Les dépouilles des deux camionneurs marocains tués au Mali rapatriées au Maroc    Politique de vaccination : Le pragmatisme marocain    Covid-19: 2.432 nouveaux cas, plus de 17,2 millions de personnes complètement vaccinées    Technologie. Une nouvelle gomme increvable signée Michelin    Evolution du coronavirus au Maroc. 2432 nouveaux cas, 913.423 au total, jeudi 16 septembre 2021 à 16 heures    Elections du 8 septembre: la stratégie digitale des partis politiques disséquée    Transport aérien: Emirates lance une campagne de recrutement mondiale incluant le Maroc    Les provinces du Sud connaissent un essor remarquable sur tous les plans    Attente...    ONDA : Plus de 3,56 millions de passagers internationaux entre le 15 juin et le 31 août    Technologie : Des fenêtres qui fournissent de l'énergie    L'économie mondiale va rebondir mais de manière inégale selon les régions    Initié par l'Ambassade des Pays-Bas au Maroc, un Demo Day pour couronner les 3ème Orange Corners Morocco    M. Babou Sène, nommé Consul général de la République du Sénégal à Dakhla    Libye : l'Egypte, le Maroc et la communauté internationale appellent les autorités à tenir les élections comme prévu    Israël : Vers le lancement d'un projet de fabrication de drones au Maroc    La CDG intègre le programme DATA TIKA de la CNDP    Régulation des plateformes numériques : Mme Akharbach appelle à une coopération internationale impliquant l'Afrique    PJD : après la déroute électorale, la dure thérapie de groupe    Contrôles continus: le ministère fait une annonce    Le Maroc se dote d'une série de drones autonomes    Cinéma : L'Institut Français du Maroc rouvre ses salles de projection    Festival : la 14ème édition du Festival national du Zajal se donne à voir en digital    Défense : Défis et ambitions de la future industrie marocaine de l'armement    Hamdi Ould Errachid reconduit à la tête du conseil de Laâyoune-Sakia El Hamra    Sécurité : AUKUS, un pacte qui souffle à la France un marché de 50 milliards d'Euros    Fathallah Sijilmassi nommé Directeur général de la Commission de l'Union Africaine    Covid-19 : plus de 70% de la population chinoise entièrement vaccinée    Le Maroc reçoit 5 millions de doses du vaccin Sinopharm    Covid-19 au Maroc : où en est la situation nationale ?    La reconnaissance du pass vaccinal marocain par l'UE n'impacte pas les conditions d'accès aux pays européens    Le changement climatique pourrait pousser 1,9 million de Marocains à migrer d'ici 2050    Classement FIFA: Les Lions de l'Atlas au 33ème rang    Botola Pro D1 / FAR-JSS (0-3) : Victoire méritée de Chabab Soualem    Interview avec Neta Elkayam : «Je m'intéresse à beaucoup de musiciens marocains contemporains»    Xander Pratt dévoile son nouveau titre en hommage à Casablanca    La France a éliminé Abou Walid Al-Sahraoui, ancien membre du Polisario et chef de l'EI au Grand Sahara    Tokyo 2020: les athlètes médaillés célébrés par la Fondation Mohammed VI    Radisson Hotel Group : Une expansion record au Maroc et en Afrique du Nord    Retour sur la saga des héros paralympiques    «Lewy» et le Bayern surclassent encore le Barça    Lukaku tire Chelsea du piège du Zenit, Ziyech décevant    Match nul pour Séville, En Nesyri voit rouge    Abdelkader Bourhim: "Le sport, parent pauvre des programmes électoraux"    Le plus haut gradé américain craignait que Trump n'attaque la Chine    Cinéma : L'IF du Maroc rouvre ses salles de projection    Des ateliers consultatifs de la musique du 17 au 28 septembre    Arts plastiques : Samira Ait El Maalam expose sous le thème «Vortex»    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Al Adl appelle à un dialogue avec l'état : Faut-il accepter l'invitation des adeptes de Cheikh Yassine ?
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 06 - 07 - 2011

Ayant renoncé à son célèbre «pacte islamique», Al Adl Wal Ihssane appelle aujourd'hui à un dialogue global sur la base de ce qu'elle qualifie de «pacte national».
La mouvance de Cheikh Yassine appelle au dialogue. Al Adl Wal Ihssane, qui a appelé les citoyens à boycotter le référendum du 1er juillet et qui s'est pressé à remettre en cause la crédibilité de ses résultats, a lancé, mardi 5 juillet, un appel au dialogue, dans un communiqué. Bien qu'il n'est pas dit expressément dans le communiqué, Al Adl s'adresse directement à l'Etat. Renonçant à son célèbre «pacte islamique», la Jamaâ de Cheikh Yassine appelle aujourd'hui à un dialogue global sur la base de ce qu'elle qualifie de «pacte national». Selon les analystes, la Jamaâ, qui a toujours opté pour le bras de fer avec l'Etat, cherche aujourd'hui l'apaisement et la normalisation à travers le dialogue. «Nous vivons aujourd'hui une étape très sensible et un tournant historique réel. Nous devons faire le choix entre deux options. Soit nous continuerons de permettre aux personnes corrompues et aux despotes qui exploitent l'autorité et la fortune de diriger le pays vers l'inconnu. Soit nous choisirons tous, partis politiques, Mouvements et élites dans tous les domaines, d'assumer notre responsabilité historique devant Dieu, le peuple et la Nation, en affrontant la réalité et en entamant un dialogue global sur la base d'un pacte national. L'objectif étant de sauver notre pays qui est au bord du précipice et d'éviter à notre pays de s'orienter vers l'inconnu qui est le souhait de ceux qui tirent profit du despotisme», souligne le communiqué du cercle politique d'Al Adl Wal Ihssane, intitulé «Le 1er juillet 2011, une page glorieuse dans le répertoire du militantisme honnête du peuple marocain contre le despotisme». Les observateurs se divisent à propos de cet appel au dialogue d'Al Adl Wal Ihssane. A l'heure où certains l'ont accueilli favorablement, estimant que l'étape actuelle de la transition démocratique exige de l'Etat de n'exclure aucune force politique du dialogue (voir entretien page 5), d'autres mettent en garde contre ce qu'ils qualifient de mauvaises intentions des adeptes de Cheikh Yassine. «A travers son communiqué, Al Adl n'appelle pas le régime au dialogue mais les partis, les associations et les organisations qui, selon elle, se soucient de l'intérêt du pays. Al Adl s'adresse aux parties opposées au régime sur place. La mouvance réitère aujourd'hui son appel après avoir renoncé à son pacte islamique. La Jamaâ prône, désormais, un dialogue pour un pacte national sans conditions préalables», souligne l'islamologue Saïd Elakhal, dans une déclaration à ALM. «En appelant au dialogue les forces politiques qui s'opposent à la nouvelle Constitution, Al Adl cherche en réalité à se positionner en noyau dur d'une alliance qui s'oppose au régime. Al Adl est consciente du fait qu'elle n'est pas capable d'apporter le changement seul. Les adeptes de Yassine ont affirmé à plusieurs reprises que le régime monarchique au Maroc n'est pas en mesure d'être réformé d'où la nécessité de le renverser. D'ailleurs, Al Adl exploite le Mouvement du 20 février pour atteindre cet objectif», ajoute-t-il. «Al Adl ne croit pas à la démocratie, ni à l'Etat civil. Les dirigeants de la Jamaâ de Cheikh Yassine ont été forcés de faire des sorties médiatiques pour dire qu'Al Adl n'est pas contre l'Etat civil en raison des pressions qui ont été exercées sur le Mouvement du 20 février», souligne M. Elakhal.
La question qui se pose aujourd'hui est de savoir si l'Etat acceptera l'invitation faite par les adeptes de Cheikh Yassine. Pour Mohamed Darif, c'est le moment où jamais pour entamer un dialogue avec cette mouvance islamiste.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.