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Agences de voyages/Covid : ce qu'attendent les opérateurs de la ministre du Tourisme
Publié dans EcoActu le 05 - 01 - 2022


Ecrit par L.Boumahrou |
Les opérateurs des agences de voyages broient du noir et lancent un ultime SOS. Compte tenu de la situation actuelle, les professionnels du voyage ont adressé un plan de sauvetage à la ministre du Tourisme regroupant un ensemble de mesures qu'ils jugent indispensables à la survie des agences de voyages.
En continuant à prendre en otage les économies, la pandémie du Covid a fait plus de dégâts que prévu. Environ 2 années de perturbations et de manque de visibilité ayant entrainé la faillite de plusieurs secteurs. Le tourisme a été sans doute l'un des secteurs les plus touchés et il continue de l'être.
Les composantes de ce secteur ont dû se plier aux décisions gouvernementales pour faire face à cette crise sanitaire au détriment de leur survie. Mais certains arrivent à bout. L'absence de visibilité et les charges (loyers, impôts, échéances de crédit, assurances, charges salariales…) qui s'accumulent, plongent les acteurs du secteur dans un chaos total.
Parmi les acteurs du secteur qui broient du noir, ceux des agences de voyages. La fermeture des frontières est tombée comme un couperet sur un secteur qui espérait lever la tête après une reprise de l'activité qui n'a que peu duré.
C'est un appel de détresse que les agences de voyages ont lancé ce mardi 4 janvier lors d'un sit-in organisé devant le Ministère du Tourisme. Elles sont 1.540 agences à travers le Maroc employant environ 10.000 personnes (emplois directs) qui risquent aujourd'hui la faillite.
« C'est le dynamo de l'industrie touristique qui plonge dans le noir », nous a affirmé Rajae Ould Hmada, Présidente du Comité Communication de l'Association Nationale des Agences de Voyages du Maroc (ANAVM) qui déplore que le secteur fait face également à une fuite des compétences vers les destinations qui recrutent en masse (Dubaï et Qatar).
Les propriétaires des agences dénoncent l'effondrement du secteur à cause de la fermeture des frontières et de l'application d'un ensemble de mesures restrictives. Pis encore, ils déplorent le fait qu'ils soient livrés à leur sort, ne bénéficiant d'aucun accompagnement ou de mesure à la hauteur de leurs attentes et de leurs besoins, que ce soit de la part des autorités concernées ou des entreprises nationales qui, selon eux, n'ont pas contribué, même partiellement, à atténuer les dommages causés à ce secteur. Seul soutien, celui des indemnités forfaitaires allouées par le fonds spécial dédié à la gestion de cette pandémie. Un soutien qui reste très limité et qui ne bénéficie pas à tous les employés du secteur.
Malheureusement, eu égard à l'évolution de la pandémie à travers le monde, la situation de ces opérateurs risque de s'aggraver davantage. L'Association estime que cette crise sanitaire signera la fin tragique de ce corps de métier.
« Ceci est loin d'être une exagération ou un excès de pessimisme, car les transactions internationales constituent la majorité de l'activité des agences de voyages. Ainsi, il nous est difficile d'entrevoir une lueur d'espoir tant que la fermeture des frontières continue », déplore l'Association.
Cahier revendicatif : les principales mesures
Le sit-in avait donc pour objectif de sensibiliser tous les acteurs nationaux à l'état dramatique de ce secteur employant des milliers de personnes et censé contribuer au rayonnement de la destination Maroc au niveau international. Les professionnels de voyages ont ainsi élaboré un plan de sauvetage adressé à la Ministre du Tourisme et regroupant un ensemble de mesures qu'ils qualifient d'indispensables à la survie des agences de voyages.
Parmi les mesures contenues dans ce cahier revendicatif, une exonération totale de la taxe professionnelle pour les années 2020/2021/2022 ainsi que la réduction de la taxe sur la valeur ajoutée de 20 à 7% en fonction de la nature de l'activité des agences de voyages, étant donné que la plupart des achats de services se font à l'étranger et la taxe sur la valeur ajoutée payée à l'étranger n'est pas remboursable.
Sur le plan social, l'Association revendique l'annulation de tous les frais d'inscription relatifs à la sécurité sociale pour les exercices 2020/2021/2022 ainsi que la réduction des frais d'inscription à 50% après la levée de l'état d'urgence afin de préserver les emplois. Aussi, les opérateurs demandent-ils le maintien de l'indemnité forfaitaire pour les travailleurs des agences de voyages sans interruption jusqu'à la levée de l'état d'urgence et le retour à la normale de l'activité économique des agences.
En ce qui concerne les créances et les polices d'assurance, les professionnelles du secteur appellent la tutelle à intervenir auprès des banques et des compagnies d'assurance afin d'établir une convention à l'instar de celle conclue entre l'Etat et ces institutions dans le cadre du plan de sauvetage du secteur de la faillite.
Une convention pour dynamiser le secteur à travers des taux d'intérêt bas et l'intervention de certains fonds de l'Etat pour prendre en charge une partie des intérêts. Un moratoire de report des prélèvements bancaires jusqu'à ce que le secteur reprenne son activité économique figure également parmi les doléances.
La ministre Fatim-Zahra Ammor est également sollicitée pour intervenir auprès du ministère des Finances et de l'Autorité de Contrôle des Assurances et de la Prévoyance Sociale (ACAPS) afin d'arrêter les poursuites judiciaires des compagnies d'assurances contre les agences de voyages concernant les arrièrés des années 2020 et 2021. Khalid Miftah, Secrétaire Général de l'ANAVM a précisé que certaines agences de voyages étaient en état de fermeture et n'ont pu notifier à la compagnie d'assurance la résiliation du contrat d'assurance deux mois avant les échéances.
« Inviter le ministère des Finances et l'ACAPS à revoir ce produit lié à l'assurance dans sa forme constitutionnelle et fonctionnelle. Ce produit n'est pas commercialisé par toutes les compagnies d'assurance d'une part. D'autre part, il n'est pas clair et n'inclut pas les droits de l'assuré. De plus, les conditions économiques ont changé ce qui impose la révision du cadre régissant cette pratique », a tenu à précisé Khalid Miftah dans la lettre de doléances adressée à la ministre. La balle est désormais dans le camp de la ministre de tutelle qui, rappelons-le, chapote un secteur dont les composantes sont toutes en crise.


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