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Entretien avec Damian Breen, Directeur Afrique du Nord : «Le Royaume-Uni doit renforcer sa présence au Maroc»
Publié dans Finances news le 22 - 06 - 2006

* Emblème du Royaume-Uni, British Airways est l’une des premières compagnies aériennes à installer une ligne régulière Marrakech-Londres.
* Pour Damian Breen, il est important de développer d’autres destinations sous-desservies au lieu de noyer d’autres villes trop desservies.
* La compagnie continuera à se développer et à préparer un plan d’action pour faire face à la concurrence des low cost.
Finances News Hebdo : D’après-vous, est-ce que les entreprises britanniques sont aussi présentes au Maroc que d’autres entreprises étrangères comme les sociétés françaises par exemple ?
Damien Breen : Je suis un expert de la question, mais à mon avis, malheureusement, pour l’instant, il n’y a pas beaucoup d’entreprises britanniques au Maroc. Il y a certes des sociétés de confection dans le secteur textile, il y a de grandes entreprises présentes comme British Airways ainsi que des entreprises dans le secteur de la finance, des grandes sociétés comme Shell, mais qui sont moitié britannique moitié hollandaise.
Pourtant, je sais que le climat d’investissement au Maroc est devenu très favorable et je le dis souvent à des collègues à Londres de venir investir au Maroc.
C’est important, non seulement pour le Maroc mais aussi pour les Britanniques qui ne sont pas très présents en Afrique du Nord et au Maroc, contrairement aux Français ou aux Espagnols. Et je suis pour un renforcement de cette présence anglaise.
F. N. H. : En tant que compagnie aérienne, comment avez-vous accueilli la libéralisation du secteur aérien au Maroc ?
D. B. : Moi-même, j’ai participé à une réunion organisée par la Chambre de Commerce Britannique au Maroc en présence du ministre du Tourisme, Adil Douiri, quand j’ai appris cela. Et à mon avis, c’est très important pour le Maroc cette ouverture du ciel, c’est une manière pour nous, le Maroc, et je porte là ma casquette marocaine, pour atteindre nos objectifs de 10 millions de touristes à l’horizon 2010.
Certes, cette ouverture signifie qu’il y aura beaucoup de concurrence, mais on ne peut pas faire la politique de l’autruche : il faut réagir face à la concurrence des nouveaux arrivants.
Et puis, s’il faut encourager les compagnies aériennes à investir le marché marocain, les avantages qui leur sont offerts doivent être les mêmes que ceux accordés aux autres compagnies déjà actives sur le marché.
Il est important d’assurer un équilibre des avantages accordés à chaque opérateur. Je ne dis pas qu’ils ne sont pas les mêmes, mais je souligne que les avantages doivent être les mêmes pour tous.
Il ne faut pas oublier que British Airways a été la première compagnie à offrir une ligne aérienne internationale régulière de Marrakech à Londres.
Et puis, il faut peut-être penser à ne pas mésestimer la valeur de certaines destinations comme Marrakech, qui a un cachet spécial qu’il ne faut pas gâcher. Et là je sais que cette ville est saturée. Du coup, il serait beaucoup plus approprié de développer d’autres destinations. Il faut rationaliser les vols et encourager les autres lignes à s’installer sur d’autres destinations marocaines. Je pense qu’il y a d’autres destinations qui ont besoin d’être développées comme Ouarzazate, Agadir ou Fès. Là il faut encourager les nouveaux arrivants à desservir ces villes car, pour l’instant, Marrakech est saturée.
F. N. H. : Sinon, comment avez-vous axé votre activité en 2005 et quelles sont
les principales destinations que vous
relayez entre le Maroc et le Royaume-Uni ?
D. B. : La plupart de nos vols d’ici sont des vols long courrier et qui utilisent Londres comme hub pour un transfert vers d’autres destinations comme New York, Tokyo, Johannesburg, Nairobi...
Et pour Edinburgh, Londres, Manchester, Glasgow, l’Irlande du Nord, Belfast ...
Pour nous, les chiffres 2005-2006 étaient moyens et pas si bons qu’on l’aurait souhaité à cause des attentats à Londres, en plus de la grève des services Catering à bord des appareils de British Aiways. Mais jusqu’à la mi-juin, les résultats ont mieux évolué.
F. N. H. : Et pour l’activité cargo ?
D. B. : Tous les avions sont archi-complets avec le fret. Les soutes sont pleines. Mais la valeur de la marchandise n’est pas aussi importante. Quand vous prenez des tomates, le prix par kilo est plus bas que celui de la poste. Nous devons avoir une discussion sur un fret plus valable.
Toujours plein heureusement.
F. N. H. : Quels sont vos perspectives de développement pour le marché marocain, surtout avec l’arrivée de deux compagnies low cost britanniques en juillet et en septembre au Maroc ?
D. B. : L’arrivée des low cost est importante pour le développement de la compétitivité du secteur aérien et importante pour le pays lui-même. C’est un bénéfice pour le Maroc sans aucun doute si ces compagnies investissent dans le développement de lignes dans le pays. Pourvu que les avantages soient les mêmes pour tous.
Pour ces low cots qui vont arriver, je leur dis : bienvenue. Nous continuerons à nous développer sur le Maroc et dans deux semaines nous rendrons public notre plan d’action à court terme.


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