La région de lOriental recèle dénormes richesses et dispose de diverses potentialités lui permettant dêtre lun des principaux pôles économiques et sociaux du Royaume. Pour renforcer léconomie régionale, lÉtat a changé de vision et lancé plusieurs actions pour une relance globale de lOriental. Depuis lindépendance, la région de lOriental a toujours compté sur une «économie frontalière» basée essentiellement sur la contrebande. En labsence de grands projets industriels, ce fléau bat son plein dans la région. Depuis quelques années, lÉtat, qui a opté pour la régionalisation et la déconcentration, a initié certains grands projets pour désenclaver la région et développer son économie. Il sagit plus particulièrement de chantiers de renforcement des infrastructures de bases et daide à linvestissement. Il faut rappeler dans ce cadre que lors de sa visite à Oujda, en mars 2003, SM le Roi Mohammed VI avait donné ses instructions pour la création du Fonds de lOriental, doté de 300 millions de DH. Dans ce cadre, plusieurs programmes ont été proposés par le CRT (Centre Régional de lInvestissement) de lOriental. Il sagit notamment de programmes de promotion et dencadrement de prêts de linvestissement, dappui à lauto-emploi, dappui à la création de la petite entreprise et de soutien à linvestissement via le Fonds de garantie. Lensemble de ces programmes a été proposé aux autorités chargées de la mise en place de la dotation du Fonds de lOriental. Renforcement des infrastructures Pour ce qui est des infrastructures routières et ferroviaires, quatre programmes ont été lancés. Il sagit de lautoroute Fès-Oujda actuellement en phase détude. Le budget alloué à cette autoroute, longue de 320 km, est estimé à 7,67 milliards de DH. La rocade méditerranéenne, dont la fin des travaux est prévue en 2006, sétend sur 196 km et nécessite un investissement de 1,30 milliard de DH. Quant à la double voie ferrée Oujda-Nador, dune longueur de 120 km, elle requiert une enveloppe de 434 millions de DH. La nouvelle voie Taourirt-Nador de 117 km, sera réalisée grâce à un budget de 2,20 milliards de DH. Sur le plan social, un vaste programme dadduction deau potable de la ville dOujda-Taourirt et El-Laayoune Charkia a été mis en place. Ce programme, dont le coût sélève à 750 millions de DH, est pris en charge par lONEP (Office National de lEau Potable). Dun autre côté, un CHU (Centre Hospitalier Universitaire) verra le jour à Oujda très prochainement. Ce projet, dont le coût est évalué à 525 millions de DH, sera réalisé par le ministère de la Santé publique en collaboration avec le ministère de lEnseignement supérieur. Les pouvoirs publics optent également pour le renforcement de la formation des jeunes dans la région. Dans ce cadre, une Faculté de médecine sera construite à Oujda ainsi que certaines écoles supérieures spécialisées dans le commerce, la gestion, larchitecture, la finance et lhôtellerie. Le but : faire de lOriental un pôle de formation de haut niveau. LOriental, un grand potentiel touristique Le projet phare dans la région est celui de la nouvelle station touristique de Saïdia. Les travaux de ce projet ont été lancés en mars 2004. La capacité totale de cette station est de 27.550 lits. Le projet, dont le coût global dinvestissement est estimé à 8,9 milliards de DH, contribuera à la création de 48.000 emplois. Dautres projets, concernant lidentification des sites dintérêt touristique et le développement de produits de niches et de protection des unités daménagement touristique, sont aussi programmés. LOriental offre plusieurs opportunités dinvestissement dans les domaines touristiques, balnéaire, rural et de niches. À titre dexemple, les zones touristiques de Ras El Ma, Marchica Arekmane, Marchica Boukhama et El Kalat offrent dénormes opportunités dinvestissement. Sur le plan industriel, la région recèle des richesses minières intéressantes (bentonite, barytine, apatite, magnétite et manganite) et peut développer une industrie très dynamique. Dans ce cadre, les pouvoirs publics, en partenariat avec le secteur privé, prévoient pour les cinq années à venir la mise en place dune zone franche logistique, dune zone industrielle à Béni NSar ainsi que de deux parcs industriels à Sélouane et Berkane-Triffa, dédiés aux projets des petites et moyennes industries. Les deux parcs pourraient jouer un rôle despace pour la sous-traitance et le soutien au développement des PME-PMI de la région de lOriental. La volonté politique de lÉtat, visant à créer une dynamique économique dans cette région, ainsi que limplication des élites et des entrepreneurs locaux dans cette dynamique feront certainement de lOriental un grand pôle économique du Royaume.