Toyota N°1 mondial pour la sixième année consécutive    Port de Tan-Tan: Forte affluence tout le long du mois de Ramadan    La CGEM appuie la journée de congé du 23 mars à l'occasion d'Aïd Al Fitr    Les Émirats annoncent une attaque au drone contre leur consulat à Erbil    Détroit d'Ormuz: Donald Trump annonce le déploiement de bâtiments de guerre de plusieurs pays    Coupe de la CAF : Le duel Olympic Safi contre Wydad Casablanca pour une place en demi-finale    L'Egypte accorde aux Marocains un visa à entrées multiples valable 5 ans    Royal Air Maroc prolonge la suspension de ses vols vers Dubaï et Doha jusqu'à fin mars    Maroc : hausse attendue du prix du gasoil dans les prochains jours    Lions de l'Atlas : la piste Issa Diop refait surface    Vahid Halilhodzic pleure toujours : « On m'a volé la Coupe du Monde »    Senado de los Estados Unidos: Ted Cruz aumenta la presión sobre el Polisario al mencionar sus vínculos con Irán    US Senators submit new bill to designate Polisario Front as terrorist group    Egypt offers 5-year multiple-entry visas to Moroccan travelers    Salah-Eddine, Saibari et Driouech proches du titre avec le PSV    Le Sénat américain s'empare du dossier du polisario et envisage sa désignation comme organisation terroriste    Plus de 1,6 billion de dollars pour l'économie maritime chinoise    AGR : Consensus des investisseurs en faveur d'un taux directeur inchangé    Maroc-Espagne : un iftar au pavillon Hassan II pour célébrer le dialogue des cultures    Intégration professionnelle des jeunes : Lancement du dispositif Idmaj pour les non-diplômés    Revue de presse de ce samedi 14 mars 2026    Propriété industrielle : Le Maroc confirme son leadership en Afrique et dans les pays arabes    Ligue des champions CAF: Les FAR font match nul avec Pyramids    Emploi : Sekkouri lance le programme « Idmaj » pour intégrer les jeunes sans diplôme    André Azoulay à la Fondation des Trois Cultures : un appel au respect de l'altérité    Washington aux portes de la désignation du Polisario comme organisation terroriste : un projet de loi au Congrès accuse le Front de liens avec l'Iran et de recevoir des drones et des armes    Stand-up : les Nuits de l'Humour francophone font escale à Marrakech, Casablanca et Rabat    Photographie : « L'appel du large », les jeunes talents invités à exposer leur regard    Ministère public : Une nouvelle circulaire sur la protection des catégories vulnérables    Cannabis médical. L'AMMPS et l'ANRAC s'accordent sur les procédures d'enregistrement    Ayoub El Kaabi prolonge l'aventure avec l'Olympiakos    À Paris.. le Maroc met en avant son expérience en matière de souveraineté alimentaire devant l'Assemblée parlementaire du Conseil de l'Europe    UE : Les flux migratoires depuis le Maroc baissent, ceux depuis l'Algérie augmentent    Festival Gnaoua. Berklee College of Music revient pour sa 3e édition à Essaouira    Jazzablanca 2026 : la Scène 21 célèbre le jazz et les explorations musicales    Patrimoine : cinq musées marocains décrochent le premier label « Musée du Maroc »    Désarmement chimique : le Maroc élu à la présidence du Conseil exécutif de l'OIAC    L'Union Touarga se sépare de Abdelouahed Zamrat, Mimoun Mokhtari nouvel entraîneur    Une première en Afrique : à Casablanca, Oncorad Group réalise un traitement de tumeur inédit    Le joueur du Real Madrid, Thiago Pitarch : «Je n'ai pas encore décidé de mon choix entre le Maroc et l'Espagne»    Nicole Kidman partage l'impact de son séjour au Maroc sur l'éducation de ses enfants    Transport de devises. Important rappel de la Guardia Civil aux Marocains se rendant à Ceuta    Le Maroc prépare un plan pour rapatrier ses ressortissants liés à l'Etat islamique depuis l'Irak    Espagne: L'artisanat marocain primé à Séville    Agressions iraniennes: les appels téléphoniques de SM le Roi avec plusieurs dirigeants des pays du CCG, une expression de la solidarité fraternelle constante du Maroc avec ces Etats (Bourita)    Les températures attendues ce vendredi 13 mars 2026    Le temps qu'il fera ce vendredi 13 mars 2026    CDH ONU: Zniber appelle à renforcer l'action collective contre les discours de haine    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Bernard Kouchner et Eric Besson se déchirent en public
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 12 - 11 - 2009

Bernard Kouchner et Eric Besson se sont opposés de manière frontale. Le verbatim se passe de tout commentaire.
Ceux qui ont longtemps cru que l'échafaudage de l'ouverture politique à gauche voulu par Nicolas Sarkozy tomberait sous les coups de boutoir d'une droite frustrée et amère de voir son champion offrir les meilleurs fromages de la République à ses pires ennemis, se sont peut-être trompés dans leurs pronostics. Il est vrai que l'état d'âme maussade, sans passion, dépourvue de combativité de cette droite, participe largement à créer des malaises perceptibles au sein de la gouvernance de Nicolas Sarkozy, mais elle ne poussera pas l'audace jusqu'à dynamiter son projet. Le réel danger pour le président de la République est en train de pointer son nez des rangs de ce casting d'ex-personnalités de gauche auxquelles Nicolas Sarkozy avait fait appel pour garnir son gouvernement. Le feu brûle entre deux icônes de cette ouverture : Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères et Eric Besson, ministre de l'Immigration.
Les premières alertes visibles ont été perçues lorsqu'à la surprise générale, Bernard Kouchner prend à rebrousse-poil l'opinion gouvernementale dominante sur la nécessité d'organiser un grand débat sur l'identité nationale piloté par Eric Besson. Et alors que le discours dominant de la majorité présidentielle se gargarisait de la fierté de voir appliquer une des promesses phares du candidat Sarkozy, Bernard Kouchner a rejoint les voix discordantes qui avaient exprimé des réserves et sa méfiance quant à l'utilité et la pertinence d'un tel débat jugé «théorique». Ce fut une première étincelle. Il est aisé d'imaginer la fureur dans laquelle Nicolas Sarkozy et Eric Besson sont entrés, de voir un des symboles les plus visibles du gouvernement donner du grain à moudre au tir d'attaques groupé venant de la gauche et de l'extrême droite, tous d'accord pour une fois pour dénoncer l'agenda électoral du président de la République et sa tentation d'y instrumentaliser l'identité nationale. Mais la déflagration est venue par le biais de la polémique sur la nécessité de renvoyer des clandestins afghans chez eux. Et là, les deux hommes, Bernard Kouchner et Eric Besson, se sont opposés de manière frontale. Le verbatim se passe de tout commentaire. Sur ces expulsions, Bernard Kouchner dit : «Je pense que ce ne n'est pas comme cela qu'il faut faire. Surtout quand on se bat là-bas. Je pense que ce n'est pas utile, je l'ai dit à Eric Besson (...), au président». Ce à quoi, Eric Besson répond avec une violence peu coutumière et une franchise inédite : «Je rappellerai tout simplement d'abord que Bernard Kouchner était présent (...) lorsque le président de la République a annoncé des retours forcés. J'imagine que s'il avait un désaccord majeur, il a eu l'occasion de s'en expliquer avec le président (…) Je travaille main dans la main avec les ministres européens chargés de ces questions et, par ailleurs, si j'ai des directives à prendre, je les prends auprès du président de la République et du Premier ministre». Bernard Kouchner est depuis quelques temps sous pression. Quand Nicolas Sarkozy charge le socialiste Jack Lang d'une mission en Corée du Nord ou Robert Bourgi en Afrique, les journalistes trouvent un plaisir sadique à gratter sur la plaie, provoquant parfois des réactions épidermiques de Bernard Kouchner sur le ton qui lui est cher, celui de l'indignation: «Voulez-vous insinuer que je ne sers à rien ?» avait-il lancé à une journaliste de Canal+. La mésentente entre Bernard Kouchner et Eric Besson a de fortes chances de perdurer et même de s'aggraver. Ils incarnent deux styles de ralliement à Nicolas Sarkozy. Le premier veut servir en gardant sa marge de manœuvre et sa capacité d'indignation. Le second se fond littéralement dans les habits et les idées de Nicolas Sarkozy au point d'en devenir le meilleur élève et l'emblème le plus efficace. A l'heure des grands choix, il est facile d'imaginer l'identité du sacrifié.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.