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Publié dans Aujourd'hui le Maroc le 08 - 12 - 2011

Khadija Rouissi : «Si l'on en juge par leurs actes et déclarations du passé, on ne peut qu'être pessimistes...»
L'arrivée du PJD au pouvoir a suscité beaucoup de craintes en ce qui concerne les conditions de la femme et les libertés individuelles. Khadija Rouissi, présidente de l'Association Bayt Al Hikma, intervient à ce sujet et déclare à ALM que «la montée du PJD ne peut être comprise en dehors du contexte international et plus spécifiquement le monde arabe. Les mouvements islamistes ont évolué chacun selon le contexte local sans jamais perdre le lien entre eux». Et de poursuivre que «les Marocains ont consenti beaucoup de sacrifices pour leurs droits et libertés. Les efforts des démocrates se sont exprimés dans le rapport de l'Instance équité et réconciliation et concrétisés en partie dans le texte de la nouvelle Constitution». «Le nouveau Parlement devrait traduire ces libertés fondamentales dans les lois et les lois organiques. Les Marocains attendent non seulement qu'il n'y ait pas de recul, mais qu'il y ait des avancées, car sans ces progrès on ne peut parler de consolidation de la démocratie», a-t-elle expliqué. «Si l'on en juge par leurs actes et déclarations du passé, on ne peut qu'être pessimistes, mais attendons de voir». «Les démocrates de notre pays resteront vigilants et veilleront plutôt à enlever des verrous qu'à en rajouter», a fait savoir Khadija Rouissi. Par ailleurs et au sujet de la peine de mort, la présidente de Bayt Al Hikma a souligné que «le Maroc, vu ses engagements en faveur des droits de l'Homme et la nouvelle Constitution, stipule clairement le respect du droit à la vie. Les abolitionnistes du monde entier croient qu'il n'y a pas de manière humaine de tuer et que la peine de mort constitue une violation du droit à ne pas être soumis à des traitements cruels, inhumains ou dégradants». Pour elle, s'opposer à l'abolition de la peine du mort c'est accepter de rester dans la «philosophie du châtiment», comme au Moyen Âge et ne pas évoluer vers une philosophie de rééducation.
Aicha Ech-Chenna : «Ce n'est pas en mettant les filles sous des voiles qu'on va les protéger»
L'Association solidarité féminine (ASF) dénonce «l'hypocrisie» des politiques en ce qui concerne la gestion du dossier des mères célibataires. Sa fondatrice et présidente Aicha Ech-Chenna a déclaré à ALM que «le gouvernement ne sait faire que de la politique d'autruche» et que «le PJD ne fera pas avancer les choses». «Ces gens disent qu'une association comme ASF aide à la prolifération de la prostitution et de la débauche. Ce qu'ils refusent d'admettre, c'est que ce ne sont généralement pas les prostituées qui tombent enceintes hors des liens du mariage, mais plutôt les jeunes filles de bonne famille et non averties !», a expliqué Mme Ech-Chenna. Et de poursuivre : «Et ce n'est pas en mettant les filles sous des voiles qu'on va les protéger». Elle explique dans ce sens : «A aujourd'hui, aucun parti politique n'a pris la peine de défendre les droits de ces enfants innocents qui sont qualifiés, avant même de venir au monde, de bâtards. Leurs pères, comme frappés par la foudre à l'annonce de la grossesse, choisissent de tout lâcher et la mère sans expérience se retrouve seule face à la responsabilité d'élever un enfant qu'elle a ou non désiré. Ces enfants ce sont les nôtres et c'est à nous tous de les prendre en charge». Elle a également souligné qu'il s'agit d'un ensemble de tares sociales qu'il faut régler à la base. «Les problèmes de logement, le chômage, le niveau de vie élevé, sont autant de facteurs qui retardent le mariage mais pas les besoins naturels du corps. À cela s'ajoute le manque d'éducation sexuelle. Le résultat : ce sont des enfants dont personne ne veut», a relevé Mme Ech-Chenna, avant de lancer un appel : «Aujourd'hui, je mets tout le monde face à ses responsabilités, gouvernement, partis politiques et société, ces enfants qualifiés de bâtards sont innocents et c'est à nous de leur garantir une vie digne et un départ équitable».
Avortement : «Les choses vont se compliquer avec Bassima Hakkaoui»
La question de l'avortement constitue l'un des sujets les plus sensibles au Maroc. Avec l'arrivée d'un nouveau gouvernement dirigé par les islamistes, l'avortement sera-t-il enfin légalisé en cas de viol, d'inceste ou de malformations du fœtus ? Le Pr Chafik Chraibi, président de l'Association marocaine de lutte contre l'avortement clandestin (AMLAC), tient à rappeler à ce sujet que le PJD a été le premier parti politique à avoir lancé le débat sur la question au Parlement en 2008. «Le PJD a montré une certaine ouverture en organisant à l'époque une journée d'étude au sein du Parlement. Saâd Eddine El Othmani s'est toujours prononcé favorable à une légalisation de l'avortement et ce dans des cas bien précis : viol, inceste, malformations fœtales, grossesse mettant en jeu la vie ou la santé de la mère. Avant les élections législatives du 25 novembre, il a été plus clair sur la question en déclarant à la chaîne française « France ô » que l'avortement doit être légalisé dans certaines situations sociales. Ce qui constitue un pas important», affirme Pr Chraibi. Toutefois, ce dernier reconnaît que les avis sur la question divergent au sein du PJD. «Abdelilah Benkirane ne s'est jamais prononcé sur le sujet. Je ne pense pas qu'il soit farouchement opposé à une légalisation. Quant à Bassima Hakkaoui, elle a toujours fait preuve de beaucoup de virulence sur le sujet. Elle a toujours déformé mes propos en allant jusqu'à déclarer qu'en légalisant l'avortement, j'incite les filles et les femmes à se faire avorter et à enrichir les gynécologues. Quand on débat d'une problématique, il faut le faire en toute sérénité», déclare le président de l'AMLAC. «Si Mme Hakkaoui venait à être nommée ministre du développement social, de la famille et de la solidarité, les choses vont se compliquer. Le projet de loi risque de ne jamais voir le jour. Cela dit, nous n'allons pas baisser les bras et nous continuerons notre combat. Nous sommes prêts à organiser une marche avec plusieurs ONG pour faire entendre notre voix. L'avortement est une question de vie ou de mort», conclut-il.


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