DR ‹ › L'Organisation Marocaine des Droits de l'Homme (OMDH) a fermement dénoncé la fermeture et la mise sous scellés du siège de l'Association des familles des disparus en Algérie (SOS Disparus) par les autorités algériennes. Selon l'OMDH, cette action s'inscrit dans une «politique systématique de harcèlement» visant les familles des victimes de disparitions forcées ainsi que les défenseurs des droits humains. Dans un communiqué, l'OMDH qualifie cette décision d'«arbitraire», soulignant qu'elle cible directement les efforts pacifiques des familles cherchant à connaître le sort de leurs proches disparus durant la décennie noire en Algérie (1991-1999). L'organisation marocaine met également en lumière le contexte particulier de cette mesure, survenant près de deux mois après l'interdiction d'entrée en Algérie de Nassera Dutour, présidente de SOS Disparus. L'OMDH y voit une pression croissante sur les acteurs associatifs impliqués dans ce dossier sensible. Face à cette situation, l'OMDH appelle les mécanismes compétents des Nations unies, notamment le Groupe de travail sur les disparitions forcées ou involontaires et le Rapporteur spécial sur les défenseurs des droits de l'homme, à intervenir d'urgence auprès des autorités algériennes. L'objectif est de garantir le droit de l'association à s'organiser librement et à poursuivre son action en faveur des familles des disparus. L'association «SOS Disparus» recense et documente depuis des années des milliers de cas de personnes portées disparues dans les années 1990 en Algérie. Le nombre de disparus est souvent estimé à plus de 20 000 personnes, dont le sort reste, à ce jour, inconnu.