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Bourse: retour en force de la thématique «value» ?
Publié dans Finances news le 15 - 01 - 2021

◆ Après une année de crise, les valeurs cycliques profitent d'un effet de rattrapage.
◆ Dans ce contexte de taux bas, les entreprises endettées sont dans les petits papiers des gérants.

Par Y. Seddik

La nouvelle année commence comme s'est terminée la précédente. Avec, au menu, des craintes sanitaires toujours élevées et des mesures restrictives qui se prolongent, en attendant le début de la campagne de vaccination. Bien que le contexte actuel, miné d'incertitudes, ne prête pas aux paris sur les actions, les spécialistes se réservent tout de même quelques convictions.
Globalement, l'année 2021 devrait être favorable aux actions, avec un environnement de taux bas durable. Dans cette optique, la performance des valeurs de croissance prend progressivement fin au profit des valeurs cycliques et de la stratégie «value».
Pour schématiser, cette thématique s'intéresse aux titres dont la valorisation est inférieure à celle du marché, dans l'espoir d'un rattrapage, par opposition à une stratégie de croissance qui cherche les entreprises aux meilleurs potentiels de croissance. «Autant sur 2020 nous avons bénéficié des sociétés défensives, autant sur l'année 2021 nous aurons des acteurs qui sont sur des segments cycliques, qui bénéficieront du retour à la normale de l'activité économique», estime Ouissem Barbouchi, président de Obafrica Asset Management, un fonds spécialiste des marchés boursiers africains.
Les cycliques, qui ont bondi depuis l'arrivée en novembre de bonnes nouvelles sur le front des vaccins, offrent encore un important potentiel de hausse qu'une remontée modérée de l'inflation ne ferait qu'augmenter, selon les analystes. Dans ce compartiment un peu fourre-tout, nous trouvons des secteurs comme l'automobile, l'énergie, la construction, l'industrie, le tourisme, et bien sûr le secteur bancaire.
Sélection intelligente
Mais notre expert nous indique que le secteur de l'hôtellerie et celui du BTP «qui ont particulièrement souffert de la crise» sont les mieux lotis dans cette période de reprise. Car, il faut avoir à l'esprit que pas toutes les valeurs cycliques sont intéressantes. Et au sein d'un même secteur, l'on peut trouver des gagnants et des perdants potentiels. «Vous avez de la bonne et de la mauvaise 'value', avec des secteurs endommagés de manière pérenne et d'autres dégradés à court terme, mais présentant un fort potentiel de rebond». En clair, il faut faire preuve de sélectivité.
Pour notre gérant, «la vision sur le marché marocain est d'alléger notre exposition défensive, notamment sur les secteurs de distribution alimentaire et technologique. Et en face, d'augmenter notre exposition sur les valeurs cycliques avec des bilans un peu plus endettés comme Risma, Jet Contractors ou encore Résidences Dar Saada. Ces deux dernières affichent les PER de 4x et 5x, les plus faibles du marché».
Bon potentiel pour les entreprises endettées
Au-delà de la vision Value/ Growth, 2021 sera une année intéressante pour l'investisseur qui s'intéresse aux entreprises endettées. En effet, la baisse des taux en 2020 a été quasi-généralisée malgré quelques tensions haussières (passagères) au dernier trimestre.
«Cette baisse aura un impact positif sur les frais financiers des entreprises, sur les résultats nets et donc à terme sur les niveaux de valorisation», explique O. Barbouchi. Rappelons que l'endettement des valeurs cotées, hors financières, a augmenté légèrement de 2,2% à 65,6 milliards de DH au terme du troisième trimestre 2020. En termes de contribution, le secteur télécoms draine, à lui seul, 31,7% de l'encours global, suivi par les sociétés de participations et promotions immobilières avec 15% (où Alliances s'accapare 23% de l'endettement du secteur).
Vient ensuite le secteur des services publics avec 12,1% (avec placement privé de 500 MDH chez Lydec), puis le BTP avec une part de 11,2%. Par ailleurs, quand on sélectionne les entreprises, on regarde aussi les multiples historiques. «Une entreprise qui historiquement vaut une fois ses fonds propres et qui aujourd'hui en vaut 0,5x, alors que fondamentalement son activité n'a pas changé et son environnement non plus, n'a pas de raison de ne pas revenir sur ce multiple à moyenlong terme», conclut l'expert. Une stratégie d'investissement appelée Mean Reversion (ou le retour à la moyenne).


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