La CEDEAO suit avec une « grande préoccupation » l'évolution de la situation au Burkina Faso    Compteur Coronavirus : 11 nouveaux cas, plus de 6,81 millions de personnes ont reçu trois doses du vaccin    Jazz au Chellah : Dock in Absolute et Ernesto Montenegro Quintet étalent leurs talents    Présidentielles au Brésil: Bolsonaro confiant, Lula appelle à la paix    Casablanca / L'Boulevard : Des débordements entachent la joie des festivaliers    Les liens historiques entre le Maroc et le Pérou ne peuvent être altérés par des positions volatiles    Skhirate-Témara : 700 bénéficiaires d'une caravane médicale    Mondial de football pour amputés : Le Maroc s'incline face au Brésil    Mondial-2022: le Maroc et le Qatar annoncent un accord portant sur la sécurité de l'événement    L'Boulevard envers et contre tout !    Migrants : quatre morts et vingt-neuf disparus au large des Canaries    le ministère des Affaires étrangères met une cellule de suivi et des numéros de téléphone à la disposition de la communauté marocaine    Prévisions météorologiques pour le lundi 03 octobre 2022    Conférence autour du livre «Tifawin» de Khadija Rchouk    Vidéo : Quand Tarab Ambassadors fête comme il se doit la fête d'Al Mawlid    Insolite : Le prince moulay Hicham pousse la chansonnette dans la rue    Migrants clandestins : les familles des disparus haussent le ton    Le FACDI, un incubateur pour le développement de la coopération Sud-Sud    Burkina Faso: sous fond de rivalité entre la Russie et la France    L'armée ukrainienne reprendra d'autres villes du Donbass « dans la semaine à venir », affirme Zelensky    L'hommage de la famille Jamali    Le Maroc en quête des drones chinois "Wing Loong II"    La Libye s'oppose au projet de gazoduc transsaharien porté par l'Algérie    Liquidité bancaire: le besoin à 77,5 MMDH au T2-2022 (BAM)    Guelmim : Journée d'étude sur la problématique de la gestion des ressources hydriques dans la région    Le Maroc compte présenter sa candidature    Marc Lasry, le Marocain copropriétaire de la franchise NBA des Bucks veut racheter l'Inter Milan    Quelle culture voulons-nous ?    Israël : une cellule locale de l'Etat islamique démantelée    L'Ambassade du Maroc met en place une cellule de suivi    Falsification de visas : Arrestation d'une vingtaine de membres d'un réseau criminel    «Crise cardiaque.... Chaque minute vaut une vie»    Le FNUAP salue les progrès du Maroc    Nigeria : l'ARM participe à la 2ème conférence du Réseau des gouvernements infranationaux d'Afrique    Le Maroc au CPS de l'UA: Une consécration de la confiance dont jouit le Royaume    Un témoignage du Bâtonnier Abdelaziz BENZAKOUR    Mohamed Joudar succède à Sajid à la tête de l'UC    Signature d'un Mémorandum d'Entente entre l'ARM et le Forum des Gouverneurs du Nigéria    Renouvellement du Conseil national de la presse : le torchon brûle entre la Fenajic et le gouvernement    SM le Roi félicite le Prince héritier d'Arabie Saoudite    Art et culture : Une Fondation pour El Jadida    Semaine dans le rouge pour la Bourse de Casablanca    Le ministère ne se chargera plus des équivalences des diplômes obtenus à l'étranger    Prêt-à-porter. Camaieu Maroc dans la tourmente    Clôture en apothéose à Dakhla de "Prince Héritier Moulay El Hassan Kitesurfing World Cup 2022"    Programme des principaux matchs du dimanche 2 octobre    L'Ambassade du Maroc met en place une cellule de suivi de la situation au Burkina Faso    CHAN-2022 (tirage): Le Maroc hérite du Soudan, Madagascar et Ghana    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Les raisons du gouffre financier de la SAMIR
Publié dans Challenge le 04 - 09 - 2015

Le cheikh Al Amoudi, principal actionnaire et président du conseil d'administration de la Samir
L'affaire de la Samir ne date pas d'aujourd'hui. Elle remonte à 2005, année du transfert du contrôle de 67,27% du capital et des droits de vote de la SAMIR à la société suédoise Corral Morocco Holdings AB. Cette dernière était filiale de Corral Petroleum Holdings AB, une société de droit suédois, intervenant majeur dans le secteur du raffinage. En 2006, Corral Petroleum Holdings AB a vendu la totalité des actions détenues dans Corral Morocco Holdings AB, au profit de Corral MoroccoGas and Oil AB, contrôlée elle-même par la societé Moroncha Holdings Co. Limited détenue à 100% par le Cheikh Mohammed Hussein Al Amoudi.
La vache à lait d'Al Amoudi
Du coup, la Samir est passée dans le giron d'une personne physique. Depuis, la SAMIR n'a jamais bénéficié d'un accompagnement financier de la part d'Al Amoudi à la hauteur du potentiel de l'activité de la société.
« Après avoir injecté peu d'argent dans la Samir, Al Amoudi a commencé à utiliser la raffinerie comme une vache à lait pour bénéficier des dividendes. Ces dividendes auraient pu être investis pour être à même de suivre les mutations du marché à l'international ou auraient pu, simplement, servir au remboursement des dettes du groupe », précise à Challenge.ma Othmane Benassila, analyste financier à CDMC.
Pourquoi cet endettement colossal?
De plus, la Samir a investi massivement près de 30 milliard de DH sur la base quasi-exclusive de la dette sur la période 2004 à 2009. Une dette qui n'a pas cessé d'augmenter pour cumuler aujourd'hui à 43 milliards de DH dont 13 milliards de DH dus à la douane.
Trois éléments ont perturbé la capacité de remboursement de la SAMIR. Le premier est la gestion non optimale de la forte volatilité des cours de pétrole qui s'est traduite en 2008 par une perte de 1,2 milliard de DH. Cette perte a atteint 3,4 milliards de DH en 2014.
Le second élément est l'absence d'un contrat de couverture. « Il est absurde qu'une raffinerie comme la SAMIR qui achète du pétrole brut ne dispose pas de contrats de couverture contre les fluctuations des cours des matières premières », juge Othmane Benassila.
Le troisième élément est le recours de certains distributeurs à l'importation directe de produits raffinés, ce qui a pu constituer un manque à gagner pour la SAMIR. En effet, la Samir détient une part de marché à peine de 57% sur le Maroc à cause de la concurrence des distributeurs qui optent souvent pour l'import. Ainsi, le raffineur est obligé d'écouler une partie de sa production à l'export à des prix moins rentables. D'ailleurs, pour limiter son manque à gagner, la SAMIR a investi dans la distribution via sa nouvelle filiale de distribution de carburants et combustibles (SDCC).
Un enjeu stratégique pour l'Etat
Les banques qui ont prêté beaucoup d'argent à la Samir se retrouvent exposées. L'office des changes vient d'inviter les banques intermédiaires agréées à soumettre provisoirement, à l'autorisation préalable, à compter du 2 septembre 2015, «toute opération de transfert de fonds ordonnée par la Samir ou par les entités relevant de cette entité, de son Président-Directeur Général ou de son Directeur Général ».
L'intervention des pouvoirs publics pour éviter tout risque de faillite de la Samir est surtout politique vu le caractère stratégique du raffineur. « C'est une question d'image pour le pays et de positionnement géographique. Au-delà de ça, la faillite de la Samir n'aura pas un impact sur l'économie marocaine car les distributeurs pétroliers ont déjà recours au marché international », avance Othmane Benassila.
Bio : Financière de formation, Khennach Kaoutar est passionnée par l'investigation et la rédaction. Depuis son plus jeune âge, elle a voulu être journaliste. En intégrant l'équipe des Editions de La Gazette, Khennach Kaoutar joint l'utile à l'agréable pour devenir journaliste financière.
Parcours universitaire : Titulaire d'une licence fondamentale en sciences de gestion et d'un master de recherche en Monnaie Finance Banque et Assurance.
Activité préférée : Cuisine et Voyage
Citation préférée : «Tout ce que l'esprit peut concevoir et croire, il peut aussi l'obtenir» – Napoleon Hill


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.