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Un matin de 2008 à Skhirat, une lettre…
Publié dans Challenge le 13 - 08 - 2014

Sa Majesté le Roi Mohammed VI, accompagné de S.A.R. le Prince Héritier Moulay El Hassan et de S.A.R. le Prince Moulay Rachid, recevant Blatter, président de la FIFA.
«Il ne nous échappe pas ce que le sport - toutes disciplines confondues – représente pour les Marocains et à quel point il est enraciné dans leur identité collective ».
Ces mots sont extraits de la Lettre Royale adressée par le Souverain S.M. Mohammed VI aux Assises du Sport National qui se sont tenues à Skhirat le 24 Octobre 2008.
Six années plus tard, ces phrases résonnent encore du choc qu'elles ont provoqué sur l'assistance. Le Premier Ministre à l'époque, Abbas El Fassi, la Ministre des sports, Nawal Moutawakil, le Président du Comité National Olympique Marocain, Housni Benslimane et tout un parterre composé de dirigeants, de techniciens et d'hommes de médias ne s'attendaient pas à «ce» message dont le ton ferme et franc va résonner dans les esprits comme un puissant révélateur .
La lettre royale décrivait, avec minutie, le lent dépérissement de la chose sportive au niveau national.
On en jugera par les phrases suivantes :
«On ne saurait atteindre l'objectif de promouvoir le sport, qu'en dépassant les dysfonctionnements qui le pénalisent. Ces entraves vont, en effet, à l'encontre des nobles objectifs qui y président et du rôle essentiel qui lui échoit pour l'ancrage des valeurs de patriotisme et de citoyenneté digne et pour l'édification d'une société démocratique, moderne et saine. Parmi les manifestations les plus criantes de ces dysfonctionnements dans le paysage sportif, l'on observe que le sport est en train de s'enliser dans l'improvisation et le pourrissement et qu'il est soumis par des intrus à une exploitation honteuse pour des raisons bassement mercantilistes ou égoïstes » (...)
« Nonobstant la multitude des défaillances qui y ont conduit, la situation inquiétante que connait notre sport national est imputable à des carences majeures qui exigent une révision du mode de gouvernance, en vigueur actuellement, dans la gestion des fédérations et des clubs ».
Le réquisitoire est dur, les mots « intrus », « égoïstes », « pourrissement » frappent cruellement au cœur et stigmatisent un état de fait alarmant dont le Souverain a pris l'exacte mesure.
Cet éclatant et étonnant discours reste toujours d'actualité, car, les réformes mises en place nécessitent d'abord un changement profond dans les mentalités, il faut quasiment procéder à un véritable lavage de cerveau.
La situation lamentable du sport dénoncée et révélée au grand jour, ne pouvait plus que changer.
Tout au long de ces dernières années on a senti une amélioration sensible dans la gestion du sport.
Certes, tout n'est pas parfait, il y a tant et tant à faire, mais quand c'est le Chef de l'Etat qui siffle, en personne, la fin de la récréation, tout le monde a intérêt à se mettre au travail.
Magnanime, Sa Majesté Mohammed VI, indiqua par des actions précises la voie à suivre.
On se souvient qu'au tout début de son règne, l'un de ses premiers actes fondateurs pour l'impulsion économique du pays fut de confirmer la candidature du Maroc pour l'organisation de la Coupe du Monde 2006. C'est ainsi que Blatter, en Août 99, eut à lire au siège de la FIFA les deux lettres attestant de la volonté Royale d'accueillir une phase finale de Coupe du Monde. L'une était signée par Feu Hassan II, l'autre confirmant la première était l'œuvre de Mohammed VI dont le soutien total à la campagne de candidature marocaine ne se démentit jamais. Même après l'échec de 2006, le Maroc fut encore candidat pour 2010, et si ce n'étaient les magouilles et les calculs tarabiscotés de la FIFA, notre Royaume aurait pu très largement, et avec faste, chaleur et générosité, accueillir le Mondial 2010.
En effet, le réseau routier, les télécommunications, les aéroports, les stades tout cela connait depuis l'avènement de Mohammed VI une modernisation et une progression remarquables.
Ce ne sont plus deux complexes, Rabat et Casa, qui faisaient l'infrastructure du pays mais bien Agadir, Tanger et Marrakech qui, sortis de terre clament leur droit d'accueillir et d'organiser.
La FIFA, Blatter en tête, après nous avoir « dribblé » pour nos dossiers, voulut prestement se rattraper et dès 2005, organisa son Congrès à Marrakech.
Et désormais, le monde entier, prenant acte de l'injustice faite au Maroc, préconise que le Mondial de foot 2026 soit déclaré acquis pour le Maroc.
Les batailles menées donc pour nos candidatures n'auront pas été vaines, d'autant qu'elles ont contribué à dénoncer le système, largement corruptible, d'attribution des Coupes du Monde.
La FIFA ne pouvant plus faire face aux scandales a carrément changé son fusil d'épaule, désormais ce n'est plus le comité exécutif avec ses 24 membres qui désignera le pays organisateur, mais bien le Congrès général avec ses 209 associations nationales. Ce qui nous laisse envisager, Inchaa Allah, un plébiscite planétaire pour 2026.
Mais d'ici là, comment aura évolué notre paysage sportif ?
Nous l'avons dit, ci-dessus, il évolue vers un léger mieux, sensiblement et résolument. Donnant l'exemple, comme toujours, le Souverain en créant l'Académie Royale Mohammed VI, centre de formation pour jeunes footballeurs, a voulu démontrer que le progrès ne peut se faire sans que les futures générations n'aient été formées techniquement et avec des principes éducationnels très stricts. Ce sont des professeurs, techniciens et encadreurs de haut niveau pédagogique et de haute moralité qui veillent au grain à l'Académie où en plus de l'apprentissage du foot, les réussites scolaires au « Bac » frôlent les 100 pour cent.
Ayant ce modèle comme locomotive, les clubs se sont réveillés de leur torpeur et, aidés par l'Etat, travaillent à créer de véritables écoles du foot.
Le bon grain est semé, sous le regard vigilant du souverain. La leçon de Skhirat est encore cuisante et personne n'a envie de s'exposer à l'ire royale.
Quand une voie est tracée, il faut la suivre et accomplir sa mission sans faiblir, sinon il faut laisser la place aux autres.
Et là aussi, la Lettre Royale a été très claire « Ce qui est encore plus triste et plus fâcheux, c'est que dans la gestion des fédérations et des clubs, les responsabilités ne sont pas toujours claires, pas plus que ne sont satisfaits les impératifs de transparence, d'efficacité et de démocratie. A ces carences, s'ajoutent, évidemment, l'immobilisme qui caractérise certaines organisations sportives et la fréquence, faible ou quasiment nulle, du renouvellement de leurs instances dirigeantes. En fait, les problèmes d'alternance se réduisent, le plus souvent, à des considérations ou des différends personnels ou catégoriels étriqués ».
Pour pallier cela, des mesures juridiques ont été prises et la nouvelle Loi du sport est en train de faire son chemin et de corriger les mœurs dissolues de l'activité sportive.
L'intérêt royal pour le sport national englobe aussi bien l'élite que la masse, les grandes villes et les plus petites localités. La Nation est Une, les citoyens ont partout les mêmes besoins et c'est ainsi que l'effort d'édification des infrastructures a touché nos campagnes et régions éloignées. On peut dorénavant pratiquer l'athlétisme sur piste en tartan à Al Hoceima et jouer au basket, hand, volley dans une belle salle climatisée à Guelmim.
Outre le modèle de l'Académie Royale Mohammed VI, les dirigeants sportifs et toute l'opinion publique ont devant les yeux la gestion modèle qui prévaut dans les fédérations de golf et d'équitation, dont les résultat se font déjà sentir. Des cavaliers ont cette année atteint le niveau mondial, alors que le golf avec le travail fourni par l'A.T.H (Association du Trophée Hassan II) que préside S.A.R Moulay Rachid est en train de devenir l'un des sports les plus importants du pays, alors que son impact sur l'économie et le tourisme est clairement avéré.
On peut citer aussi les fédérations d'athlétisme et de tennis où le travail de longue haleine que mènent MM. Ahizoune et Ghissassi a déjà éliminé, dans un environnent malsain, pas mal de scories.
Sa Majesté le Roi Mohammed VI, accompagné de S.A.R. le Prince Héritier Moulay El Hassan et de S.A.R. le Prince Moulay Rachid, lors de la finale du mondial des clubs.
Ne l'oublions pas, la tâche de relever le sport sera rude, mais lorsque la volonté est là et la route tracée, il ne peut plus y avoir d'excuses.
Et le Roi Mohammed VI, ne laisse jamais passer l'occasion de féliciter et célébrer en grandes pompes, tout exploit et toute victoire.
On se rappelle de 2004 et du retour triomphal réservé aux Lions de l'Atlas, brillants finalistes de la CAN en Tunisie, après avoir infligé une retentissante élimination à l'Algérie.
Dans le Palais Royal d'Agadir, le Prince Héritier Moulay Hassan faisait là, dans les bras de son Auguste Père, sa première apparition officielle.
Ce jour là, l'accueil royal avait une double signification, d'abord il récompensait le parcours du onze national, mais surtout il soulignait les qualités de cette équipe qui, constituée en majeure partie de Marocains évoluant en Europe avaient ouvert les frontières des sélections sportives montrant qu'on est tous Marocains et qu'on reste Marocain quelle que soit la partie du Monde où l'on vit.
Cela parait évident, mais pour certains sombres grognards qui avaient allumé de sordides polémiques autour de nos pros d'Europe, la démonstration royale valait le coup d'être donnée.
L'exemple, toujours l'exemple, et montrer la voie à suivre, voilà la profession de foi sportive que donne le Souverain, pour que le sport soit porteur de progrès et de modernité.
L'an dernier et tout Derb Soltane et Derb Ghallef en vibrent encore de fierté, S.M Mohammed VI a salué de manière solennelle le parcours rajaoui en Coupe du Monde des clubs.
Jamais club marocain, même à l'époque glorieuse des FAR, ne fut à pareille fête.
La réception des Rajaouis au Palais de Casablanca, les primes et dons royaux qui accompagnèrent cet accueil sont autant d'indices de la Volonté Royale de récompenser tous ceux qui font briller le nom du Maroc.
Le challenge est là, la jeunesse marocaine, talentueuse, ne demande qu'à être encadrée et que l'on soit attentif à ses besoins.
La lettre Royale stigmatisante et dérangeante, en ce sens qu'elle a bousculé la fourmilière où sévissait confortablement toutes sortes d'individus à été le signal fort donné par le Souverain.
Comme un gros pavé dans la mare, elle a provoqué des vagues qui ont parcouru le paysage sportif le transformant ostensiblement.
Plus personne désormais, ne peut se prévaloir de l'impunité en se déclarant simple amateur ignorant.
Les choses sont claires et nettes. Il faut travailler à l'essor sportif national. Les honneurs sont au bout de la réussite. L'enjeu en vaut la chandelle.
Cela bien compris, sûr que le meilleur est à venir.
N. Salmi


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