Près de deux semaines après le début des frappes lancées le 28 février par les États-Unis et Israël contre l'Iran, la guerre ne montre toujours aucun signe d'accalmie. Les échanges de frappes et de représailles se poursuivent entre les différentes parties. Ni l'Iran ni les États-Unis ne semblent vouloir arrêter l'hémorragie dans la région. Après les frappes américaines et israéliennes visant l'Iran, les derniers événements font état d'une guerre qui semble s'inscrire dans la durée, laissant les dirigeants du monde inquiets devant la possibilité d'un conflit régional ou généralisé. Le nouveau guide suprême iranien, Mojtaba Khamenei, fils d'Ali Khamenei, mort dans une attaque américaine, a pris publiquement la parole pour la première fois depuis qu'il a succédé à son père à ce poste. Il a promis de venger les attaques américaines et israéliennes, tout en poursuivant le blocage du détroit d'Ormuz, par où transite un cinquième de l'énergie mondiale (pétrole et gaz). Cette situation risque de faire perdurer la hausse des cours du pétrole, qui ont déjà atteint des pics. Mojtaba Khamenei, qui intervenait dans un message public, a réitéré une position déjà exprimée par Téhéran : le régime n'acceptera pas de se faire malmener par les États-Unis et usera de ses moyens de pression. Il n'est toutefois pas possible de déterminer comment l'Iran compte « venger » les victimes et les attaques qui ont ciblé notamment des lieux civils, comme des écoles. L'armée israélienne poursuit ses attaques contre l'Iran et a annoncé avoir mené des frappes dans la capitale, Téhéran. Ces attaques américaines et israéliennes n'ont pas été dénoncées par la communauté internationale. Pendant ce temps, les cours du pétrole continuent leur hausse fulgurante, touchés par l'instabilité de la situation mondiale. Le président américain, Donald Trump, a estimé que les prix du pétrole passaient au second plan face à sa volonté de stopper l'Iran dans sa course à l'acquisition de l'arme nucléaire. Jeudi, les principaux producteurs de pétrole au Moyen-Orient ont décidé de réduire leur production d'au moins 10 millions de barils par jour. Le prix du baril de Brent est passé à 100,46 dollars, prenant 9,22 % ; son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate (WTI), a également augmenté de 9,72 % pour atteindre 95,73 dollars. Pour sa part, le groupe français TotalEnergies a annoncé suspendre, ou être sur le point de suspendre, l'équivalent de 15 % de sa production mondiale de pétrole et de gaz dans plusieurs États du Golfe, à la suite du conflit dans la région. Les Bourses mondiales ont aussitôt accusé le coup en terminant leur séance dans le rouge. À Wall Street, le Dow Jones a reculé de 1,56 %, le Nasdaq a cédé 1,78 % et l'indice élargi S&P 500 a perdu 1,52 %, tandis qu'en Europe, Paris et Milan ont perdu 0,71 %, Londres a reculé de 0,47 % et Francfort a cédé 0,21 %.