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Exportations agroalimentaires : Enjeux des négociations commerciales multilatérales
Publié dans Finances news le 13 - 06 - 2013

L'agriculture représente plus de 14% du PIB du Maroc. Considérées comme un secteur stratégique, les exportations afférentes au domaine agricole ont représenté en avril 2013 plus de 12 Mds de DH, soit plus de 1/6 des revenus des exportations. Le dossier agricole constitue le principal nœud des négociations à l'OMC, ce qui témoigne sans doute des énormes enjeux qu'il sous-tend.
Le Maroc doit tirer son épingle du jeu dans les négociations commerciales bilatérales (accords de libre-échange UE, USA) et dans le cadre de l'OMC lors des négociations multilatérales. Dans ce sillage, l'appréhension des cycles de négociations multilatérales au sein de l'OMC, peut faciliter la compréhension des véritables enjeux liés à l'accès des produits agroalimentaires du Maroc aux pays de l'OCDE. L'agriculture est un secteur névralgique pour le Maroc. Elle représente plus de 14% du PIB et elle est pourvoyeuse de 13.000 nouveaux emplois par an, selon le HCP. Or, pour les pays développés, le secteur agricole ne représente que 3% de leur PIB. Ces chiffres, combinés aux protections tarifaires et commerciales entourant l'agriculture, mettent en lumière la prégnance d'une économie politique aiguillant ce secteur. De plus, l'agriculture est une force motrice dans les dynamiques de croissance du Royaume. Elle est un matelas de sécurité alimentaire pour la population. En outre, via les exportations des produits agroalimentaires, elle draine des devises pour le pays qui voit ses réserves en devises (moins de 4 mois d'importation) fondre comme neige au soleil.
L'agriculture, un dossier épineux
En avril 2013, les exportations marocaines en produits agroalimentaires ont atteint plus de 12 Mds de DH, soit plus de 1/6 des revenus des exportations. Les recettes tarifaires liées aux produits agro-alimentaires sont tout aussi importantes pour le Maroc. Les principales opérations d'investissements directs étrangers ont été réalisées, pour plus de la moitié, au niveau du secteur agroalimentaire. Ce qui conforte que l'agriculture est un secteur phare pour le pays et qui est la principale pourvoyeuse d'emplois et de revenus dans les zones rurales. De plus, certains produits et des filières sont exclusivement réservés à l'exportation (agrumes, conserves végétales, huile d'olive, etc.). Donc, une meilleure prise en compte des préoccupations du Maroc pour l'exportation de ses produits agroalimentaires au sein de l'OMC pourrait être un accélérateur de la croissance du pays. Les premières discussions visant à libéraliser l'agriculture se sont tenues en 2000, mais les années suivantes se sont soldées par des échecs (Doha, Cancun). Pour mieux faire entendre sa voix, le Maroc a intégré le G90 et le groupe africain à l'OMC. L'objectif est de lutter contre les érosions tarifaires et, surtout, de consolider le traitement différencié et le mécanisme de sauvegarde spéciale. Les négociations agricoles à l'OMC portent sur toutes les subventions, le soutien interne et sur la question non-tarifaire qui est devenue une problématique principale. Car, plusieurs produits agroalimentaires du Royaume peinent à entrer dans les pays de l'OCDE pour des raisons sanitaires et phytosanitaires que ces pays peuvent allégrement décréter pour dissimuler leur protection. Si les tarifs douaniers des pays développés semblent de prime abord bas, on constate que les tarifs les plus élevés de ces pays concernent les produits que le Maroc ou les pays en développement pourraient davantage exporter. Les moyennes tarifaires des pays développés restent donc trompeuses. A travers cette analyse, on observe une politique de deux poids et deux mesures.
Un double discours
D'un côté, le discours dans les instances internationales prône une libéralisation des produits agricoles, et de l'autre côté, en pratique, on observe un protectionnisme insidieux de la part des grandes puissances. Pour certains, l'UE reste protectionniste car ses pics tarifaires concernant l'Afrique du Nord sont élevés. Ainsi, le tarif pour les céréales dépasse les 50%, et pour le sucre il culmine à plus de 75%. Par ailleurs, l'accord-cadre de juillet 2004 pour les négociations à l'OMC stipule que : «Les subventions aux exportations doivent être éliminées vers 2014». Telle décision est légitime car ces subventions portent préjudice au Maroc qui a pour dessein d'accroître la compétitivité de ses exportations agricoles dans le marché des pays de l'OCDE. Toutefois, l'expérience nous enseigne la pondération. Et pour cause, rien ne garantit que les pays développés respecteront ces engagements d'élimination de subventions. De plus, le soutien domestique, et les modalités de réduction des subventions sont assez flous. Le même accord prévoit aussi une amélioration de l'accès aux marchés pour tous les produits agricoles. Mais le problème est qu'il prévoit aussi l'existence d'une catégorie de produits sensibles, ce qui est une brèche pour un protectionnisme «déguisé». Les pays développés peuvent donc exclure partiellement certains produits de toute réduction tarifaire. Par ailleurs, le Système généralisé de préférence (SGP) permet au Maroc et aux pays en développement de ne pas réduire leurs tarifs douaniers tout en ayant un accès préférentiel sur 97% du marché des pays développés. Mais les 3% qui restent sont exclus. Et pourtant, ces produits composant les 3% sont les plus importants pour les pays comme le Maroc qui possède un avantage comparatif dans ces domaines. Le pays a des intérêts qui peuvent être appréhendés sous le prisme offensif et défensif dans les négociations multilatérales sur l'agriculture. Le Maroc veut un accès plus facile aux pays développés et émergents, tout en protégeant certains secteurs. L'augmentation de produits sensibles par les pays développés serait un coup dur porté à ses exportations agricoles. Cela doit pousser le Royaume à peser de tout son poids par le biais des alliances à l'OMC pour l'obtention d'un accord plus inclusif sur l'agriculture. Car, aujourd'hui, plus un produit agricole marocain est transformé, plus le tarif qui lui est appliqué est élevé dans certains pays de l'OCDE.


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