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Nucléaire civil : pourquoi «l'accord» avec le groupe russe Rosatom doit être pris avec prudence
Publié dans Barlamane le 12 - 10 - 2022

Le géant russe du nucléaire Rosatom a annoncé un accord avec le Maroc sur le nucléaire civil sans annoncer une quelconque construction d'une première centrale nucléaire, un projet faramineux qui coûterait des dizaines de milliards d'euros.
La société nucléaire d'Etat russe Rosatom et le ministère marocain de l'Energie ont signé un protocole d'accord dans le domaine de l'utilisation pacifique de l'énergie nucléaire, a rapporté l'agence Tass, mercredi 12 octobre. Le Maroc, qui dépend fortement des importations en matières énergétiques, ce qui endette gravement le pays et augmente sa dépendance à l'égard de l'offre extérieure, veut exploiter d'autres ressources d'énergie.
«Le document a été signé par Alexander Voronkov, directeur du bureau Moyen-Orient de Rosatom, et Khalid El Mediouri, directeur général du Centre national marocain de l'énergie, des sciences et de la technologie nucléaires», a-t-on indiqué. Des médias marocains, néanmoins, sont allés vite en besogne, évoquant même «la création d'une centrale nucléaire».
Dire cela c'est aller vite en besogne. En 2007 déjà, le groupe nucléaire français Areva a rendu public un «accord» avec le Maroc sur le nucléaire civil, une annonce non suivie d'effet. L'entreprise publique, leader mondial du nucléaire, «a eu, à la demande de la partie marocaine, des échanges préliminaires sur l'introduction de l'option nucléaire dans le mix énergétique marocain», a affirmé un porte-parole d'Areva, affirmant que Paris et Rabat «ont décidé de lancer un nouveau grand chantier, celui de l'énergie nucléaire civile».
Une désillusion d'autant que Areva a signé un protocole d'accord avec l'Office chérifien des phosphates (OCP) pour l'extraction de l'uranium de l'acide phosphatique marocain. aui contiendraient près de six millions de tonnes de ce minerai.
En 2010 aussi, Paris et Rabat ont signé un nouveau accord de coopération pour le développement des utilisations pacifiques du nucléaire, lors de la visite en France de l'ancien premier ministre marocain, Abbas El Fassi. Pour rappel, le Maroc comptait mettre en service sa première centrale entre 2022 et 2024 et prévoyait pour cela des appels d'offres et des négociations de contrats entre 2011 et 2014. Toutes ces déclarations n'ont pas été appuyées par des démarches concrètes.
Toutefois, le Maroc, qui a manifesté son intérêt pour le nucléaire à plusieurs reprises au cours des décennies précédentes, ambitionne de briguer le soutien technoscientifique de l'Agence internationale de l'énergie atomique pour répondre à ses défis énergétiques. Or, les ambitions du Maroc sont freinées par des facteurs économiques et technologiques qui empêchent le Maroc tirer parti des technologies nucléaires ou à exploiter les ressources primitives du nucléaire.
D'après des sources interrogées par Barlamane.com, le Maroc vise à créer des réseaux transnationaux stables et capables d'exploiter les matières premières nucléaires, en mobilisant une équipe de scientifiques, d'ingénieurs et de techniciens spécialistes du nucléaire. À court terme, l'énergie nucléaire productrice d'électricité et raccordée au réseau électrique national reste une perspective assez difficile à mettre en œuvre, en tout cas, pas avant l'exploitation réussie d'un réacteur de recherche.
Début mai, le russe Rosatom avait perdu un des plus importants chantiers industriels lorsqu'un consortium en Finlande avait retiré sa demande de permis pour un réacteur nucléaire après l'invasion russe de l'Ukraine. Actuellement, il est en train de bâtir un projet similaire en Egypte qui devrait coûter environ 25 milliards d'euros, selon la presse égyptienne.


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