Abdoulaye Fall : « Rendre la Coupe ? On va se conformer »    Holmarcom et Adam Foods concluent un accord pour donner un nouvel élan à Biscoland    Bourse de Casablanca : clôture en territoire négatif    Commerce mondial : la croissance attendue en recul, sous la menace du conflit au Moyen-Orient    Mohamed Ouahbi : « Nous allons donner la chance aux nouveaux profils à fort potentiel »    Motsepe défend l'indépendance de la justice de la CAF    CAN 2025. La FRMF insiste sur le respect des règles    Biochimie et nutrition : un symposium d'envergure internationale prévu à Casablanca    «Porte Bagage» triomphe à Bergamo et consacre une nouvelle voix du cinéma marocain    Les classements FIFA désormais actualisés en direct pendant les matchs    Marrakech-Safi: le Barrage Aït Ziyat sur le point d'entrer en phase d'exploitation    Les Etats-Unis annoncent des mesures visant à faciliter le commerce de pétrole    Guerre au MO : des raffineries touchées en Arabie saoudite et au Koweït    Produits du Sahara : Au Parlement européen, l'UE défend l'étiquetage convenu avec le Maroc    Produits du Sahara : Bruxelles précise le poids réel des exportations vers l'UE    Séisme d'Al Haouz : Aziz Akhannouch accélère la reconstruction    ONDA: Marrakech-Ménara sacré meilleur aéroport régional d'Afrique    Virgin Limited Edition to open new luxury hotel in Marrakech in 2027    Edito. Bonheur imparfait    CAN 2025 : Mustapha Hadji défend le titre du Maroc et recadre sèchement Claude Le Roy    CAN 2025 : George Weah soutient le Maroc et évoque « une victoire de la justice »    Marsa Maroc : solides performances, un chiffre d'affaires consolidé de 5,78 milliards de DH    CAF president Patrice Motsepe addresses integrity after Morocco awarded 2025 AFCON    Sahara products: EU defends labeling agreed with Morocco at European Parliament    Tangier court sentences man to 7 years for sexually assaulting underage sister    Al Arjat 1 réfute les accusations de "Le Monde" sur les conditions de détention de Ibtissam Lachgar    AEGIS Ventures accélère sa stratégie au Maroc avec l'intégration de SEKERA    Carte de l'artiste : les demandes déposées jusqu'au 31 décembre 2025 examinées    Séisme d'Al Haouz : Plus de 54.000 logements déjà reconstruits    Guerre au Moyen-Orient: Ryad et Doha ciblés par une riposte iranienne    Congo-Brazzaville. Victoire de Sassou N'Guesso dès le premier tour    UNESCO : Medellín, en Colombie, désignée Capitale mondiale du livre 2027    FESMA 2026 : Lomé au cœur des saveurs africaines    Espagne : la poussée des droites fragilise la coalition Sanchez et préoccupe le Maroc et les MRE    Quand tombe l'Aïd al-Fitr ? Le ministère des Habous dévoile la date de l'observation du croissant de Chawwal    L'armée espagnole renforce sa présence à Ceuta pour se préparer aux «menaces» marocaines    Le PAM critique l'aide exceptionnelle aux transporteurs : « Chaque décision doit profiter au citoyen »    Alerte météo : averses orageuses et fortes rafales de vent mercredi et jeudi    G100 : la directrice du CNRST nommée Morocco Country Chair pour le pôle Universités et Thought Leadership    Les températures attendues ce mercredi 18 mars 2026    Jeunes : le Maroc organise le Forum sur l'impact des réseaux sociaux    Enfant enlevé et torturé à Tindouf: des ONG saisissent le Conseil des droits de l'homme    CAF/CAN 2025 : l'ambassade du Maroc à Dakar appelle à la retenue    Alboran Sea: A 4.9 magnitude earthquake felt in Morocco    Film : Rire, couple et quiproquos au cœur d'une comédie marocaine    Deux générations du gospel nigérian réunies dans un nouveau single    Berklee at Gnaoua and World Music Festival : Les candidatures à la 3e édition sont ouvertes    Oscars 2026 : « One Battle After Another » et «Sinners» dominent la cérémonie    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Code numérique : Game Over ?
Publié dans Challenge le 03 - 01 - 2014

Le nouveau code numérique provoque des émois. Ce que les uns présentent comme un simple code de réglementation, les internautes le présentent comme une mesure liberticide. En l'absence de réponses détaillées des responsables, on ne peut que faire des interprétations. Enquête.
Le débat sur le code numérique fait rage sur la toile. Déjà en début d'année, dans un article intitulé "Qui veut museler internet?", Challenge s'était penché sur le projet de loi, depuis lors, encore dans les cartons du Secrétariat Général du Gouvernement. Contacté par Challenge, Moulay Hafid Elalamy assénait : "il n'y a pas de rebondissements. Les choses sont claires et ont été annoncées. Le projet de loi a été déposé avant mon arrivée et retourné par le Secrétariat Général du Gouvernement pour validation. Nous allons prendre le temps de l'étudier."
Comme nous l'expliquions dans notre précédent article, le projet de Code Numérique date de bien avant le gouvernement Benkirane I. D'ailleurs, la réflexion menée sur le statut de la presse électronique lui même, était déjà à l'ordre du jour du gouvernement El Fassi. Comme on le constate, cela fait longtemps qu'on "planche" sur ces dossiers, cependant différents. Mais si les internautes s'émeuvent de mesures qu'ils jugent liberticides, cet émoi semble dû à des craintes qui n'ont rien à voir avec le présent code. Ce dernier s'attaque à la protection des données personnelles. En l'absence de loi aux standards européens, les entreprises d'offshoring marocaines étaient pénalisées. En effet, les entreprises européennes n'avaient pas le droit de transférer des données de ressortissants de leurs pays, car elles étaient supposées détournables. C'est en raison de cet état de fait, que autant la loi 53-05, relative à l'échange électronique de données juridiques, que la loi 09-08 relative à la protection des personnes physiques à l'égard des données à caractère personnel avaient été votées.
Internet dans la ligne de mire?
Toujours est-il que ce qui semble soulever des inquiétudes de la part des internautes est un autre code, en préparation, relatif à la presse électronique et au statut des bloggeurs. En considérant que twitter se définit lui-même comme du micro-blogging, cela signifierait que tous les marocains sur ce portail y seraient soumis… De quoi soulever des interrogations. D'autant plus que la question de la territorialité sur le web semble élucidée. Ce dernier concept garantissait un vide juridique sur internet qui offrait une certaine liberté, à partir du moment où aucun Etat ne pouvait y appliquer sa loi. Ce que Mohamed Ezzouak, le directeur de publication du site Yabiladi, expliquait au détour d'une conversation: "en règle générale, c'est la loi du pays dans lequel se trouve l'internaute qui s'applique." Principe simple, mais qui se complique lorsqu'un marocain résident en France, blog sur un site Etatsunien et passant par un compte basé en Russie… Toujours est-il que les juristes marocains, experts en matière de technologies de l'information, qui ont travaillé sur le dossier, se posent des questions. Ils invoquent même leur devoir de réserve sur le dossier, tout en s'étonnant des échos répercutés sur la toile. Et nous mêmes avons du mal à comprendre cet émoi.


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.