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Dépenses de consommation : les Casablancais en tête !
Publié dans Finances news le 16 - 06 - 2005

Pour mieux connaître l’évolution des conditions de vie des ménages, le Haut Commissariat au Plan a réalisé en 2000-2001 une enquête de consommation. Ainsi, pour le Grand Casablanca, on compte une dépense annuelle moyenne de 14.366 DH, la plus grande au niveau national. L’enquête révèle aussi une légère transformation des structures des dépenses. Ainsi, paraît-il, le Marocain dépense moins pour se nourrir !
C’est auprès d’un échantillon de 15.000 ménages représentant les différentes catégories socio-économiques et régions du pays que le HCP a mené son enquête sur la consommation.
Cette enquête a permis de collecter des données détaillées se rapportant aux dépenses, aux quantités consommées et à certains aspects des conditions de vie de la population. Afin d’éliminer la saisonnalité des dépenses, la collecte a été étalée sur 12 mois.
Ainsi, et en ce qui concerne le niveau et les tendances des dépenses, il est à noter que la dépense de consommation annuelle moyenne par ménage est évaluée au niveau national à 49.333 DH en 2001, soit environ 4.110 DH par mois. Bien évidemment dans le milieu urbain on dépense plus avec une moyenne mensuelle de 4.920 DH, alors que dans le milieu rural elle n’est que de 2.830 DH. Ce montant global recouvre l’ensemble des biens et des services acquis y compris l’estimation du loyer que paieraient les ménages en situation de location ou logés gratuitement.
On constate aussi une grande évolution de la dépense annuelle moyenne par personne puisque celle-ci est passée de 3.623 DH en 1985 à 8.280 DH en 2001, soit un taux d’accroissement annuel moyen de 2,1 % en DH courant sur 16 ans.
Cette moyenne annuelle passe du simple au double selon le milieu de résidence, puisqu’elle est de 10.624 DH pour un citadin contre 5.288 DH seulement pour un rural.
Mais c’est le citadin du Grand Casablanca qui vient en pôle position avec une moyenne de 14.366 DH, suivi des consommateurs de la région du Sud et de Rabat.
Si on élimine l’effet des augmentations des prix des biens et services consommés, le niveau de vie moyen de la population marocaine a augmenté de 1% par an
en DH constants entre 1985 et 2001.
L’inégalité des dépenses quasi-stagnante
L’évolution des indicateurs de la répartition de la masse globale des dépenses de consommation montre une tendance quasi-stagnante des disparités des dépenses.
En chiffres, cela indique que les 50 % les moins aisés de la population ont légèrement diminué leur part dans le total des dépenses de 24,2% en 1985 à 23,4% en 2001 à l’échelle nationale, tandis que la part des 50 % les plus aisés est passée de 75,8 % à 76,6 %. Soit une insignifiante variation au bout d’une période de 16 ans.
Un autre taux que révèle cette enquête sur la stagnation des disparités des dépenses est que 10 % des plus aisés de la population réalisent, en 2001, environ 32,1% de la masse totale des dépenses de consommation (31,7 % en 1985), alors que les 10 % les moins aisés n’ont pas bougé d’un iota puisqu’ils représentent 2,6 % de cette masse totale aussi bien en 2001 qu’en 1985.
Cette tendance de stagnation est confirmée par le rapport des parts, dans la masse totale des dépenses de consommation de ces
deux catégories socio-économiques qui est de 12,3% en 2001 contre 12,2 % en 1985.
Une structure des dépenses ventilées, mais largement réservée à l’alimentaire.
Sur la période de 16 ans qui s’étale de 1985 à 2001, période de l’élaboration de cette enquête, les comportements des consommateurs ont évolué lentement, mais selon des orientations nettes. Ainsi, la structure des dépenses des ménages s’est quelque peu transformée.
Bien qu’elle demeure le principal pôle budgétaire, la part des dépenses alimentaires a baissé à 41,3 % en 2001 contre 48,6 % en 1985. La même tendance a été enregistrée au niveau des dépenses pour l’habillement avec seulement 4,8 % en 2001 contre 7,3 % en 1985. Il en est de même concernant l’acquisition des équipements ménagers.
Les dépenses d’habitation constituent, quant à elles, le deuxième pôle du budget des ménages. D’un autre côté, il faut noter que la part des dépenses réservées à l’«enseignement, culture et loisirs» a quasiment stagné !
Bizarrement, puisqu’on ne s’y attendait pas, l’importance relative des dépenses n’a cessé de se renforcer, avec une moyenne de 7,6 % en 2001 contre 4,6 % en 1985.
Pour revenir aux dépenses alimentaires, l’enquête révèle que le modèle de consommation alimentaire traditionnel, basé essentiellement sur les céréales, le sucre et les corps gras, commence à s’estomper progressivement.
Ces changements traduisent une mutation structurelle de la consommation alimentaire des ménages marocains qui devient plus diversifiée et de plus en plus équilibrée, en particulier chez les citadins et les catégories socio-économiques à revenus élevés.


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