La France durcit l'octroi des visas à l'égard du Maroc, de l'Algérie et la Tunisie    Un ex-ministre algérien des Finances sous mandat de dépôt    Le PJD aura malgré tout un groupe parlementaire    Algérie : La harga fait un drame en haute mer    Collectivités territoriales: 1,93 MMDH d'excédent à fin février 2021    Le peuple dans la rue, craint «un retour à la dictature Ben Ali»    Les opportunités d'investissement présentées aux hommes d'affaires chiliens    Une compétition alliant protection de l'environnement et action sociale et solidaire    Le Maroc à l'honneur !    Usyk détrône Joshua aux points et à l'unanimité    Meknès: célébration du 200è anniversaire du décès de Rabbi Raphaël Berdugo    Rentrée universitaire : à quand une révision du décret de la création de l'ISADAC?    Un septembre automnal à Paris    France: le Prix Caméléon 2021-2022 met le Maroc à l'honneur    Le PI remporte la présidence de 5 communes sur 6 dans la province d'Aousserd    Armement : Ankara lorgne vers un nouveau lot de S-400 russes    Sahel : La mission Barkhane serait « de plus en plus difficile politiquement »    Covid-19 / Maroc : La situation épidémiologique au 27 septembre 2021 à 16H00    Coronavirus. Les patchs de vaccination arrivent !    L'Opinion : En attendant l'allégement...    MoulZeri3a.com l Une plateforme digitale pour « pérenniser » un métier traditionnel    Lutte contre les menaces NRBC : David Greene relève l'efficacité des FAR    La malédiction Brahim Ghali hante le gouvernement Espagnol    Parution :partis politiques et protestations au Maroc (1934-2020)    Rabat-Salé-Kénitra : première session du conseil régional consacrée à la refonte du règlement intérieur    Foot africain : Le Ghana vire son sélectionneur national    Coupe du monde de futsal (Lituanie 2021): "Le Maroc a bousculé l'équipe la plus titrée de la compétition", selon la FIFA    Australie : La pratique de l'alternance au Maroc saluée lors d'un séminaire    Reim Partners va gérer le premier OPCI de la CMR    Participation du Maroc à la 2e édition de l'exposition économique et commerciale Chine-Afrique    Ministère de la jeunesse, ministère de la culture... la force et l'âme !    Botola Pro D1 "Inwi" (4ème journée): Aujourd'hui à 19h15, la Jeunesse de Soualem face à l'Olympique de Khouribga    Rapt au Nigeria : libération de dix étudiants    Séisme en Grèce: Un mort et 11 blessés    Tourisme: une stratégie de relance se prépare à Agadir    Attijariwafa bank, « Banque la plus sûre en Afrique » selon Global Finance    Construction/Industrie manufacturière : Les chefs d'entreprises se montrent optimistes    Sept personnes interpellées : Saisie de 2 tonnes de chira à Agadir    Sinopharm et Pfizer: le Maroc recevra des quantités importantes de vaccins    Covid-19 : Plus de 8,26 millions de cas confirmés en Afrique    L'ancien patron de Tesco veut investir 22 milliards de dollars à Guelmim pour résoudre la crise énergétique au Royaume-Uni    Canada. ASMEX promeut le Halal et le Bio «Made in Morocco»    Allemagne : Le parti social-démocrate remporte les élections législatives    Mondial de futsal: le Maroc vaincu par le Brésil    Témoignage : «Monkachi, un homme politique»    Exposition : Voyage dans l'âme de Zokhrouf    Image : La FNM célèbre la photographie artistique    Festival: Il était une fois... le Street Art (Part I)    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Chronologie : comment l'affaire Brahim Ghali est devenue un lent poison pour le gouvernement de Pedro Sánchez
Publié dans Barlamane le 30 - 07 - 2021

En seulement deux mois, un juge de Saragosse a révélé comment le gouvernement espagnol avait organisé l'entrée furtive en Espagne du leader du Front Polisario, Brahim Ghali, impliqué dans des affaires pénales. Plusieurs complices présumés qui ont admis un rôle dans la spectaculaire admission du chef du Polisario en Espagne ont été identifiés.
Aujourd'hui, c'est une certitude : l'entrée illégale et discrète sur le territoire national espagnol de Brahim Ghali a été effectuée sans réaliser les formalités attendues. Plusieurs procédures ont été contournées, et les différentes règles en vigueur, notamment les lois relatives au séjour d'un étranger ont été violées. Le gouvernement de Pedro Sánchez a voulu cacher la présence de Brahim Ghali, mais cela l'a dépassé. Après avoir été rendue publique, un avocat de Malaga, Antonio Urdiales, a déposé une plainte auprès des tribunaux de Saragosse, étant entendu que cette entrée furtive pourrait être constitutive de délits.
L'affaire est tombée entre les mains de Rafael Lasala, juge de première instance et d'instruction, qui a décidé de lancer des enquêtes. «En sept semaines, il a réussi à faire admettre au ministère des Affaires étrangères qu'il a protégé l'entrée furtive de Brahim Ghali, que des instructions avaient été données par l'intermédiaire de l'état-major de l'armée de l'air de ne pas soumettre le leader du Polisario au contrôle des passeports, et à l'origine de ces instigations était Camilo Villarino, qui était directeur de cabinet du ministre des Affaires étrangères, Arancha González Laya. Après les aveux de M. Villarino – qui soutient que la légalité a été respectée – il reste maintenant à savoir s'il a agi de sa propre initiative ou sur ordre» détaille ABC.
Brahim Ghali est arrivé le 18 avril dans un avion de la présidence algérienne. À Saragosse, il a été récupéré par une ambulance qui l'a conduit à l'hôpital de Logroño pour y être soigné. Il est resté hospitalisé pendant plusieurs semaines, jusqu'au 1er juin, il s'envole pour l'Algérie, dans un avion qui a décollé de l'aéroport de Pampelune.
Le juge a réussi, pour le moment, a obtenir que deux généraux de l'Air lui fassent des réponses par écrit, avec des détails approfondis. Mais il veut en savoir plus. Il vient de réclamer le contenu des ordres donnés par les affaires étrangères et l'armée de l'air, dont l'existence a été signalée par le deuxième chef d'état-major de l'Air, le général Francisco Javier Fernández Sánchez.
L'enquête se poursuit, avec de nouvelles procédures. Voici les mesures prises jusqu'à présent par le juge, une par une :
31 mai. Ouverture des débats
«Les événements rapportés suggèrent la possible perpétration d'un crime», a déclaré le juge Lasala dans son ordonnance d'ouverture de procédure pour l'entrée furtive de Ghali en Espagne. Dans cette première décision, le juge a demandé à la Garde civile d'obtenir l'identité de ceux qui sont arrivés le 18 avril dans l'avion algérien qui a atterri à la base de Saragosse.
4 juin. Secret initial
Cette première demande du juge s'est heurtée à un mur. La Garde civile n'a pas pu donner l'identité des occupants de cet avion car ils ne figuraient sur aucun registre de la base de Saragosse. «Les autorités militaires ont informé le personnel de la Garde civile que l'occupant était du personnel diplomatique, donc exempté du passage des douanes, sans préciser l'identité du personnel», a répondu la Garde civile au juge.
11 juin. Demander des explications à l'Air Force
Face à ce premier bémol, le magistrat exige par écrit que le commandement militaire aérien de Saragosse donne des explications détaillées sur divers points, notamment pourquoi il n'y avait aucune trace de Ghali si le protocole de contrôle d'entrée avait été respecté et qui avait ordonné d'agir de cette façon.
22 juin. Réponses du général Ortiz-Cañavate
Le juge Lasala obtient des réponses de la part du général José Luis Ortiz-Cañavate, qui, le 18 avril, était en charge du commandement aérien et, par conséquent, de la base de Saragosse. Le général affirme que Ghali n'a pas été identifié car il avait été autorisé à entrer en Espagne par l'état-major de l'air, qui, à son tour, avait reçu des instructions du cabinet du ministre des Affaires étrangères, Arancha González Laya. Ortiz-Cañavate dit que c'est pourquoi il n'y avait pas de contrôle des passeports. A une autre question du juge, il a répondu qu'il s'agissait de violer «la procédure habituelle».
2 juillet. Le juge pointe vers l'état-major de l'Air
Le magistrat adresse une batterie de questions à l'état-major de l'armée de l'air. Il s'adresse également au sommet du ministère des Affaires étrangères. Il demande les noms de ceux qui ont pris part à la chaîne de commandement qui a ordonné à la base de Saragosse de ne pas identifier le leader du Polisario. Il revendique également les dossiers administratifs complets qui peuvent exister autour de cette entrée furtive de Brahim Ghali en Espagne.
13 juillet. Le général d'état-major donne plus de détails
Le deuxième chef d'état-major de la Force aérienne, le général Francisco Javier Fernández Sánchez, répond à la demande du juge. Il reconnaît qu'il était le lien avec le ministère des Affaires étrangères et, par conséquent, qu'il a transmis les instructions à la base de Saragosse afin que Ghali et ceux qui sont entrés en Espagne avec lui ne soient pas identifiés. Aux questions du juge, il affirme par écrit qu'il n'y a aucune trace de ces ordres et que les conversations ont été téléphoniques, à la fois verbales et via des messages écrits par WhatsApp.
16 juillet. L'ex-chef de cabinet de Laya dit que c'était lui
Du ministère des Affaires étrangères, le directeur de cabinet encore en exercice, Camilo Villarino, reconnaît par écrit au juge que c'est lui qui s'est entretenu avec les chefs d'état-major de l'Air. Il ne précise pas s'il l'a fait de sa propre initiative ou à la suite d'ordres supérieurs. Cette réponse au juge a été signée par Villarino le 16 juillet, quelques jours avant d'être démis de ses fonctions de directeur de cabinet, un poste occupé depuis 2017. Il a été nommé par le gouvernement de Rajoy et est resté avec le ministre socialiste Josep Borrell et plus tard avec González Laya.
22 juillet. Le juge demande à consulter les messages WhatsApp
Le juge a réclamé les messages WhatsApp relatifs à l'entrée de Brahim Ghali en Espagne. Il a revendiqué «l'intégralité du contenu de ces conversations écrites, en précisant le nombre de lignes utilisées et leurs propriétaire». Il a également demandé à la police des informations sur le vol à la faveur duquel Ghali est parti de l'aéroport de Pampelune pour retourner en Algérie.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.