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Présidentielle algérienne : les sbires du régime s'activent pour faire réélire leur maître Abdelmadjid Tebboune
Publié dans Barlamane le 16 - 01 - 2024

À dix mois du scrutin présidentiel en Algérie qui se tiendra en décembre 2024, et déjà les partis proches du pouvoir s'affairent pour goudronner la voie à l'actuel locataire d'El Mouradia, Abdelmadjid Tebboune, pour un second mandat, même si ce champion algérien de 78 ans est usé, vieilli et affaibli par une grave maladie (Covid 2019) dont il s'est miraculeusement sorti.
Il n'a certes pas annoncé sa décision de se représenter, mais les sbires du régime, bien informés sur ses intentions, sont déterminés à le pousser pour un second mandat pour ainsi préserver leurs intérêts dans un contexte où l'opposition est réprimée, malmenée et où les libertés sont menacées avec comme seul espace de protestation et de libre expression, les réseaux sociaux. Autant dire qu'un grand boulevard s'ouvre devant l'actuel président au bilan politique contestable, qui avait juré il y a quatre ans, jour pour jour, de donner à la fin de son mandat, le pouvoir aux jeunes dans un pays gouverné depuis toujours par des septuagénaires et où l'écrasante majorité de la population est confrontée aux abus d'autorité, de fraudes électorales, de corruption généralisée et de misère sociale qui se traduit par deux volets : des jeunes qui deviennent des boat-people, qui se réfugient au maquis où se jettent à la mer, ou bien des cadres qui fuient le pays pour une vie digne et pour préserver leurs enfants d'un système éducatif suicidaire. Le divorce entre le peuple algérien et les dirigeants n'a jamais été aussi patent.
Jamais autant de demandeurs d'emploi que maintenant sous l'ère d'Abdelmadjid Tebboune, alors que l'Algérie dispose de plus de 100 milliards de dollars de réserve de change… C'est la preuve qu'il ne suffit pas d'avoir de l'argent pour avoir une dynamique de développement.
Le destin de l'Algérie était programmé juste après sacréation en 1962, pour en faire une démocratie pluraliste à l'image de son voisin le Maroc. Or, il se trouve qu'elle est l'une des nations les plus dégradées à tous les points de vue, politique, économique et social. La vie publique est confisquée comme toujours par la même élite et l'opacité et la corruptionsont devenues une culture politique largement partagée dans le sérail algérien.
Les Algériens auront, de leur côté cette fois à prendre leur responsabilité en s'engageant pour un changement de régime et non un changement dans le régime, et de veiller dès aujourd'hui à ce que laprochaine échéance électorale soit conditionnée par un cahier des charges clair qui s'imposera à tout compétiteur et une surveillance internationale massive et qualifiée. D'autant que la situation politico-sociale sous le règne de Tebboune n'a toujours pas échappé aux séries de secousses politico-médiatiques qui ont déstabilisé le pays suiteaux différents scandales financiers qui n'ont épargnéaucun secteur. Sonatrach, autoroute, ports, détournements de fonds destinés aux classes défavorisées.. Tous les domaines de la vie économique et financière sont gangrénés et ceux de la vie politique sont manipulés non pas uniquementpar le parti unique mais aussi par la pensée uniquequi livre le pays à des interminables affrontements claniques où chacune des sectes squattent l'espace qui lui est dévolue. Dire qu'il n'y a plus d'Etat ni d'institutions en Algérie.
Et maintenant que le rendez-vous électoral approche,et même si la tradition algérienne veut que le président sortant ne se prononce sur son destin que très tardivement, plusieurs signes avant-coureurs confirment son intention de se représenter, reproduisant le même scénario de 2019 fondé sur des promesses mensongères de tout genre.
Qu'il soit élu légalement ou avec fraude comme ce fut le cas en 2019, aucune importance. Les Algériens ont pris l'habitude, ils savent que leurs présidents, sauf rare exception, rêvent de mourir au pouvoir et il n'est pas question pour eux de les en priver. Il sera très probablement réélu après qu'il ait multiplié les promesses sur de nombreux sujets et fait du Maroc son cheval de bataille durant toute la campagne électorale.
Tout prédit qu'il va user de la petite politique très chère à la junte militaire pour multiplier, comme à son habitude, des déclarations minables à l'encontre du royaume, laissant de côté les vraies grandes préoccupations des Algériens en matière de marasme économique, paupérisation de la société, détournement de la richesse du pays, corruption généralisée et autres maux qui aggravent l'invisibilité politique dont souffre l'Algérie.


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