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Assurances : Dans l'attente de Solvency II
Publié dans Finances news le 26 - 04 - 2012

La future réforme Solvency II entrera en vigueur le 1er janvier 2014.
120 milliards de DH placés par les compagnies d'assurance.
Comme l'ensemble des institutions financières, les compagnies d'assurance ont souffert ces dernières années de la baisse des marchés financiers. Et doivent aujourd'hui plus que jamais rassurer leurs partenaires et clients au travers de process adaptés. D'où l'intérêt majeur porté à la gestion actif-passif, appelée communément Asset Liability Management (ALM). C'est d'ailleurs ce qui ressort de l'intervention de Pierre Devolder, professeur à l'université de Louvain, en Belgique, lors du premier Forum International de l'Assurance (FIA), qui a porté sur «Solvency II et Gestion Actif-Passif : tendances internationales».
L'ALM est considéré comme l'un des métiers les plus complexes du marché de l'assurance. Il doit à la fois maximiser la performance et la valeur de la compagnie d'assurance, tout en limitant les risques financiers et en respectant les différentes contraintes réglementaires. Ce que soutient d'ailleurs Devolder qui considère l'ALM comme «un mode de gestion visant à coordonner les décisions relatives à l'actif et au passif, dans le but d'atteindre des objectifs financiers, compte tenu des contraintes réglementaires et comptables». De ce fait, l'ALM peut être considéré comme étant un vecteur chargé d'élaborer les recommandations de pilotage de l'activité d'une compagnie d'assurance. Ce pilotage est basé sur la stratégie commerciale et aussi sur la stratégie d'allocation de placements.
D'après la FMSAR (Fédération Marocaine des Sociétés d'Assurance et de Réassurance), les placements des compagnies d'assurance marocaines s'élèvent à près de 120 Mds de DH. Ils sont principalement constitués de placements dans les sociétés cotées à la Bourse de Casablanca, qui représentent ainsi près de 60% des placements. Contrairement aux assureurs européens qui optent davantage pour les actifs obligataires, les compagnies marocaines d'assurance sont beaucoup plus présentes sur les actions. Certes, cette classe d'actifs est considérée comme risquée, mais sa détention s'inscrit dans une logique de rentabilité. Et par conséquent, reste concurrentielle. C'est d'ailleurs l'objectif commun de toute stratégie ALM qui vise à adosser les actifs et les passifs pour diluer les risques de marché contingents au règlement des prestations. En d'autres termes, il s'agit de réaliser des concordances entre les échéanciers à l'actif et au passif.
Parallèlement au développement des classes d'actifs détenus par les compagnies d'assurance, les outils de l'ALM évoluent aussi. Le dernier outil, cité par Devolder, est connu sous le nom de «modélisation stochastique». D'une manière simple, cet outil permet de réaliser une asymétrie des engagements pris au bilan. En clair, les compagnies d'assurance ressortiraient des indicateurs précis et normalisés, aisés à interpréter. Auparavant, les modélisations déterministes n'intégraient pas ces dites asymétries dans leur modèle. Il faut dire aussi que cette évolution de modèles internes est relative à l'impulsion donnée par Solvency II qui a pour but d'améliorer la valorisation des risques au sein des compagnies d'assurance.
Sur un autre registre, l'évolution des normes comptables et celles réglementaires au travers de Solvency II constitue un véritable challenge pour les compagnies d'assurance. La future réforme Solvency II, qui entrera en vigueur le 1er janvier 2014, devrait permettre d'uniformiser les règles prudentielles du marché de l'assurance et de définir à la fois les méthodes de valorisation des postes de bilan et le calcul du capital réglementaire. Compte tenu de ces enjeux, les processus ALM devraient évoluer eux aussi à la même cadence. Le but étant d'améliorer au maximum la gestion des risques, optimiser les capitaux et limiter leur volatilité.
En tout cas, l'ALM est nécessaire du fait du changement du processus de production qui implique un temps d'attente plus ou moins long entre le pilotage de l'activité et la constatation des bénéfices. Cette situation impose pour les compagnies d'assurance une vision prospective de l'évolution des risques et de la valeur de leurs actifs. De plus, la politique ALM des compagnies d'assurance a permis de limiter l'impact de la crise financière, grâce à une politique de placements prudente et à l'adossement Actif-Passif.
Toutefois, il est important de souligner que les rendements financiers ne constituent plus les résultats des compagnies d'assurance quelle que soit leur origine, et ce eu égard à la tendance baissière et volatile des marchés financiers. Donc, il est primordial qu'elles trouvent des relais de croissance en dehors de ces marchés, en innovant davantage, par exemple dans leurs relations avec les clients.
Communication financière
L'ALM est amené à intégrer les enjeux de la communication financière à la fois auprès des analystes et du grand public. Les assureurs marocains ont tout juste réussi à gérer ces enjeux en matière de communication financière, en publiant pour la première fois leurs états financiers au titre de l'année 2011. Un exercice qui était obligatoire auparavant seulement pour les compagnies d'assurance cotées en Bourse. Une action notable pilotée par le régulateur de la profession, la Direction des Assurances et Prévoyance Sociale (DAPS), qui s'inscrit dans le processus Solvency II.
Au Maroc, les compagnies d'assurance sont conscientes des retombées positives de l'adoption d'une stratégie ALM qui s'adapte à Solvency II et aux règles émises par la DAPS. Une stratégie qui devrait répondre à leurs attentes dans un contexte économique incertain. Elles sont dorénavant capables de gérer elles-mêmes leur dispositif ALM sans le sous-traiter à des cabinets extérieurs.
Enfin, un point important et qui contribue au développement de cette activité concerne la formation. En effet, les profils actuaires maîtrisant parfaitement les techniques ALM se font rares sur le marché marocain. Ainsi que les formations proposées au sein des établissements d'enseignement supérieur qui enregistrent un déficit dans ce domaine.
Dossier réalisé par S. Es-siari & M. Bensaoud (stagiaire)


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