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Fès : Fondouk Nejjarine, le temple de l'art immortel
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 17 - 08 - 2007

Fondouk Nejjarine, un caravansérail céleste du 18ème siècle, a su préserver la riche histoire des maîtres artisans marocains qui ont gravé leur savoir-faire sur le bois. Visite guidée.
Entre le Souk Al Attarine et la place Nejjarine, ce magnifique monument de Foundouk Nejjarine édifié, selon l'historien marocain AI Naciri, sous le règne du Sultan Moulay Ismaïl en 1711. À l'origine, ce somptueux édifice a été conçu pour servir d'entrepôt de marchandises et de négoce. Son niveau inférieur hébergeait les marchands itinérants qui y entreposaient et vendaient leurs marchandises. L'étage dont il dispose leur permettait de passer la nuit. Le fondouk servait aussi d'entrepôt pour les marchandises précieuses appartenant au Makhzen.
Dans les années quarante, il a été érigé en un commissariat de police. Les fondations, plafonds, sols et murs commencèrent alors à se dégrader. Il a fallu six ans pour restaurer ce grand bâtiment. La restauration entamée en 1990 a porté sur l'ensemble du site : le fondouk lui-même à la place Nejjarine, la fontaine, la mosquée ainsi que les habitations situées au-dessus des boutiques de ce mail. L'enveloppe budgétaire qui a été consacrée aux travaux s'estimait à 25 millions de dirhams.
La restauration a apparemment été une véritable affaire d'art et de sciences. L'aménagement des espaces intérieurs, des ornements et revêtements en façades, des lettres gravées sur le bois du portail et le pavage de la place, tout était à revoir. Le style hispano-musulman de l'architecture de ce site fut loyalement et méticuleusement gardé. Après sa réhabilitation, l'ancien hôtel des marchands a été adapté à sa nouvelle vocation. Il abrite désormais un Musée des arts et métiers du bois géré par la Fondation Mohammed Karim Lamrani pour l'ensemble Nejjarine.
L'ancienne bâtisse se composait de trois étages de galeries répartis sur cinquante et une pièces. L'exposition y est organisée selon un ordre à caractère thématique et successif: le bois domestique, le bois d'architecture et le bois liturgique. L'esprit sobre rustique du rez-de-chaussée ne laisse pas le visiteur indifférent. Échantillons d'essences de bois, outils de menuiserie et d'autres métiers traditionnels, ainsi que des bois domestiques recèlent soigneusement un savoir faire marocain hors pair.
Au premier étage, la deuxième section domestique représente un ensemble de jouets, de coffres, d'étagères, de mobilier d'enfant et de mobilier de mariée. Cet étage contient également une collection de bois d'architecture provenant de monuments civils et religieux célèbres.
Dans ce niveau, il y a des pièces des plus anciennes du musée dont certaines remontent à la fin du 17ème siècle. Frises, plafonds, fenêtres, cloisons, portes avec leurs accessoires embellissent magnifiquement le premier étage. Le deuxième étage est consacré au bois liturgique islamique. Échantillons d'anciens instruments de musique, objets de méditations individuelles et de culte collectif ainsi que des armes devenues éléments de parade racontent discrètement tout un passé de savoir-faire et d'ingéniosité marocaine.
L'atmosphérique olfactive du bois, l'architecture hispano-musulmane, constituent de vraies invitations au raffinement et surtout à la lecture de toute une histoire de traditions architecturales et de manières de vivre particulières à nos ancêtres marocains.


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