Réforme électorale : les très attendus amendements dès la semaine prochaine    Mustapha Ramid démissionne du gouvernement pour « raisons de santé »    L'ONCF dévoile ses résultats    Evolution du coronavirus au Maroc : 480 nouveaux cas, 482.994 au total, vendredi 26 février 2021 à 18 heures    Les Golden Globes remettent leurs prix sans public ni tapis rouge    Nouveauté Peugeot Landtrek : un pick-up qui sort ses griffes    Le Maroc adhère à l'Organisation islamique pour la sécurité alimentaire    Le Maroc pourrait recevoir un don de vaccins de la part d'Israël    Russie : Washington n'acceptera «jamais» l'annexion de la Crimée, affirme Joe Biden    Rapport du renseignement américain : MbS accusé d'avoir «validé» le meurtre de Jamal Khashoggi    Le MAS présente son nouvel entraîneur, Miguel Angel Gamondi    Le WAC à Ouagadougou en quête d' une seconde victoire en Ligue des champions    Le président de la FIFA exprime ses remerciements à S.M le Roi    HCR / JICA: Un projet de 275.000 $ pour soutenir les réfugiés au Maroc en contexte de Covid    Percevoir le cannabis tout autrement    Une rareté en trompe-l' oeil    Immigration : un réseau qui faisait passer des migrants pour des sahraouis démantelé    DGAPR : les détenus impliqués dans les événements d'Al Hoceima sont en bonne santé    Le vice-président du Mali salue le rôle joué par le Maroc dans le processus de transition de son pays    Premier Colloque international de linguistique à Marrakech    "Biggie " , le géant éphémère du rap par ceux qui l' ont connu    Plus de 25.000 pièces archéologiques seront mises à la disposition des étudiants et du grand public    L'ONU demande la libération immédiate de tous les détenus du Hirak en Algérie    Administration pénitentiaire: Reprise exceptionnelle des visites familiales au profit des détenus du 1er mars au 12 avril    Réunion vendredi du Conseil de gouvernement    Tanger Med : tous les indicateurs de l'activité portuaire sont au vert au 4ème trimestre 2020    Casablanca : Proparco, BMCI et ARMA s'allient pour la propreté urbaine    Harcèlement sexuel : des voix réclament une enquête sur le gouverneur de New York    Questions à El Ec-Cherif Larkem Directeur régional de l'agriculture    DGSN: opération sécuritaire à l'Agdal, au centre de Rabat    TPE : un nombre record de faillites en 2020    Transport touristique : un encours de crédits de plus de 5 MMDH    CAN U20 Mauritanie : Maroc-Tunisie pour une place en demi-finales    Des leaders politiques et élus internationaux adressent une lettre à Joe Biden pour appuyer la décision US reconnaissant la souveraineté du Maroc sur son Sahara    «Yawmiat Kaen Osabi», nouveau-né de Loubna El Manouzi chez «Mokarabat»    Rencontre autour d'une publication : «Pour une Maison de l'histoire du Maroc» dotée d'un savoir accessible à l'esprit de tous    ALM en visite à El Guergarat    Vaccination au Maroc: un bilan encourageant avec plus de 3 millions de personnes vaccinées    Un immense tour d'une ville en pleine mutation : Dakhla change de visage    Eau potable : Lydec annonce une perturbation du service dans certaines zones de Casablanca    Le partenariat Maroc-CCG, un noyau solide pour un nouvel ordre arabe    Victoire de l'eurocentrisme fiscal    Iran-AIEA : Téhéran commence la restriction des inspections nucléaires    Gianni Infantino salue l'engagement du roi Mohammed VI en faveur du développement du football au Maroc    Les Lionceaux avec la Côte d'Ivoire dans le groupe A    Le MAS présente son nouvel entraineur, l'Argentin Miguel Angel Gamondi    Le MAT limoge son entraineur Younes Belahmar    Une Maison de l'Histoire du Maroc pour construire un avenir de paix    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.





«Mona Saber», un film lumineux
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 31 - 01 - 2002

Mardi 29 janvier, avant-première au cinéma Rialto de «Mona Saber», un long-métrage de Abdelhaï Laraki. Ce film raconte l'histoire d'une jeune Parisienne en quête de son père marocain.
«Mona Saber» commence dans un cimetière à Paris. Une mère discute avec sa fille à proximité d'une tombe.
La première révèle à son enfant que l'homme enterré devant elle n'est pas son vrai père. Son géniteur est marocain, et porte le nom de Mahmoud Saber. Il a disparu sans laisser de trace, il ne subsiste de lui qu'une lettre envoyée d'Essaouira. Mona (Carmen Ramos) part alors à la recherche de son père. Elle atterrit à Casablanca. Elle est assistée dans sa quête par un couple : Leyla (Asmaâ Khamlichi) et son compagnon Yacine (Khalid Benchagra).
De fil en aiguille, Mona apprend que son père a été arrêté pendant les années dites de plomb. Elle retrouve à Essaouira la maison où vivait son père, et une tante à moitié folle qui répète inlassablement : «Derb Moulay Chrif».
Mona retrouvera finalement son père, ou du moins ce qui en reste, dans la mémoire de ceux qui l'ont connu: il est mort. Cette quête d'un disparu est aussi un voyage initiatique. Mona fera en quelque sorte sa mue au Maroc. Celle qu'on voit à la fin du film n'a rien à voir avec la Parisienne frivole de la première scène: le combat de son père l'a changée. C'est ainsi qu'on peut brièvement résumer la trame du premier long-métrage de Abdelhaï Laraki.
Sur le plan technique, « Mona Saber » est à tous égards réussi. L'on ne verra pas ici les défauts du son et de l'image auxquels nous ont habitués certains films marocains.
« Mona Saber » est d'une facture qui le rend apte à rivaliser avec des films internationaux. À cet égard, la lumière est particulièrement soignée dans ce long-métrage.
Les reflets, les miroitements, le clair-obscur des scènes intimistes ont été superbement rendus par Kamal Derkaoui, le directeur photo du film. Ce travail sur la lumière surprendra par sa qualité plus d'un spectateur. La musique, composée par Mathias Duplessy, épouse la thématique du film. Elle ajoute du sens à certaines séquences. Au demeurant, Abdelhaï Laraki a orchestré certaines chansons du répertoire marocain d'une façon pertinente. L'un des moments forts du film doit beaucoup à une chanson de Nass El Ghiwane.
Par ailleurs, le jeu des acteurs est inégal. Abdelhaï Laraki a fait un choix audacieux en optant pour de nouveaux visages. Il a permis à Asmaâ Khamlichi, qui avait jusque-là tenu des rôles secondaires, de révéler l'étendue de ce qu'elle peut faire.
Une nouvelle star du cinéma national est née dans ce film. Au reste, le personnage incarné par Carmen Ramos lui a imposé de jouer de deux façons distinctes. Au début, on n'entre pas vraiment dans son jeu, elle n'a pas de présence. Mais après la scène très symbolique où elle vomit, un autre personnage renaît.
Carmen Ramos a en quelque sorte vomi son inconséquence ancienne pour s'ouvrir à la réalité du pays de son père. Khalid Benchagra est un bel acteur. Il joue bien quand il ne parle pas. En effet, sa voix porte un préjudice à son jeu.
Il lui suffit juste de la travailler un peu pour qu'il soit notre Georges Clooney ! Avec ce premier-long métrage, Abdelhaï Laraki ajoute une œuvre distinguée au cinéma marocain. Il reste au réalisateur de développer les séquences qui ont ému les spectateurs. Vivement son prochain long alors !


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.