine.
L'ancienne bâtisse se composait de trois étages de galeries répartis sur cinquante et une pièces. L'exposition y est organisée selon un ordre à caractère thématique et successif: le bois domestique, le bois d'architecture et le bois liturgique. L'esprit sobre rustique du rez-de-chaussée ne laisse pas le visiteur indifférent. Échantillons d'essences de bois, outils de menuiserie et d'autres métiers traditionnels, ainsi que des bois domestiques recèlent soigneusement un savoir faire marocain hors pair.
Au premier étage, la deuxième section domestique représente un ensemble de jouets, de coffres, d'étagères, de mobilier d'enfant et de mobilier de mariée. Cet étage contient également une collection de bois d'architecture provenant de monuments civils et religieux célèbres.
Dans ce niveau, il y a des pièces des plus anciennes du musée dont certaines remontent à la fin du 17ème siècle. Frises, plafonds, fenêtres, cloisons, portes avec leurs accessoires embellissent magnifiquement le premier étage. Le deuxième étage est consacré au bois liturgique islamique. Échantillons d'anciens instruments de musique, objets de méditations individuelles et de culte collectif ainsi que des armes devenues éléments de parade racontent discrètement tout un passé de savoir-faire et d'ingéniosité marocaine.
L'atmosphérique olfactive du bois, l'architecture hispano-musulmane, constituent de vraies invitations au raffinement et surtout à la lecture de toute une histoire de traditions architecturales et de manières de vivre particulières à nos ancêtres marocains.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.