Aérien : Le ciel marocain franchit un cap historique et valide sa stratégie de diversification    Énergie électrique : hausse de la production de 5% en 2025    Protection des juvéniles de sardine : fermeture de la zone sud (stock C) à la pêche jusqu'à la fin de juin    Les trois pays africains membres du Conseil de sécurité saluent la Table ronde des partenaires de la RCA à Casablanca    CAN féminine 2026 : la liste du Maroc mêle joueuses expérimentées et talents émergents    Lekjaa : La CAN 2025 fera l'objet d'une évaluation complète lors d'une réunion spéciale    La visite de Friedrich Merz à Pékin ouvre une nouvelle phase des relations sino-allemandes et réaffirme l'attachement au multilatéralisme    Watford : Othmane Maamma forfait pour plusieurs semaines    Kasbah Tadla : Mohamed El Ouaskari convoqué pour avoir protesté en retournant son panier de Ramadan    Conseil de gouvernement : Adoption d'un projet de décret relatif aux sociétés anonymes    Maroc : Les pluies du début 2026 intensifiées par le changement climatique (étude)    Municipales en France : Fatna Lamir, candidate franco-marocaine et anti-Polisario    Municipales en France : Rachida Dati démissionne du ministère de la Culture    Baitas: Approvisionnement "normal" des marchés et près de 273 tonnes de produits impropres saisies    Retour vers la patrie #4 : Salem Abdel Fattah raconte de l'intérieur la propagande à Tindouf    Royaume-Uni : eVisa pour les Marocains à partir de février 2026    Fouzi Lekjaa préside la réunion de la FRMF sur le championnat et les dossiers internationaux    Ryanair boosts Morocco connectivity with new Valencia-Rabat route for summer 2026    Reino Unido: eVisa para marroquíes a partir de febrero de 2026    L'Iftar à la marocaine #2 : Batbout Maammar, vieille pâte, nouvelle garniture    Epson soutient les populations touchées par les inondations au Maroc avec l'Association Yallah Nete3awnou    Food Bladi, une immersion dans la gastronomie marocaine sur Medi1 TV    Zone euro : l'inflation retombe à 1,7% en janvier    Rabat. SM le Roi reçoit à Rabat plusieurs ambassadeurs étrangers    La FRMF dément toute nomination imminente d'un nouveau sélectionneur    Alerte météo : fortes rafales de vent avec tempête de sable ou de poussières de jeudi à vendredi    Souveraineté sanitaire : pourquoi seuls deux hôpitaux marocains peuvent-ils importer des cornées des Etats-Unis ?    Transport maritime : le Maroc, premier marché international de Balearia    Séisme Grand Atlas : Transparency Maroc dénonce une reconstruction inachevée et opaque    Espagne : Cristiano Ronaldo devient copropriétaire de l'UD Almeria    OICS : la coopération internationale pour le contrôle des drogues a bénéficié aux populations du monde entier    Foot : Double confrontation Maroc - Burkina Faso pour les Lionnes de l'Atlas    Ryanair : Nouvelle liaison entre Valence et Rabat pour l'été 2026    Xi Jinping appelle à un lancement vigoureux du 15e plan quinquennal (2026-2030)    Géopolitique. Younes Aït Hmadouch : "Parler de la fin du dollar serait économiquement excessif"    Digital et cybersécurité : le Maroc expose son modèle à Madrid    Or vs dollar : le pari stratégique du Maroc    nucléaire : Américains et Iraniens se retrouvent ce jeudi à Genève    Fès: l'USMBA et le CNRST s'allient pour promouvoir la recherche scientifique    Berrada: L'enseignement primaire dans les «Ecoles pionnières» atteindra 80% à la rentrée    Lekjaa salue le bilan de Gianni Infantino à la tête de la FIFA    Christophe Leribault, nouveau président du musée du Louvre    L'Université Mohammed VI Polytechnique rejoint le réseau mondial APSIA    Nostalgia Lovers Festival revient pour une troisième édition au Vélodrome de Casablanca    Agadir mise sur la culture pour rythmer les Nuits du Ramadan    Le site historique de Chellah accueille Candlelight, la série de concerts immersifs qui réinvente la musique classique    FInAB 2026 : Cotonou au rythme des arts et de la création africaine    Edito. Capital humain    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



La sécheresse record dans la Corne de l'Afrique est attribuable au réchauffement climatique
Publié dans Barlamane le 27 - 04 - 2023

La sécheresse historique qui frappe la Grande Corne de l'Afrique est la conjonction inédite d'un manque de pluie et de fortes températures qui n'aurait pas pu se produire sans les conséquences des émissions humaines de gaz à effet de serre, démontre une étude scientifique publiée jeudi.
« Le changement climatique causé par les activités humaines a rendu la sécheresse agricole dans la Corne de l'Afrique environ 100 fois plus probable » qu'autrefois, indique dans un rapport le World Weather Attribution (WWA), réseau mondial de scientifiques qui évalue sans délai le lien entre les événements météorologiques extrêmes et le dérèglement climatique.
Depuis fin 2020, les pays de la Grande Corne de l'Afrique (Ethiopie, Erythrée, Somalie, Djibouti, Kenya et Soudan), large péninsule de l'est du continent, subissent leur pire sécheresse depuis quarante ans.
Cinq saisons des pluies déficitaires d'affilée ont tué des millions de têtes de bétail et détruit les récoltes. Selon l'ONU, 22 millions de personnes sont menacées par la faim en Ethiopie, au Kenya et en Somalie (où sévit en plus une insurrection islamiste).
Selon les 19 scientifiques ayant contribué au rapport, le changement climatique a eu « peu d'effet sur la pluviométrie annuelle » récente de la région. Mais il a fortement influencé la hausse des températures, responsable d'une augmentation en flèche de l'évapotranspiration qui a conduit à un assèchement record des sols et des plantes.
« C'est le changement climatique qui a rendu cette sécheresse aussi grave et exceptionnelle », a résumé Joyce Kimoutai, climatologue kenyane contributrice au rapport, dans un brief téléphonique mercredi.
Cinq saisons de pluies déficitaires
Le réseau du WWA, fondé par des climatologues réputés, s'est imposé ces dernières années par sa capacité à évaluer l'influence, plus ou moins forte et non systématique, entre les événements météorologiques extrêmes – canicules, inondations, sécheresse, etc – et le changement climatique causé par l'homme.
Ses résultats, produits en urgence, sont publiés sans passer par le long processus des revues à comité de lecture, mais combinent des méthodes approuvées par les pairs, en premier lieu avec des données météorologiques historiques et des modèles climatiques.
Cette fois-ci, le WWA a concentré son étude sur trois des pays les plus affectés (le sud de l'Ethiopie et de la Somalie et l'est du Kenya).
Il a constaté que le changement climatique modifiait de manière opposée les deux saisons des pluies: la plus abondante, entre mars et mai, « devient plus sèche et le déficit de précipitation est deux fois plus probable » que par le passé, tandis que « la petite saison devient plus humide ».
Mais ces dernières années, « cette tendance humide de la petite saison a été masquée par le phénomène climatique-cyclique de la Niña » qui réduit les pluies tropicales et dont il n'y a pas de preuves à ce jour qu'il soit influencé par le changement climatique anthropique.
Cette rare conjonction, dans une région qui enchaîne cinq saisons des pluies déficitaires depuis fin 2020, s'est ensuite combinée à l'augmentation des températures pour entraîner un assèchement record des sols et des plantes.
Si la planète ne s'était pas déjà réchauffée de 1,2 degré par rapport à l'ère pré-industrielle, cette pluviométrie aurait soumis la région à des conditions, au pire, « +anormalement sèches +, soit un niveau en-dessous du premier degré de gravité de la sécheresse dans la classification américaine, assure le WWA.
En clair, « le dérèglement climatique était une condition nécessaire pour qu'une sécheresse aussi grave puisse survenir », concluent les scientifiques.
La situation actuelle est qualifiée de « sécheresse exceptionnelle », 4e et dernier niveau d'alerte de l'échelle américaine. Improbable autrefois, elle a désormais 5% de chance de se reproduire chaque année.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.