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Quel téléphone aurez-vous demain ?
Publié dans Challenge le 02 - 06 - 2007

vec le lancement imminent de la technologie 3G sur les téléphones portables, la vente des terminaux multimédia devrait croître. Il ne faudra cependant pas s'attendre à un boom. Les prix restent encore élevés.
On y est presque. Les Marocains vont sauter un «G» pour passer du deuxième au troisième. Le patron de l'Agence Nationale de la Réglementation des Télécommunications (ANRT), Mohamed Benchaâboune, en est convaincu. Il y aura un effet de substitution progressive entre la technologie 2G (échange de voix uniquement) et la 3G permettant des débits rapides. Maroc Telecom, qui prépare l'événement depuis un certain temps, a reporté à plusieurs reprises le lancement de cette 3G. Selon nos dernières informations, l'opérateur historique devrait enfin se lancer dans cette aventure dans les semaines à venir. Méditel devrait le faire aussi incessamment. Les opérateurs ont finalement mis les pieds dans le plat. Une partie des consommateurs, celle qui a les moyens de financer des appareils à 4.000, 5.000, 6.000, 8.000, voire 9.000 DH, sera transportée dans une ère nouvelle.
Une ère où des équipementiers comme Nokia, Sony Ericsson ou Motorola ont été avant-gardistes. Ils proposent des appareils qui joignent le son à l'image (visiophonie), qui font naviguer à haut débit, qui font écouter de la musique avec une qualité certaine, qui prennent des photos avec une haute résolution, qui localisent géographiquement un endroit précis grâce au GPS…
Le GPS, pas pour l'instant?
Toutes ces fonctionnalités seront-elles disponibles? «La question n'est pas tant de savoir ce que l'appareil peut apporter comme fonctionnalités, mais de savoir ce que l'opérateur va proposer comme services. Notre stratégie de développement est basée sur l'innovation et la qualité de service pour répondre aux attentes des clients. La 3G répond à cet objectif de croissance avec l'arrivée du haut débit mobile et l'introduction de nouveaux services comme la visiophonie, la télévision...», indique t-on auprès de Maroc Telecom. Vraisemblablement, le GPS, lui, ne sera pas fonctionnel au départ. Les opérateurs télécoms avaient quand même anticipé cette tendance en vendant depuis des mois déjà des terminaux multimédia qui offraient un grand nombre de ces caractéristiques. «Le client marocain est sensible à l'innovation et cherche à s'équiper de plus en plus de terminaux multifonctionnels, même si l'usage principal reste la communication entre personnes (voix et SMS). Le mobile offre des fonctionnalités de plus en plus prisées comme la musique, la radio, les jeux, la navigation sur Internet, la gestion des e-mails...», soulignent les responsables de Maroc Telecom. Le marché des télécoms évolue au Maroc. Les consommateurs vont-ils pour autant suivre ce mouvement basé sur la haute technologie? Lorsqu'on sait que la moitié de la population est analphabète, on est en droit de se demander si elle sera capable de les utiliser. Une autre réalité s'impose. Le parc du téléphone mobile est constitué à plus de 95% par des clients du pré-payé. Ce sont des consommateurs qui limitent au maximum leurs frais dans l'achat d'un appareil et économisent aussi dans leur consommation (pratique du «bipage»). La composante prix sera donc un handicap pour ce type de clientèle pour migrer vers la 3G.
Les prix des terminaux restent relativement chers. Les équipementiers justifient ces niveaux du fait de la technologie de pointe utilisée. Elle a forcément un prix. Maroc Telecom commercialise, par exemple, le Sony Ericsson P990i à 4.990 DH pour un engagement de 24 mois. Le prix monte à 6.490 DH si l'achat se fait pour le poste seulement. L'un des derniers Nokia, le N95, est lui vendu à 7.990 DH (poste seul), et 6.590 DH en engagement 24 mois. Le Motorola V6i est quant à lui proposé à 3.690 DH (poste seul), et 1.990 DH pour un engagement de 24 mois. Malgré ces différents constats, les professionnels liés de près à l'activité sont à l'évidence optimistes quant au développement de ce marché multimédia. C'est normal. Ailleurs, tout le monde se met au multimédia (vidéo, musique…). C'est devenu un centre du business. Il n'y a donc pas de raisons valables pour que le Maroc ne suive pas la même tendance. «Il est certes vrai que les achats des clients du pré-payé restent limités en ce qui concerne ce type de produits. Mais il faut savoir que lorsqu'ils choisissent leurs terminaux, ils n'hésitent pas à demander le MMS, le bluetooth… C'est dire qu'il y a un potentiel», lance Mohamed Taj, directeur de Motorola Maroc. Pour relever ce défi, il faudra que les opérateurs télécoms arrivent à établir un niveau de prix plus abordable pour le consommateur. Vodafone a démontré en Egypte que sa politique tarifaire avait boosté la 3G.
Les terminaux multimédia restent du haut de gamme
Et si c'était le cas au Maroc? Les prix pourraient en effet donner un élan à cette technologie, «à condition que les tarifs soient en adéquation avec les investissements réalisés. Comme il s'agit de technologie, il ne faut pas arriver à une saturation. La gratuité, elle, peut conduire à une congestion», confie un responsable de Méditel. En évoquant cet aspect, lié notamment à l'infrastructure, on pourrait aussi s'interroger sur l'existence et la fiabilité des infrastructures nécessaires à la 3G. Un expert rassure. «Il existera une continuité dans les réseaux, de telle sorte que l'infrastructure 2G prenne le relais de la 3G en cas de nécessité». Les équipementiers devraient se frotter les mains, car le business des terminaux multimédia commencera à se développer dans les mois à venir. Nokia, lui, profitera de sa longueur d'avance sur les autres. Selon des informations récoltées auprès des deux premiers opérateurs télécoms, ses produits sont les plus vendus au Maroc.
La haute technologie est donc à nos portes. Le challenge devra maintenant porter sur la présentation de contenus consistants, en attendant qu'une nouvelle autre technologie pointe du nez. D'ailleurs, on évoque déjà l'arrivée de la 4G: débit de l'ordre de 1 Mb/seconde réel, qualité de services etc. Eh oui, cette technologie devrait faire son entrée sur les marchés mondiaux en 2008. Des fabricants font déjà des tests. Samsung aurait réussi à établir une connexion à 100 Mb/seconde dans un bus se déplaçant à 60km/h. Un opérateur japonais, DoCoMo, aurait lui transféré des données à 5gb/seconde lors du test de son futur réseau 4G, soit 1.300 fois plus rapide que le 3.5G. Les rêves deviennent réalité.
Les Nseries à l'honneur
Le 21 mai dernier, l'équipementier finlandais Nokia a réuni au Caire certains médias et partenaires de l'Afrique du Nord pour leur présenter ses derniers « joujous » en matière de terminaux multimédias, notamment les Nseries (N76, N93i…).
Ils sont novateurs dans ce sens qu'ils offrent des applications spécifiques, comme la musique, l'accès Internet, une caméra avec une lentille performante (Carl Zeiss), un enregistrement vidéo de qualité supérieure, une navigation GPS… Ils sont connectés à Internet via les technologies WiFi, 3G, GPRS et HSPDA. Dans la région Moyen-Orient et Afrique du Nord, et au Maroc en particulier, les modèles les plus utilisés sont le Nokia N73, le Nokia N70 et le Nokia N72. La gamme des produits «musique» a eu aussi un grand succès au niveau de la région, comme c'est le cas, par exemple, du Nokia 7610.
Dana Adnani, directrice
de la Communication
de Nokia pour l'Afrique
du Nord et de l'Ouest
«Nous allons créer des magasins dédiés aux Nseries»
Challenge Hebdo : existe-t-il un marché des appareils multimédia comme ceux que vous offrez - les Nseries par exemple - pour le consommateur marocain ?
Dana Adnani : absolument, tant qu'il y a un besoin pour l'Internet, la musique, l'image (caméra vidéo) et la navigation. Cela démontre l'intérêt de proposer ce genre de produits. Ce qui est important, c'est que nous allons créer une vraie expérience avec ces produits sur les marchés de la région comme le Maroc, l'Egypte et le Nigéria, vu l'engouement des consommateurs pour les NSeries.
C. H. : comment voyez-vous l'évolution de la consommation des portables chez les Marocains ?
D. A. : les consommateurs commencent à voir l'importance de ce genre de produits. Alors qu'ils peuvent payer des milliers de dirhams pour avoir plusieurs produits, les produits multimédia offrent toutes les fonctionnalités nécessaires dans un seul appareil pour un coût raisonnable.
C. H. : qu'est-ce qui pourrait booster réellement la consommation de produits multimédia au Maroc ?
D. A. : cela serait possible en travaillant ensemble avec les opérateurs pour réduire le prix de la communication.
Cela aiderait le consommateur à bénéficier des fonctionnalités qu'offrent les NSeries. Nous prévoyons d'ouvrir des magasins dédiés aux Nseries, qui offriront au consommateur la possibilité d'«essayer et d'acheter» à la fois et de prendre part à ce qu'un produit NSeries peut offrir. Nous pensons qu'en offrant au consommateur une telle expérience, nous leur donnerons l'opportunité d'apprendre par eux-mêmes sur les points de vente et à partir de là, nous pourrons étendre notre notoriété.


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