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Ségolène Royal tente de dompter les éléphants du PS
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 17 - 11 - 2008

Ségolène Royal semble avoir pris la décision de ne plus se cacher derrière les faux-semblants. Elle fait le pari risqué de tester une réalité qu'elle sait mouvante.
Fin d'un suspense factice et d'une mise en scène artificiellement hitchcockienne. Après avoir disséminé sur les plateaux de télévision son «envie» de devenir première secrétaire du PS, Ségolène Royal est officiellement entrée dans les starking blocks pour prendre le contrôle de la rue Solferino. Candidate déclarée forte de la première place arrachée haut la main par sa motion, elle ne voulait surtout pas se cacher derrière un homme lige qui aurait le mérite de dégager un consensus mais pas de camoufler les ruptures qui travaillent en profondeur ce75ème congrès des socialistes.
Ségolène Royal semble avoir pris la décision de ne plus se cacher derrière les faux-semblants. Elle fait le pari risqué de tester une réalité qu'elle sait mouvante: Si les militants socialistes ont adoubé sa motion, cela équivaut au minimum à un désir profond de la voir jouer le rôle tant désiré de la première dame socialiste. Quitte à déjuger les déclarations d'hier qui la faisaient jurer la main sur le cœur qu'il faut absolument ne pas présidentialiser la course au premier secrétariat. Mais les promesses anesthésiantes d'hier n'engagent que les crédules qui les croient.
Ségolène Royal se trouve actuellement dans la position d'un joueur de poker à qui il manque une seule carte pour engranger le bonus. Elle la joue à fond pendant ce congrès de Reims misant, sans aucun doute, sur sa bonne étoile qui l'a maintenue en vie malgré de nombreux déboires et surtout sur une certitude que la camp d'en face se trouve dans l'incapacité de coaguler ses forces pour lui barrer le chemin. Entre Bertrand Delanoë, maire de Paris, le favori des sondages et de l'appareil, arrivé second dans la course aux motions et Martine Aubry, l'outsider qui ne pouvait rêver d'une troisième place et Benoit Hamon, une révélation avec presque 20% des votes des militants, la synthèse semble difficile à fabriquer, tant les égo s'entrechoquent avec violence et répulsion.
Ceux parmi les soutiens de Ségolène Royal qui craignaient la formation naturelle d'un front anti Royal connu sous le diminutif médiatique du «TSS» (Tout Sauf Ségolène) ont dû voir dissiper leurs craintes. Les contradictions et les ambitions des adversaire de la présidente du Poitou Charente semblent être trop aiguës pour pouvoir les fédérer au sein d'un front commun. Les mains tendues des uns ont été superbement ignorées par les autres.
Le congrès de Reims a permis à Ségolène Royal de saisir cette nouvelle réalité. D'où sa décision de continuer à faire campagne sur la même tonalité que celle qu'elle avait employée au Zénith et qui semble avoir séduit les militants et grossi les rangs des ses supporters. Le même verbiage messianique : «Nous sommes la gauche (…) Nous sommes les socialistes et nous étions déjà là le 14 juillet 1789 (…) Nous sommes ceux qu'on croit dans la tombe et qui se lèvent (…) Nous sommes ce qui renaît quand tout paraît perdu (…) Nous sommes le socialisme, levons-nous, vertu et courage, car nous rallumerons tous les soleils, toutes les étoiles du ciel».
En plus des débats sur les personnes susceptibles de rassembler une large majorité, le congrès de Reims a pu mettre en évidence un débat souterrain à de nombreuses frustrations socialistes, celui des alliances notamment avec le centre qu'incarne François Bayrou. Ségolène Royal l'avait tenté sans succès lors des dernières présidentielles. Aujourd'hui, elle s'engage à consulter directement les militants sur cette question. Elle rajoute sa petite touche démystificatrice : «Sommes-nous si faibles, si apeurés qu'une alliance éventuelle dans trois ans nous jette hors de nous-mêmes alors que certains parmi les plus enflammés la pratiquent déjà chez eux?».
Ségolène Royal a toutes les raisons de chercher à donner des garanties sur un sujet aussi clivant parmi les socialistes. Son principal adversaire, Bertrand Delanoë, semble avoir bâti son offensive de charme sur la problématique de l'alliance avec le centre et déclame, une petite musique de martyr entre les dents : «On dit que je suis le grand perdant de ce congrès, ça m'est égal, ce que je ne veux pas c'est que François Bayrou et Nicolas Sarkozy sortent vainqueurs de ce Congrès».


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