Passer le contrôle frontalier à Beijing ? Rien de plus simple !    Tourisme : un début d'année sous le signe de la croissance pour Agadir    Elkhettab Benzina : "La garantie de TAMWILCOM joue un rôle de catalyseur"    Casablanca : 31 entreprises industrielles certifiées pour franchir le cap de la Bourse    Bourse de Casablanca : clôture dans le rouge    UE-Maroc : un partenariat stratégique appelé à se renforcer en 2026    Le ministère des Habous annonce la date d'observation du croissant de Ramadan 1447 H    Le Ramadan débute mercredi en Arabie saoudite et aux Émirats arabes unis    Pro Taghazout Bay 2026 : l'élite du surf se donne rendez-vous sur le spot d'Anchor Point    Coupe de la CAF : OC Safi – Wydad, un quart 100 % marocain    La Palestine au tournoi « Maroc, Capitale du Football Africain »    Oussama Targhalline touché : la crainte d'une longue absence    MGPAP : le chantier de modernisation s'accélère    Ksar El Kébir : levée du drapeau national et reprise complète des services de police après les inondations    Auto Hall inaugure une succursale à Laâyoune et renforce son ancrage régional    Omra : L'Intérieur met en garde les présidents de communes contre la paralysie des services publics    Inondations dans le Nord. L'assurance s'active pour les sinistrés    Anne-Claire Legendre nommée Présidente de l'IMA    FC Barcelone : Hansi Flick pointe l'arbitrage après la défaite à Girona FC    Revirement à l'OM : Medhi Benatia prolonge malgré sa démission annoncée    Le Raja privé d'Adam Ennafati pour environ trois semaines en raison d'une blessure    Cyclones à Madagascar : 400.000 personnes touchées    Espagne : cinq morts dans un incendie près de Barcelone    Bab Sebta : files interminables et saisies alimentaires à l'approche du Ramadan    AFRIC'ARTECH 2026 : Casablanca, hub africain de la création numérique    Essaouira, capitale vivante du dialogue spirituel    Garou invite Kendji Girac à Rabat et Casablanca pour un Unforgettable Show 2026    Ambassade du Maroc à Paris : Atteint d'une maladie rare, le petit Nizar reçu en héros de la résilience au quotidien    Inundaciones: -10% en la producción de frutos rojos en Marruecos    La CAF remite el expediente de los incidentes del partido entre Al Ahly y AS FAR al comité disciplinario.    Justice : les audiences reprennent dans les tribunaux après la suspension du projet de loi n° 66.23    Nigeria. Rendez-vous aux urnes le 20 février 2027    Marrakech : le FLAM revient pour une quatrième édition    Rabat : Rencontre avec la délégation religieuse envoyée à l'étranger pour ramadan    Les travaux de la 6e session de la Haute Commission mixte Maroc-Bahreïn, tenue lundi à Laâyoune, ont été couronnés par la signature de plusieurs accords et mémorandums d'entente.    Le Roi, Amir Al-Mouminine, ordonne l'ouverture pour le Ramadan de 157 mosquées    Maroc - Paraguay : la billetterie du choc amical ouvre ce lundi    Intempéries : poursuite du retour encadré des populations évacuées (Intérieur)    Dubaï : Une Marocaine sacrée «Arab Hope maker 2026 »    Le Burundi prend les rênes de l'Union africaine pour 2026    République du Congo : Sept candidatures retenues pour la présidentielle    Sommet de l'UA: le Maroc toujours engagé pour l'action africaine commune    Commerce Maroc–Russie : Moscou évoque l'impact des sanctions occidentales    Le Canada annonce de nouvelles sanctions contre l'Iran    « The Bare Bones Show » : Bryan Adams attendu à Rabat et Tanger pour deux concerts acoustiques    « Philosophies d'Afrique » : Rabat accueille la 11e édition des « Rendez-vous de la philosophie »    Bryan Adams se produit au Maroc avec «The Bare Bones Show»    Ramadan sur Tamazight : La fiction et le documentaire s'invitent sur la chaîne amazighe    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Roulez jeunesse !
Publié dans Finances news le 28 - 07 - 2020

La création ne s'étiolera pas; malgré que (par quel malheur ?!) la notion de l'art est toute bouffée aux mites. Alors, quand quatre jeunes déboulent sur la scène avec la ferme intention de dépoussiérer un genre aussi ensablé que peut l'être la photo, on applaudit des deux mains le coup d'audace.

La jeunesse se révèle attentive, réceptive et goulue. Dégainant son appareil en toutes circonstances - le plus clair de son temps - pour capturer et immortaliser après avoir dépisté et effleuré les instants du quotidien.
Grâce à sa vigilance, elle enregistre et enferme dans la durée le passage du temps et les rythmes de la vie.
Sur quoi focalisent-ils/elles, nos photographes, leurs objectifs ? Non pas sur les splendeurs de leur pays, comme le font leurs pairs étrangers, mais sur la détresse, sous toutes les formes qu'elle prend.
Cette jeunesse-là met en scène les enfants des rues, les femmes répudiées, de même qu'elle porte un regard révolté sur les ados privés d'avenir, agités et ballotés entre ressorts du désenchantement et désir d'émigrer.
Elle met cependant à nu les rides disgracieuses des vieux immeubles, naguère éblouissants, aujourd'hui voués à une mort certaine.
On est à même de dire que nos mitrailleurs (euses) inspirés (es) s'accoudent, par ailleurs, et songent pour nous enfoncer dans ces médinas arpentées par leurs objectifs : elles n'ont pas fière allure, et leurs habitants sont loin de baigner dans le bonheur. Dans l'ombre des ruelles et venelles, une belle et incomparable architecture, bien entendu, mais aussi et surtout toute une misère morale s'y loge. Qui plus est, à la faveur de la nuit, elles se présentent comme des petits coins de désespoir.
La photographie, est-elle une invention - diabolique - pour croquer les vies et enfermer les âmes ? On ne peut soupçonner nos photographes de misérabilisme aigu. Ils/elles ne font que refléter une sombre réalité, dont sont souvent tenus à l'écart touristes et amateurs de pittoresque clinquant.
Leurs images refusent tout effet de masque : elles se veulent au-delà du constat, du côté d'une révélation simple qui mesure les poids des éléments et l'évidence des êtres. Leur monde est un prisme sans spectacle. D'autant que le regard est franc et direct. Mais aussi chargé d'émotion, pétri de générosité, débordant d'humanité.
Voilà que quatre jeunes surdoués (M'hammed Kilito, Imane Djamil, Yasmine Hatimi et Seif Kousmate) extirpent la photographie de sa nuit pour la remettre en vive lumière, nous offrant une galerie de silhouettes, visages et paysages que nous façonnerons selon notre symbolique, notre imaginaire, nos fantasmes. Nos photographes ont le cœur sur l'objectif.
Qui sont-ils/elles au juste ? «Nous sommes KOZ, un collectif de quatre artistes visuels marocains travaillant sur des projets à long terme et partageant une passion pour la narration. Conscients de l'essor d'un paysage médiatique mondial rapide et parfois béant, nous nous concentrons sur un travail hybride et basé sur la recherche. Souvent à la suite d'une question personnelle, nos questions engagent inévitablement un dialogue avec notre monde, diversifié et complexe mais interdépendant. Nous croyons, en tant que témoins nés d'abord, et en tant que conteurs, que nous pouvons contribuer à apporter le changement par la photographie en nous mettant à la terre dans notre environnement et en faisant la lumière sur les histoires sans-papiers. KOZ, qui signifie 4 en amazigh, est un jeu de mots évident, qui met en évidence l'essence même du travail visuel des membres, qui du documentaire à la fiction, représente une envie profondément enracinée et vive de donner un sens à l'actualité», lit-on sur le site du collectif.
«Prendre des photos, c'est une manière d'aimer, de haïr, de se battre. Il faut continuer», dixit Henri Cartier-Bresson.
Roulez jeunesse !
Suivez-les sur : www.kozcollective.com / www.instagram.com/koz.collective


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.