Sahara marocain : Le Costa Rica considère "l'autonomie sous souveraineté marocaine" comme "la solution la plus réalisable"    États-Unis: le pôle DGSN-DGST salué dans deux opérations internationales contre des réseaux criminels    Amir Ohana recadre fermement : «Le Maroc est une ligne rouge»    Le Maroc prolonge son partenariat avec l'UE pour la recherche et l'innovation en Méditerranée    Akdital dépasse les 4 MMDH de chiffre d'affaires et accélère sur l'international    La Bourse de Casablanca bascule dans le rouge à la clôture    Rachid Benali : "La fermeture du détroit d'Ormuz risque d'impacter la production"    Connexion aérienne : RAM inaugure une liaison directe Bruxelles-Tétouan    OMPIC : 7.874 entreprises créées en janvier 2026    Industrie automobile : la puissance marocaine mise à l'épreuve    Loubna Ouidat : "Nous voulons que l'éleveur ne soit plus à la merci du marché"    Guerre au MO : le Conseil de la concurrence renforce ses mécanismes de surveillance des prix des produits pétroliers    Madagascar forme son nouveau gouvernement    Sénégal 2050 : le numérique au cœur de la stratégie nationale    Affaire Gims : l'artiste entendu par un juge d'instruction, une mise en examen envisagée    Nasser Bourita : «Le Maroc considère que la Cisjordanie et sa stabilité sont des prérequis pour la réussite de tout processus concernant Gaza»    CAN 2025 : vers une saisie judiciaire du trophée au Stade de France ?    UNAF U17 : le Maroc écrase l'Algérie et envoie un message fort    Le Maroc décroche le Prix d'Or de la Revue de Malabo    Maroc-Equateur, une fête de football à Madrid en prélude au mondial    Akdital : un chiffre d'affaires de 4,4 milliards de DH en 2025    Un premier salon dédié à l'orientation scolaire    Voici les hauteurs de pluies enregistrées ces dernières 24H    Chutes de neige et averses orageuses accompagnées de grêle, vendredi et samedi, dans plusieurs provinces    Lalla Oumkeltoum préside le 1er CA de la Fondation Lalla Oumkeltoum pour la santé mentale    « K1 », la nouvelle série policière sur 2M, dès le 31 mars 2026    Will Smith séduit par l'Angola et prêt à y tourner « Bad Boys »    Côte d'Ivoire : 4 destinations incontournables pour l'été    « Let's Play » : Quand la photographie devient un acte de résistance poétique    FAO : la guerre au Moyen-Orient, un choc pour la production alimentaire mondiale    Congrès US : Une fidèle de Trump veut classer le Polisario entité terroriste    Etats-Unis : Appel à la fermeture des camps de Tindouf    Education : Le Maroc a créé 90 000 postes budgétaires entre 2021 et 2025    Trump ally backs US push to label Polisario a terrorist group    US push to shut down Tindouf Camps    Morocco bets $4 billion on hotel expansion ahead of 2030 World Cup    Femmes et sport, le pouvoir reste-t-il un terrain masculin ?    Match amical Maroc - Equateur : Près de 1 000 agents mobilisés dans le sate de Madrid    Équateur: Un adversaire solide face au Maroc avec une identité du jeu confirmée    La Chine envoie un nouveau satellite test dans l'espace    Rabat : cycle de conférences pour repenser les féminismes depuis une approche décoloniale    Titres de séjour : En France, élus et ONG alertent sur les failles de la dématérialisation    Maroc – Équateur : tout savoir sur la première de Mohamed Ouahbi    Mondial 2026: la phase de vente de dernière minute débute le 1er avril    Israël : Ziv Agmon démissionne après des propos racistes sur des députés d'origine marocaine    «L'héritage inconnu» : Mohamed Ouachen rend hommage à Fatema Mernissi au théâtre    Essaouira accueille « La Dolce Vita à Mogador 2026 », vitrine du cinéma italien au Maroc    «Les Marocains de Norvège», un livre de Jamal Eddine Belarbi sur les récits migratoires    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Sauvez les autres Loubna
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 24 - 01 - 2002

Dans notre pays, la pédophilie existe. Dans nos villes touristiques, les mineurs ont accès la nuit à des espaces qui font un commerce sexuel de leur ingénuité, de leur pauvreté et de leurs misères.
Ce qui est arrivé à la petite Loubna à Oujda est abject. Une petite fille de 9 ans suppliciée, écartelée et martyrisée par un détraqué sexuel. Au-delà de la colère et de l'indignation légitimes que nous pouvons ressentir, une seule question doit habiter nos esprits : Que devons-nous faire à l'avenir pour protéger nos enfants ?
La mort atroce de Loubna ne doit pas, chez nous, être banalisée. Soit par des discours de circonstance. Ou des postures aussi indignées que passagères. Il faut non seulement de la fermeté contre les délits sexuels dont sont victimes les enfants, une législation claire et solide pour réprimer ces actes, mais aussi de la prévention, de la communication, de la pédagogie et une mobilisation de la société de tous les instants contre cette inhumanité.
Nos enfants sont en danger, dans la ville, dans les campagnes, dans les rues et dans les douars. Il se font humilier, racketter, intimider et parfois violenter sans que les criminels ne ressentent une quelconque pression à leur encontre. Dans notre pays, la pédophilie existe. Dans nos villes touristiques, les mineurs ont accès la nuit à des espaces qui font un commerce sexuel de leur ingénuité, de leur pauvreté et de leurs misères. La prostitution de mineurs, de plus en plus apparente, stigmatise nos centres urbains. Un climat délétère généralisé s'installe car les délits sexuels ne sont pas considérés par un bon nombre de Marocains comme de vrais délits, les plus ignobles qui soient. Il n'y a aucune forme d'impunité à imaginer face à ces monstruosités. Tout le monde doit le savoir.
Maintenant que nous dit le ministre de la Justice ? Que nous disent les magistrats ? Quelle est la position des bâtonniers du Maroc ? Que dit la police ? Ils doivent tous s'adresser à nous et nous expliquer leurs positions, les mesures qu'ils entendent prendre, la prévention à organiser, la communication de masse à adopter, la mobilisation à organiser etc… Tout silence face à ce drame de l'enfance marocaine serait au moins un grave manquement sinon une forfaiture. Les Loubna courent nos villes et nos campagnes. Le crime d'Oujda peut se répéter partout et à tout instant. Plus jamais ça, on le dit souvent et pour tout, au point que l'expression a été galvaudée. On le répète pour toutes les Loubna du pays : Plus jamais ça.
Une société qui cultive l'horreur, qui laisse croire à l'impunité, et tourne le dos à la gravité de la situation de son enfance est une société indigne et condamnée à la déliquescence. Elle ne peut être porteuse d'aucune valeur. D'aucun idéal. Et d'aucune humanité.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.