Dans une déclaration vidéo publiée le 18 mars 2026 sur la chaîne officielle de la CAF, le président de la Confédération africaine de football a réagi à la décision du Comité d'appel de la CAF qui a statué en faveur du Maroc suite au recours déposé concernant la finale de la CAN Maroc 2025 contre le Sénégal. Motsepe a d'abord rappelé avoir déjà exprimé, au moment des faits, sa « profonde déception » face aux incidents survenus lors de cette finale. Selon lui, ces manquements portent atteinte au travail accompli de longue date par la CAF pour garantir l'intégrité, l'éthique, la gouvernance et la crédibilité des résultats sportifs. Il a reconnu que ces incidents révèlent un héritage douloureux : la méfiance et les soupçons qui entourent encore l'institution, un problème structurel qu'il affirme combattre depuis son arrivée à la tête de la CAF. Pour répondre à ces défis, Motsepe a insisté sur la composition des organes disciplinaires et d'appel, recrutés parmi les magistrats et juristes les plus respectés des six zones de l'instance africaine, représentant les 54 pays du continent. Il a souligné que la divergence entre les décisions du Comité disciplinaire et celles du Comité d'appel, qui ont abouti à des conclusions opposées, témoigne précisément de cette indépendance réelle. Par ailleurs, le président de la CAF a insisté sur un principe fondamental : « Pas un seul pays en Afrique ne sera traité de manière plus préférentielle, plus avantageuse ou plus favorable qu'un autre. » Motsepe a enfin annoncé que des mesures concrètes avaient déjà été engagées pour corriger les défaillances identifiées lors de cette finale, affirmant vouloir que les supporters de football à travers tout le continent, et non l'institution elle-même, perçoivent les décisions judiciaires de la CAF comme justes, intègres et impartiales.