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Mise à niveau
Publié dans Finances news le 16 - 06 - 2005

La mise à niveau est-elle un échec total? L’admettre serait une manière d'aggraver la situation et omettre de travailler d’arrache-pied pour trouver une issue. Youssef Diouri, Administrateur Directeur Général du cabinet ORH Groupe,
livre son point de vue.
Finances News Hebdo : ORH Groupe a aujourd'hui un an d'existence. Qu'est-ce qui explique cette discrétion ?
Youssef Diouri : ORH existe depuis 7 ans, c'est le programme Horizon 2010 qui a une durée d'un an. Effectivement, nous étions discrets en termes de communication externe sur le programme pour une raison toute simple : dans tout projet, il y a une phase que l'on appelle la phase pilote. Elle est destinée à vérifier la teneur de ce qui se fait dans le cadre du programme et l'impact sur les entreprises traitées afin de pouvoir communiquer.
La première phase a débuté en juin 2004. A la base, le programme Horizon 2010 a été lancé au niveau du secteur de la transformation des produits de la mer dans la mesure où le secteur de la pêche maritime demeure une composante essentielle dans le développement des exportations puisqu’il est l’un des plus importants exportateurs de l'économie marocaine (60% des exportations des produits agroalimentaires marocains).
Six mois plus tard, le programme a été généralisé aux produits de l'agroalimentaire. Les six mois d’après, nous nous sommes investis à le généraliser à l'ensemble des secteurs industriels.
F. N. H. : La mise à niveau est aujourd'hui qualifiée de grand échec. Qu'en pensez-vous?
Y. D. : Il me semble que les parties qui communiquent autour de la mise à niveau n'ont pas toutes les cartes entre les mains pour vérifier effectivement sa réussite ou son échec. Pour ma part, j'estime aujourd'hui qu'on ne peut pas tout mettre dans le même panier. On ne peut pas dire que la mise à niveau, dans sa globalité ne fonctionne pas. Il y a effectivement certaines composantes qui peinent, mais la mise à niveau en elle-même fonctionne et continuera à le faire puisque ce n'est tout simplement qu'un état d'esprit.
Je m'insurge contre cette opinion d’echec parce qu'on ne peut pas enterrer la mise à niveau aujourd'hui seulement parce que certaines de ses composantes posent problème.
F. N. H. : Qu'est-ce qu'on entend par Horizon 2010 ?
Y. D. : L'idée est de dire qu'il existe plusieurs intervenants de la mise à niveau dans le secteur public: des organismes privés que sont les cabinets conseils; des acteurs économiques privés que sont les entreprises, à qui s'adresse finalement le programme de mise à niveau...
Le souci aujourd'hui est très simple: dans la palette que proposent les pouvoirs publics, en termes de mécanismes de financement de la mise à niveau, il existe une partie qui pose problème pour des raisons de procédure. Cela ne veut pas dire que toute la mise à niveau ne fonctionne pas. C'est sur cela qu'a porté toute notre réflexion pour monter Horizon 2010. Il y a une multitude de mécanismes et le rôle de l'entrepreneur n'est pas de chercher à comprendre comment fonctionne tel ou tel mécanisme, mais de savoir que des mécanismes existent et qu’il peut les utiliser.
F. N. H. : En dépit de l'existence de tous ces mécanismes, la mise à niveau fonctionne mal. N’est-ce pas parce qu’ils sont nombreux et complexes ?
Y. D. : Effectivement, nous avons de nombreux mécanismes. Moi-même étant professionnel de la chose, j'ai du mal à les recenser tous, tellement ils sont nombreux. Tant mieux s’ils sont variés. Tant mieux aussi s'il existe des doublons dans la mesure où il y a des mécanismes qui permettent de financer la même chose. Tout ce qui concerne la mise à niveau de l'entreprise trouve en face un mécanisme de financement.
Personnellement, je considère que ce sont certains mécanismes qui ne fonctionnent pas bien et non la mise à niveau.
F. N. H. : Aujourd'hui, les professionnels préfèrent le terme modernisation à celui de mise à niveau. Quels seront les apports d'un éventuel changement de terminologie ?
Y. D. : L'utilité de ce changement de terminologie, c'est que d'un point de vue médiatique, on a tellement entendu de constats négatifs sur l'état d'avancement du processus de la mise à niveau qu'il est plus judicieux de parler de modernisation et d'adaptation aux nouveaux enjeux.
Ceci dit, je pense que si on y réfléchit très sérieusement et si on a des exemples concrets sous les yeux, on se rendra compte que la mise à niveau fonctionne. Il existe des entreprises marocaines qui ont percé sur le marché européen et d'autres qui exportent depuis des années sur le marché américain. Quand une entreprise a une existence de 15 ans et plus, cela signifie que les gens qui la composent savent où ils vont.
F. N. H. : Non, mais il faut dire que si l'entreprise à une durée de vie supérieure à 10 ans c'est parce qu'elle a vécu dans une situation de rente. Ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Donc, actuellement, l'entreprise est appelée à s'adapter ou à disparaître?
Y. D. : Oui, à s'adapter ou à disparaître. Mais, les chiffres que l'on annonce (les 2/3 qui vont disparaître) sont totalement faux. Sur le terrain, et même dans les secteurs les plus difficiles comme le textile, on retrouve les entreprises qui sont en train d'abandonner la sous-traitance et évoluer vers la co-traitance et vers le traitement du produit fini. De même, il existe des entreprises dans l'agroalimentaire qui ont diversifié leurs produits en vue d'accroître leur valeur ajoutée. Elles ont importé du nouveau matériel et vont exporter des plats cuisinés à forte valeur ajoutée.
F. N. H. : Comment arrivez-vous à vous démarquer par rapport à ce qui se faisait auparavant ?
Y. D. : En tant que guichet unique public-privé de la mise à niveau, nous mettons à la disposition de l'entrepreneur, qui a des difficultés, des mécanismes appropriés.
Identifions d'abord les partenaires d'un guichet unique.
Le premier est le centre de promotion de la mise à niveau de Casablanca qui a, dans son Conseil de gestion, l'ANPME, le programme allemand GTZ et la CGEM. Donc, un tour de table qui est tout à fait conséquent au niveau du centre sans parler d’un organisme, le GIAC (Groupement interprofessionnel d'aide au conseil) qui est disponible par secteur (textile, BTP, hôtellerie...). Son rôle est de financer les études de diagnostic stratégique et des ingénieries de besoin en formation. Le dernier organisme est le programme MFTT (Morocco Fast Track Trade) installé à la veille de la signature des accords de libre-échange avec les Etats-Unis. Il a un double objectif : d'abord financer certaines choses de la MAN à hauteur de 5.000 Dollars et mettre en contact direct les importateurs avec les exportateurs.
Notre démarche est la suivante: il n'y a pas de modernisation sans diagnostic stratégique.
Après une analyse interne de l'entreprise (forces et faiblesses), on positionne celle-ci par rapport à son environnement en termes d'opportunités et de menaces.
Ainsi, après avoir fixé les objectifs de l'entreprise, nous mettons en place les mécanismes appropriés pour les atteindre.


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