Le RNI sans Akhannouch : La fin de l'homme-parti et l'épreuve de la vérité électorale    Plénière lundi dédiée aux questions orales au Chef du gouvernement    Coupe des Champions féminine : diffusion mondiale inédite pour la phase finale    CAN 2025 : quand le Maroc élève le football africain aux standards FIFA    Maroc : Les examens scolaires reportés aux 20 et 21 janvier en raison de la finale CAN 2025    Paris accueille l'Oriental Fashion Show 2026    Importation des motocycles : L'État renforce le contrôle de conformité aux frontières    Voici la hauteur des pluies enregistrées ces dernières 24H    Equipe nationale : Neil El-Aynaoui, la nouvelle dynamique des Lions de l'Atlas    ChatGPT dévoile son outil de traduction et défie Google et DeepL    Gel des visas d'immigration aux USA : le Maroc visé    Trump annonce le début « officiel » de la deuxième phase du plan de paix américain pour Gaza    L'opposante vénézuélienne Machado offre sa médaille du prix Nobel de la paix au président Trump    Brésil : Bolsonaro transféré dans une prison mieux adaptée à son état de santé    Nomination. Noufissa Kessar à la tête du Groupe Al Mada    La Chine expédie 285 millions de smartphones en 2025    IA souveraine : les dessous du partenariat Maroc–Mistral    CAN 2025 : quatorze joueurs de Ligue 1 à l'affiche Maroc-Sénégal    Edito. Leçon de «niaque»    Revue de presse de ce vendredi 16 janvier 2026    UE–Maroc : Bruxelles mandate la Commission pour négocier un nouvel accord de pêche durable    007 First Light : quelle configuration PC pour jouer sans compromis    Augmentation de capital de RISMA: les détails de l'opération    Températures prévues pour le samedi 17 janvier 2026    Maroc : Bilan 2025 du ministère public marqué par un renforcement de la protection sociale et judiciaire    Maroc–Arabie Saoudite : coopération renforcée dans le secteur minier    La FNM et la Fondation du Patrimoine Culturel Prussien scellent un accord stratégique à Rabat    Les femmes au cœur du récit africain : « Lignes Blanches, Sang Commun »    CAN 2025. Les fan zones deviennent aussi des vitrines de l'artisanat    Youssef En-Nesyri courtisé par un cador de la Seria A    Transferts : Des géants européens ciblent Ayyoub Bouaddi    Rabat : La FNM et la Fondation du patrimoine culturel prussien signent une convention de coopération    Le gouvernement intègre officiellement la Fête de l'Unité dans la liste des jours fériés    L'Inspecteur Général des FAR s'entretient avec le Commandant de la Force de la mission onusienne    CAN 2025 : une délégation britannique s'informe du dispositif marocain de sécurité des événements sportifs    2025, Annus horribilis pour Alger    «Happy for the players, the public deserves this final», says Regragui    CAN 2025: «Contento por los jugadores, el público merece esta final» (Walid Regragui)    Drame familial à Jerada : un père tue ses deux filles adolescentes et prend la fuite    En quête de légitimité, le polisario cherche à siéger au CPS de l'UA    Soutien social : Baitas met en avant l'élargissement des bénéficiaires et défend une réforme en phase d'exécution    Etats-Unis : le Maroc inclus dans la suspension du traitement des visas d'immigration    OMM : 2025, l'une des trois années les plus chaudes jamais enregistrées    La Russie estime que les possibilités de l'Ukraine se "réduisent" pour négocier    Maroc–Suriname : engagement réaffirmé pour renforcer la coopération bilatérale    Depuis le Sahara, Madonna «ne peut pas se détacher du Maroc»    Berlinale 2026 : Assarab d'Ahmed Bouanani programmé aux Berlinale Classics    Khartoum : retour officiel du gouvernement soudanais    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



L'intégration économique en marche
Publié dans Challenge le 16 - 05 - 2009

Les patrons maghrébins ont décidé de l'intégration économique de l'UMA. De ce fait, ils poussent leurs dirigeants à leur emboîter le pas. Réunis pour deux jours à Alger, entre discours et engagements, que de chemin à parcourir !
Peut-on réellement séparer l'économique du politique? Tout laisse croire que l'équation est inédite par le nombre d'inconnues qu'elle comprend. Mais une chose est sûre. Le ministre algérien de l'Emploi, Tayeb Louh et à travers lui, les membres du gouvernement de son pays, s'y accrochent. « Les pays de la communauté européenne se sont regroupés autour du charbon avant de s'unir en Union européenne. Nous devons travailler cela avant de le faire politiquement ». Et le «nous» représente les cinq pays du Maghreb, Maroc, Algérie, Tunisie, Libye et Mauritanie. Les opérateurs économiques des «cinq» comptent bien, suite à la constitution de l'union des employeurs maghrébins, relever ce challenge. L'un des premiers pas, c'est la tenue en juin prochain, à Rabat, de l'assemblée générale de la banque d'investissement du Maghreb. Au menu, la définition des statuts et la constitution du capital qui s'élèverait à 500 millions de dollars. Il semblerait que jusqu'à présent, seuls deux pays aient déposé les fonds. La création est annoncée pour cette fin d'année.
Ils sont venus, ils étaient tous là….
Alors que s'est-il réellement passé durant ces deux jours à Alger ? Ils sont venus, ils étaient tous là. Les membres du gouvernement du pays d'accueil, les représentants et les opérateurs des pays de la région ciblée. Mais ils s'étaient tous donné le mot : n'aborder le volet politique que sur le ton de la conciliation. Les flash-back historiques n'ont pas manqué, notamment sur la série des actes manqués. La dimension nécessaire de l'UMA a été soulignée à maintes reprises. La crainte des effets de la crise y est pour beaucoup. D'ailleurs, les propos du directeur adjoint du FMI pour la région Mena, Amor Tahiri, abondent dans ce sens : « les solutions existent et nous ne les utilisons pas ». Et reprenant les dires du président de l'Union maghrébine des employeurs (UME), Hédi Dijilani, il ajoute : « aujourd'hui, il s'agit d'une déclaration pour la maghrébisation de la production, l'heure est aux groupements régionaux ». Des discours qui, d'un côté, témoignent d'une véritable prise de conscience de l'impératif d'ouverture à la libéralisation, mais également à une prise de position par rapport à la globalisation. « La meilleure défense contre la mondialisation qui nous submerge actuellement est de réaliser l'union », a souligné Abdelhamid Temmar, ministre algérien de l'Industrie et de la Promotion des investissements. Et les chiffres ne manquent pas d'acuité. Une étude réalisée par un bureau de consulting commanditée par l'Etat algérien souligne le manque à gagner inhérent au retard de l'intégration économique. Le raisonnement est des plus simples. C'est l'Union européenne (UE) qui profite de la situation. Selon les experts, l'UE la favorise en signant des accords d'association séparés avec chacun des pays du Maghreb. C'est ainsi que vers l'UE, l'Algérie écoule 62% de ses exportations et en importe 58%. Pour le Maroc, les échanges commerciaux sont de l'ordre de 60%. Quant à la Tunisie, 78% de son export sont destinés à l'UE et 72% de ses importations en proviennent. Au total, l'absence de marché commun maghrébin coûte aux pays membre 2% de son PIB annuel.
Une bonne foi transparaît
A travers les interventions de la partie algérienne essentiellement, une bonne foi certaine transparaît, sauf que les discours pêchent par manque de pragmatisme. En revanche, force est de reconnaître que les représentants du patronat marocain ont déjà fait leurs premières armes. A leur tête, Moulay Hafid El Alamy n'a pas mâché ses mots, même si tout laisse supposer que les revirements de situation dans le cadre de la succession à la présidence de la CGEM le préoccupaient. « En tant qu'opérateurs, nous devons prendre nos responsabilités. Nous avons tous des problèmes de démarches. Alors si le Maghreb ne marche pas, cela relèverait de notre responsabilité», a-t-il affirmé durant la session portant sur la présentation des success stories de la région (Aico, la holding libyenne, Sogeports pour l'Algérie, Polina le groupe tunisien et Capital Consulting pour le Maroc). Et c'est le seul qui s'est véritablement engagé devant les opérateurs présents. Il déclare aux opérateurs maghrébins implantés au Maroc : «donnez-moi vos problèmes, je m'en occuperais ». Certes, ce mandat à la tête de la CGEM arrive à son terme, mais par cet appel, il engage le futur président de la confédération. Une autre fonction lui est ainsi assignée, celle d'être l'interlocuteur « exclusif » des entrepreneurs maghrébins du Maroc.
Par ailleurs, la grande majorité des entreprises algériennes exposant durant l'événement représente les différents secteurs du pays. Et cela a fait l'objet d'une longue exposition durant les débats. Le dernier-né, celui de Djem Djem, a été présenté, certes d'une manière tacite par la société des ports d'Alger comme le concurrent direct de Tanger Med.
Tanger Med inspirerait-il une certaine crainte ? Direction Jamal Mikou, directeur général de Tanger Free Zone (TFZ). Quel votre sentiment ? Quelle serait la stratégie envisagée pour faire face à cette concurrence ? C'est sans hésitation aucune qu'il lance que seul El Hadi saurait en parler. Alors, lorsqu'il est interpellé sur cette volonté des opérateurs maghrébins de mettre en place une zone franche maghrébine, il accepte toutefois d'émettre un avis. « On a le temps de voir venir. La zone franche de Tanger, ce ne sont pas moins de 400 entreprises implantées et 40.000 emplois. C'est la preuve que ça marche. D'ailleurs, un opérateur tunisien qui fait dans la sous-traitance automobile y opère déjà ». Et l'apport de cette intégration maghrébine ? « C'est un marché comptant cinq pays et qui permettrait d'augmenter notre compétitivité par rapport à l'Europe». Mais il ne manque pas de souligner que les participants semblent méconnaître les avantages fiscaux dont bénéficient notamment les investisseurs étrangers dans cette zone. Et bien oui. Deux jours ne suffisent pas à une véritable mise à jour. Même si les opérations B to B se sont multipliées entre opérateurs. Quantifier les marchés contractés ou encore les partenariats n'est pas encore possible. Sauf que la déclaration d'Alger a fixé toutefois l'engagement des institutionnels et hommes d'affaires à se rencontrer plus souvent. Le lancement d'un site web informatif sur les procédures des uns et des autres est également à l'ordre du jour. Accroître les liaisons aériennes entre les pays du Maghreb est aussi d'actualité. A suivre donc les accords open sky entre les compagnies…


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.