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Ségolène Royal effectue un retour triomphal
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 10 - 11 - 2008

Le succès réalisé auprès des militants socialistes après que sa motion ait récolté près de 30%, place Ségolène Royal dans une situation naturelle de chef de file.
Qui aurait cru que Ségolène Royal était capable d'effectuer un tel retour sur le devant de la scène socialiste ? Elle, qui a été lourdement vilipendée par les éléphants de son parti, cruellement moquée par la majorité UMP pour son nouveau style et sa nouvelle posture. Sans parler de la méchante caricature qui la décrit comme une chansonnière allant sans vergogne à la pêche aux voix.
Même si sa motion n'a pas réussi à dégager une majorité confortable, susceptible de lui ouvrir large la voie pour prendre le contrôle du PS au congrès de Reims, sa performance devant les militants socialistes a été perçue comme une renaissance d'une étoile qui avait pâli au fil des échecs et des rodomontades.
Les paris étaient déjà lancés. L'appareil socialiste fera tout pour bloquer les ambitions de celle qui n'a pas su croiser le fer présidentiel avec Nicolas Sarkozy. Ségolène Royal était alors donnée pour politiquement morte face à la montée de la contestation interne.
C'est alors qu'elle prit une décision stratégique de changer de voie en plein débat sur la succession de son ex-compagnon François Hollande à la tête du PS.
La rencontre du Zénith pendant laquelle elle avait lancé, comme un slogan fédérateur, sa grande saillie sur «la fraternité» et son look messianique à la sauce show-biz. A lire minutieusement les commentateurs politiques de cette tranche de vie des socialistes, l'impression était déjà installée que le coche pourrait être raté par une femme politique qui tentait de réinventer une approche du discours politique. Ségolène Royal usait des recours et des ficelles de communications politiques jusque-là interdites à l'univers de gauche.
Le succès réalisé auprès des militants socialistes après que sa motion ait récolté près de 30%, place Ségolène Royal dans une situation naturelle de chef de file apte à réunir une majorité après avoir longtemps campé le personnage de marginal. Consciente de cette nouvelle réalité politique, elle lance comme un avertissement à tous ceux qui seraient tentés de se liguer contre elle dans un mouvement du « Tout sauf Ségolène» : «Chacun aujourd'hui sent bien que si le vote des militants n'était pas respecté, ceux-ci ne l'accepteraient pas, donc j'ai confiance».
Cette victoire de Ségolène Royal a donné lieu à une mémorable passe d'armes avec François Hollande. Ce dernier avait choisi durant cette campagne de soutenir la motion du maire de Paris Bertrand Delanoë. Sans aucun doute surpris par cette victoire, il ne veut surtout pas déjuger ses précédentes déclarations sur les devoirs et obligations du vainqueur : «Je ne reviens pas sur ce que j'ai dit: la motion arrivée en tête a une responsabilité particulière, c'est à elle qu'il appartient de faire la démonstration qu'elle peut trouver une majorité. Cela est légitime, et c'est d'ailleurs conforme aux règles du parti».
En plus de la performance de Ségolène Royal, deux perdants et un grand gagnant sont sortis de ce vote des militants socialistes. D'abord Bertrand Delanoë dont l'approche a semblé choquer par son parisianisme aigu et qui a vécu sa seconde place comme un revers humiliant et Martine Aubry, la maire de Lille dont la posture fut teintée d'un classicisme inquiétant. Un des grands gagnants de cette opération est le jeune Benoît Hamon avec sa volonté revendiquée d'ancrer le PS à gauche et qui a été porté par les soubresauts financiers qui avaient secoué la planète ces dernières semaines. Avec presque ses 19%, Benoît Hamon s'impose comme la nouvelle figure socialiste qui pourrait faire l'appoint à Ségolène Royal et sa volonté de renouveau du PS.
A la veille de leur congrès, les socialistes vivent toujours sous le spectre du congrès de Rennes qui les avait vu se déchirer avec violence. Un des soutiens de Ségolène Royal, François Rebsamen tente de rassurer : «Il n'y a pas, contrairement à ce que je lis ici ou là, de tractations ou de difficultés particulières au rassemblement (…) le climat est apaisé, ce n'est pas le congrès de Rennes, personne ne conteste qu'il revienne -à la différence de Rennes- à notre motion les conditions d'un rassemblement dans la clarté».


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