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Loi de Finances 2004
Publié dans Finances news le 05 - 02 - 2004

Avec la poursuite du démantèlement douanier, la chute des recettes fiscales et le recul des exportations de certains produits tels ceux de mer et du textile, l'Etat doit chercher d'autres sources de financement pour l'investissement. Qu'en est-il du bilan 2003 ? et quelles seront les conséquences de la Loi de Finances 2004 sur l'économie nationale. Ce sont des questions auxquelles à répondu Fathallah Oualalou, ministre des Finances et de la Privatisation, lors d'un débat qu'il a animé à la Chambre Française de Commerce et d'Industrie du Maroc.
En vue d'une meilleure analyse de la LF 2004, il s'avère indispensable de prendre en considération le cadre général dans lequel évolue l'économie nationale ainsi que l'importance qualitative des réformes.
A cet égard, il faut retourner un peu en arrière et faire la rétrospective du bilan 2003. M. F. Oualalou annonce que les résultats finaux de l'année 2003 seront communiqués en début de ce mois février lors d'une conférence de presse. Toujours est-il que, selon le ministre, le bilan 2003 est satisfaisant. « Le taux de croissance a atteint 5,5%, mais nous avons l'ambition d'atteindre 6% », affirme-t-il. Il s'empresse aussi d'ajouter: « Nous commençons à voir de nouveaux secteurs qui se distinguent en réalisant de bonnes performances. Il s'agit du BTP, des télécoms et de l'exportation».
Force est de constater que les produits électriques et électroniques destinés à l'export ont généré un montant de 11 milliards de DH. Il s'agit d'un chiffre d'affaires très important, sachant que le phosphate et produits dérivés, eux, réalisent un bénéfice de 12 milliards de DH. L'Etat a encaissé durant l'année précédente 33 milliards de DH des recettes des transferts des RME, 28 milliards de celles touristiques et 22 milliards relatifs aux investissements étrangers (y compris la privatisation de la Régie des Tabacs).
Ces réalisations ont permis, selon le ministre, d'améliorer la notation internationale concernant le Maroc en terme de perspectives.
L'année 2003 a connu l'adoption et l'approfondissement de plusieurs réformes. « Le plus important est qu'il y a une volonté politique de promouvoir les réformes à caractères multidimensionnel, politique, économique et social ». L'implantation des Centres régionaux d'investissement (CRI) a été finalisée, un système de crédit jeunes promoteurs a été mis en place, ainsi que la ligne de crédit relative à la mise à niveau (Foman).
Au niveau diplomatique, 2003 a été l'année du renforcement des relations bilatérales, notamment avec la France et l'Espagne. Le Royaume a tenu aussi à renforcer ses relations avec les pays arabes, notamment les Emirats arabes unies, le Koweït, l'Arabie Saoudite et l'Egypte.
Perspectives de croissance en 2004
Faut-il toujours compter sur les recettes de la privatisation pour équilibrer le budget ? Cette question sans cesse posée par les opérateurs a trouvé quelques éléments de réponse. Pour Fathallah Oualalou, le gouvernement est conscient de la nécessité de chercher de nouvelles sources de financement hors privatisation. Il faut savoir que pour chaque ministère, il existe en parallèle un fonds de développement ; le Fonds Hassan II joue un rôle important dans ce sens. L'État est en train de chercher de nouveaux mécanismes pour améliorer la performance du secteur public et réduire ainsi les dépenses.
Selon l'argentier du Royaume, il est nécessaire de « s'attaquer » à la question de compensation et améliorer les recettes fiscales.
Pour l'année 2004, il est important de capitaliser les réformes et les actions menées en 2003. D'autres réformes seront introduites cette année. Il s'agit de la réforme de la fiscalité locale. L'autre réforme sensible concerne la question de la retraite. Des réflexions seront menées au cours de l'année pour trouver des solutions au déficit dont souffre les différentes Caisses de retraite. Concernant le volet investissement, l'État s'engage à contribuer au développement de certains secteurs tels le tourisme et l'infrastructure. Dans ce cadre, les travaux du projet Tanger-Med vont dans le bon sens ainsi que le programme national de construction des autoroutes. La loi de Finances 2004 prévoit une enveloppe de 44,4 milliards de DH pour l'investissement, l'Etat contribuant à hauteur de 34 milliards de DH, les collectivités locales 6 milliards et le Fonds Hassan II 4,4 milliards.
D'un autre côté, le gouvernement continuera sa politique de solidarité et de proximité. Une politique qui nécessite des fonds bien sûr. Il s'agit de l'approvisionnement en eau potable, l'électrification et le désenclavement du monde rural. La formation professionnelle, l'alphabétisation et la santé publique font également partie de cette politique de proximité.
Programme de privatisation
Pour le ministre des Finances, la privatisation n'est pas un but en soi. Bien au contraire, l'objectif est d'améliorer la performance de l'économie nationale. Selon le ministre, l'année 2004 connaîtra la privatisation de la BCP prévue pour le mois de septembre prochain. Les 16% de Maroc Telecom feront aussi partie du programme 2004. Dans le menu figure également la préparation de la privatisation de la Comanav et d'autres sociétés dans diverses activités.
En analysant les différents points du Budget 2004, Fathallah Oualalou a tenu à mettre le point sur l'importance des réformes ainsi que la conjoncture nationale et internationale. Malgré l'optimisme exprimé par Oualalou, il faut admettre que le taux de croissance réalisé ces trois dernières années est insuffisant pour résorber le chômage. D'un autre côté, davantage d'efforts doivent être fournis pour faire face au démantèlement tarifaire, et chercher de nouvelles sources pour l'investissement.


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