D'une durée de plus d'une heure, cette œuvre engagée a conquis un jury présidé par la réalisatrice sénégalaise Joséphine Mboup. Celle-ci a salué un film qui agit comme « un véritable appel à l'action », en dénonçant les injustices systémiques touchant les communautés marginalisées. Au cœur du récit, une héroïne à la fois vulnérable et emblématique, soutenue par sa communauté, incarne les luttes contemporaines autour du droit d'exister et d'habiter dignement. Lors de la cérémonie de clôture, organisée autour du thème « Femmes en premières lignes : engagement, démocratie et égalité des genres », Mme Mboup a souligné l'essor irréversible d'un mouvement porté par les femmes dans le cinéma africain. La soirée a également été marquée par la projection du film La Rumba congolaise : les héroïnes de la réalisatrice Yamina Benguigui, en présence de plusieurs représentants diplomatiques. Par ailleurs, deux courts métrages issus d'un atelier de la plateforme Kino Linguère ont été présentés : La dernière leçon de Nicole Thiaw et À travers ces femmes de Awa Diedhiou, une jeune cinéaste vivant avec un handicap. Quinze femmes ont bénéficié de cette formation intensive. Dans la catégorie court métrage, une mention spéciale a été attribuée à Mme Faïze et Dr Love de Anissa Daoud, tandis que le prix principal est revenu à Les larmes de l'absence de Mor Talla Ndione. Ce dernier met en lumière les conséquences souvent ignorées de la migration sur les femmes et les familles restées au pays. Le prix de la critique, décerné également par le public, a distingué La voix de Hind Rajab de la réalisatrice Kaouther Ben Hania, une nouveauté marquante de cette édition. Enfin, le prix de la meilleure première œuvre a été attribué à Didy, réalisé par Gaël Kamilindi et François-Xavier Destors.