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Les appels du pied de Fathallah Arsalane
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 08 - 06 - 2005

Le porte-parole d'Al Adl Wal Ihssane tient des propos qui sentent l'amertume. Tout en soutenant les dernières déclarations de la fille de Cheikh Abdesslam Yassine, il appelle à une révision de la position des autorités marocaines à l'égard de l'association.
Dans un entretien accordé à ALM, le porte-parole d'Al Adl Wal Ihssane, Fathallah Arsalane, a souligné que "les autorités marocaines ainsi que les farouches adversaires de la Jamaâ vont s'empresser de renouer le dialogue avec Al Adl Wal Ihssane dès que les Etats-Unis d'Amérique et les pays européens exigeront de traiter avec des islamistes modérés". Ceci montre que les grandes puissances, essentiellement de l'Oncle Sam, suivent de très près les différentes tendances politiques au Maroc et entretiennent même des rapports étroits avec certaines d'entre elles.
En tout cas, Fathallah Arsalane semble "regretter" que les dirigeants marocains ne prennent pas eux-mêmes l'initiative de dialoguer avec la Jamaâ dont il est le porte-parole, avant que des signaux ne leur parviennent d'outre-mer.
Sur ce même registre, il a rappelé qu'à la veille du 11 septembre, "les plus farouches adversaires de la Jamaâ, ayant compris que le poids d'Al Adl Wal Ihssane ne faisait qu'augmenter, ont commencé à faire preuve de flexibilité à notre égard". Mais juste après les attentats de New York et le déclenchement de la guerre contre le terrorisme, "ces mêmes personnes nous ont tourné le dos", a expliqué le porte-parole de la Jamaâ. Et d'ajouter : "Nos interlocuteurs doivent être convaincus par le dialogue et ses bien faits pour le développement du pays".
La Jamaâ promet même de faire des concessions. "Si nous, à la Jamaâ, sommes contre l'unilatéralisme, nous devons également accepter les avis contraires et les débattre".
Fathallah Arsalane a également exprimé l'entière solidarité de la Jamaâ avec Nadia Yassine, la fille du guide spirituel Abdessalam Yassine. Pour Fathallah Arsalane, les propos tenus par Nadia Yassine dans l'interview qu'elle a accordé à l'hebdomadaire Al Ousbouiya Al Jadida "ne constituent aucune nouveauté par rapport aux positions affichées déjà par la Jamaâ depuis sa création et développées par le guide spirituel dans ses nombreux ouvrages et écrits".
En revanche, ce qui semble déranger Fathallah Arsalane c'est "la dualité des critères" qui sévit à l'égard d'Al Adl Wal Ihssane. En termes clairs, la Jamaâ reproche aux autorités marocaines "la politique de deux poids, deux mesures" dont elle se dit "victime depuis plusieurs années".
Et Fathallah Arsalane d'ajouter : "des prisonniers appartenant à toutes les tendances politiques bénéficient régulièrement de la grâce royale, sauf ceux d'Al Adl Wal Ihssane. Toutes les organisations politiques et associations ont le droit de publier des journaux, sauf la Jamaâ d'Al Adl Wal Ihssane. Notre site Internet subit même de multiples piratages. L'ensemble des acteurs associatifs exerce leurs activités en toute liberté et tranquillité, sauf Al Adl Wal Ihssane". Le porte-parole de la Jamaâ a également soulevé les conditions du guide spirituel, Abdessalam Yassine. "Alors que l'assignation à résidence imposée au Cheikh a été levée en 1999, nous remarquons que des policiers sont toujours postés devant la porte d'entrée de sa demeure", explique Fathallah Arsalane. "C'est pour cette raison que je considère que la déclaration de Nadia Yassine n'est pas plus importante que le traitement réservé à la Jamaâ". Concernant les moyens dont dispose Al Adl Wal Ihssane pour communiquer avec l'ensemble de la classe politique et ouvrir des débats sur des questions d'intérêt national, certains estiment que le meilleur moyen pour la Jamaâ est d'effectuer des sorties médiatiques telles que celle réalisée par Nadia Yassine. Fathallah Arsalane a expliqué, à ce titre, que "puisque nous faisons l'objet d'un blocus complet, nous utilisons tous les moyens disponibles pour expliquer nos positions à l'opinion publique nationale, notamment en publiant des livres, en organisant des conférences et en accordant des interviews aux journaux".


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