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Crise au Moyen-Orient : les matières premières rattrapées par la crise
Publié dans Les ECO le 18 - 03 - 2026

Le choc géopolitique au Moyen-Orient remet les matières premières sous tension et ravive les craintes sur l'énergie, l'agriculture et les grands équilibres mondiaux.
Les marchés mondiaux des matières premières ont retrouvé un niveau de tension rarement observé depuis plusieurs mois. Ce regain de nervosité ne procède pas d'un simple mouvement spéculatif. Il s'ancre dans une rupture logistique majeure, provoquée par la paralysie du détroit d'Ormuz et par la dégradation rapide du contexte géopolitique au Moyen-Orient.
Dans sa dernière note hebdomadaire, BKGR montre à quel point ce choc recompose en profondeur la hiérarchie des marchés, en propulsant les produits énergétiques et agricoles au cœur des inquiétudes internationales.
L'énergie redevient le centre de gravité des marchés
Selon BKGR, la crise actuelle affecte directement un couloir stratégique par lequel transitent près de 20% à 30% des flux mondiaux de pétrole et de gaz naturel liquéfié. À cette contrainte s'ajoute la suspension des opérations du port de Jebel Ali à Dubaï après des attaques aériennes, ce qui accentue les perturbations sur les échanges régionaux.
Dans ce contexte, le Brent se maintient à un niveau élevé de 102,7 dollars le baril, en hausse hebdomadaire de 3,82%, tandis que le WTI atteint 96,9 dollars, en progression de 2,29%. Le gaz naturel américain recule légèrement à 3,1 dollars par MMBtu, mais BKGR y voit surtout un ajustement technique dans un marché dont le sentiment reste extrêmement tendu.
Cette poussée des cours pétroliers ne se limite pas au brut. Elle se diffuse à l'ensemble de la chaîne énergétique. Sur le marché de Rotterdam, l'essence s'échange autour de 81,9 dollars le baril et le diesel à 112,5 dollars. Plus significatif encore, la marge de raffinage bondit de 71% à 18,9 dollars le baril, signe que la tension porte désormais autant sur la transformation que sur l'approvisionnement. Autrement dit, le marché ne redoute plus seulement une hausse des prix. Il commence à intégrer le risque d'une désorganisation durable des circuits d'acheminement.
Les céréales entraînées par le choc des engrais
Le second enseignement de la note de BKGR concerne les commodités agricoles. La fermeture du détroit d'Ormuz désorganise la chaîne mondiale des engrais, provoquant un renchérissement des intrants et ravivant les craintes de pénuries pour les prochains mois. Ce mécanisme nourrit des achats de couverture sur les marchés à terme et entretient une pression haussière persistante sur les grandes céréales.
Le soja grimpe ainsi à 1 190,1 cents le boisseau, en hausse de 0,82% sur une semaine. Le blé CBOT progresse à 605,3 cents, soit une hausse de 1,22%. Le maïs signe la plus forte progression à 462 cents, un bond de 5,61%, en raison notamment de sa forte dépendance aux fertilisants azotés, dont près de 30% transitent par Ormuz. Ce déplacement du risque vers les marchés agricoles rappelle une réalité souvent sous-estimée.
Dans un monde fragmenté, l'énergie et l'agriculture ne peuvent plus être analysées séparément. Quand les routes maritimes se grippent, ce ne sont pas seulement les hydrocarbures qui flambent. Ce sont aussi les coûts de production agricole, les anticipations de récolte et, à terme, les équilibres alimentaires qui sont mis sous pression.
Les métaux entre arbitrages et prudence
Face à cette montée du risque, les métaux précieux n'ont pas tous joué pleinement leur rôle de refuge. Après plusieurs semaines de hausse, l'or corrige à 5.005 dollars l'once, en repli de 2,62%, tandis que l'argent chute plus fortement à 78,9 dollars, soit une baisse de 9,28%.
BKGR explique ce mouvement par un redéploiement des flux spéculatifs vers l'énergie, mais aussi par le renforcement du dollar, qui pèse mécaniquement sur les métaux libellés en devise américaine.
Du côté des métaux de base, le tableau est contrasté. Le plomb recule à 1.901,4 dollars la tonne, le cuivre baisse à 5,7 dollars la livre et le nickel reflue à 17.263 dollars la tonne. Seul l'aluminium résiste avec une légère hausse à 3.389 dollars la tonne, soutenu par les tensions persistantes sur l'approvisionnement énergétique en Europe, au Moyen-Orient et en Asie. Le cobalt, lui, reste stable à 56.290 dollars la tonne.


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