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Mecca Cola Maroc : De l'intifada au clash
Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 06 - 02 - 2004

Tout avait pourtant si bien commencé pour Mecca Cola Maroc. Mais entre avril 2003 et février 2004, il y a eu le 16 mai et ses victimes innocentes. Le Soda « engagé » en ferait-il partie ?
Le 8 avril 2003. Le Franco-tunisien Taoufik Mathlouti posait, en fin d'après-midi, à côté de l'homme d'affaires marocain, Omar El Alami. Un événement presque historique : le lancement de Mecca-Cola, le Soda « engagé » pour la cause palestinienne. Un produit introduit en France dès novembre 2002, avec le vent en poupe. 3 millions de bouteilles sont écoulées dès les premiers mois. Le produit miracle se répand dans une trentaine de pays. C'est donc tout naturellement qu'il prend le chemin du Maroc où Taoufik Mathlouti débarque avec son discours éloquent et populiste, entrecoupé de prières..
C'était avant le 16 mai. Le slogan «ne buvez pas idiot, buvez engagé» séduisait. La remarque, commise par un journaliste occidental, est mitraillée par une slave d'applaudissements. Tout est donné durant cette conférence. Les dates : le soda sera produit dans une usine casablancaise pour un investissement de 90 millions de dirhams. Taoufik est applaudi à tous les chiffres.
La boucle est bouclée, pensait-on, à la fin de la conférence. Un boulevard s'est ouvert pour Mecca Cola Maroc. Sans plan marketing, sans publicité. Taoufik Mathlouti pensait-il que le sentiment nationaliste, à lui seul, était suffisant pour faire du Maroc, « un pôle de distribution pour le Maghreb et l'Afrique subsaharienne ?». La suite de l'affaire fait plutôt penser au contraire. Parmi les victimes du 16 mai, Mecca Colà est au premier rang. Brusque retournement de situation qui balaye au passage le « plan marketing » de Mecca Cola. Le produit se vend-il bien ? En tout cas, la réunion tenue le 26 janvier 2004 chez une fiduciaire avec Haroun Chetibi, représentant de Taoufik Mathlouti, était tout sauf amicale. Très loin de cette symbiose d'avril 2003. Les deux parties s'entendent pour confier à la fiduciaire la mission d'auditer les comptes de Mecca-Cola Maroc. Officiellement, c'était pour voir s'il était nécessaire d'investir de nouveau pour restructurer la société. Pourtant tout est parti de là. Comme le souligne M. Alami, lors de cette réunion, «il n'a, à aucun moment donné, été question de mauvaise gestion frauduleuse, ni du retrait de la marque, bien au contraire ». Les déficits annoncés « sont supérieurs à la réalité. Ce sont, avance la filiale marocaine, ‘ 300 000 euros desquels il faut déduire toutes les dépenses engagées par Mecca-Cola pour M. Taoufik Mathlouti lors de son séjour de deux mois au Maroc en juillet et août 2003, ainsi que tous les frais de déplacement de M. Taoufik Mathlouti, lorsque la société-mère ne pouvait se permettre à cette époque de les supporter ».
Le reste se perd dans les accusations de part et d'autre. Pour Mecca Cola, les dernières livraisons des bouteilles de 1,5 litre ont subi les effets de la canicule en France. Plus de 50% des marchandises ont été retournées par les clients du fait d'une qualité défaillante : montant réclamé du fait de ce préjudice : 100 000 euros. En définitive, toutes déductions faites, Mecca-Cola Maroc ne reconnaît que 160.000 euros comme dette.
Le président de Mecca Cola Maroc précise en outre que Taoufik Mathlouti ne détenait que 1% des parts de la société et que « 64% du capital de la société lui a été cédé en « garantie » des créances». Pourtant, Taoufik Mathlouti et Mecca Internationale « qui n'a versé ni un dirham, ni fourni d'équipements à sa filiale marocaine, réclame à cette dernière 10 millions de dirhams, conséquence d'une « gestion hasardeuse ». Le groupe a publié mercredi, depuis Paris, un communiqué réitérant sa décision de « reprendre directement » la gestion des activités de sa filiale marocaine.
La distribution de la boisson au Maroc se fera par l'intermédiaire de nouveaux distributeurs. Mais cette décision ne peut se faire sans assemblée générale, comme le stipulent les statuts.
A moins que (et c'est très probable) les tribunaux ne s'en mêlent. Là, ce sera le début d'une autre affaire.


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