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Entretien : Le Maroc plus attractif que l’Europe de l’Est
Publié dans Finances news le 16 - 11 - 2006

* Les machines industrielles sont parmi les produits qui ont été exportés en grande quantité par l’Italie vers le Maroc . Ce qui montre que l’Italie joue un rôle très important dans le processus d’industrialisation du Royaume .
* Massimiliano P. Sponzilli, Directeur de la Promotion des Échanges à l’Ambassade d’Italie,nous livre ses impressions.
Finances News Hebdo : Pouvez-vous nous décrire brièvement la mission de l’Institut Italien du Commerce Extérieur ?
Massimiliano P. Sponzilli : L’Institut Italien pour le Commerce Extérieur est un organisme public du gouvernement pour la promotion des échanges extérieurs entre l’Italie et les autres pays et pour soutenir les entreprises italiennes dans le processus d’internationalisation. Ce qui veut dire que nous accompagnons les entreprises italiennes dans différentes formes de partenariat (commercial, production…), avec pour but de soutenir le développement en Italie et dans d’autres pays. C’est un Institut très ancien qui a été créé en 1926 mais qui, bien entendu, s’est adapté aux différentes mutations qui ont eu lieu. A cette époque, l’Italie était un pays à vocation agricole qui exportait des fruits, légumes et riz. Aujourd’hui, l’Italie est la sixième puissance industrielle au monde. Pour votre curiosité, le bureau de Casablanca a été créé en 1972.
F.N.H. : Peut-on savoir dans quel cadre s’inscrit l’organisation du forum cette semaine et celle de la mission d’opérateurs dans la semaine qui suit ?
M.P. S : Le forum va être un moment très important, vu la composition de la délégation qui va venir. C’est un moment ciblé des relations maroco-italiennes sur les plans économique et social afin de créer de nouvelles possibilités de développement et de partenariat.
Aujourd’hui, l’Italie est le premier partenaire commercial du Maroc. Au cours du 1er semestre 2006, nous avons exporté vers le Maroc presque 713 MEUR avec une croissance de 28%. Je veux aussi souligner que les machines industrielles sont parmi les produits qui ont été exportés vers le Maroc en grande quantité. Ceci laisse dire que l’Italie joue un rôle très important dans le processus d’industrialisation du Maroc.
En même temps, nous avons importé du Maroc pour 326 MEUR, avec une croissance de 13%. Cette croissance est très importante parce qu’elle va à contre-courant de la baisse des exportations du Maroc vers le monde entier.
Toutefois, il y a un point faible au niveau des investissements italiens au Maroc. Nous sommes le 3ème pays partenaire commercial, mais nous sommes le neuvième pays investisseur. Et cela est dû à la structure des industries italiennes qui sont de petite et moyenne tailles et qui éprouvent donc des difficultés à avoir de grands capitaux.
Mais cela n’empêche qu’il faut explorer toutes les voies possibles pour améliorer ce niveau-là.
L’année dernière ,nous occupions la treizième place au niveau des investissements, mais cette année nous sommes neuvième.
Nous exportons vers le Maroc surtout de la technologie et de l’équipement industriel. Nos importations sont constituées de poissons et ont augmenté de 38%. Nous importons des produits d’habillement, de l’huile d’olive et d’autres produits tels que les chaussures.
F.N.H. : Après l’abolition de l’accord multifibres relatif au secteur du textile-habillement, quelle évaluation faites-vous de son impact ?
M-P. S. : Dans la réalité, nous avons vécu une stagnation au cours des deux dernières années aussi bien en ce qui concerne les exportations de textile que les importations de l’habillement.
Mais cette année 2006, nous avons repris sérieusement les exportations de textile et les importations d’habillement avec de bons chiffres.
Personnellement, je pense que le Maroc pourrait jouer un rôle très important pour les produits moyen et haut de gamme dans le sens où la concurrence, surtout asiatique, est de bas de gamme.
Le Maroc peut ainsi jouer un rôle très important, surtout au niveau de la spécialisation du niveau des travailleurs et de la logistique.
F.N.H. : Concernant l’élargissement de l’UE vers les pays de l’Est, est-ce que cela ne risque pas de détourner votre attention vers ces pays qui, il faut l’avouer, sont européens ?
M-P. S. : Oui et non. L’Italie est un pays de la Méditerranée, nous sommes projetés dans la Méditerranée. Donc nous avons des liens de culture et de tradition avec les pays de la Méditerranée.
C’est vrai que cet élargissement a amené d’autres pays européens. En janvier prochain, la Bulgarie et la Roumanie vont faire partie de l’UE, mais je pense que nos relations historiques et notre vocation traditionnelle sont plus importantes que celles que nous avons avec ces pays de l’Est.
Il faut dire que l’Italie garde un œil plus particulièrement sur la Méditerranée que sur l’Europe de l’Est.
F.N.H. : Donc, nous pouvons déduire que le bilan de ces dernières années est positif.
M-P. S. : Absolument, parce que je suis depuis 2003 au Maroc et les exportations italiennes ont augmenté de 25% au cours des trois dernières années. Cette année, elle vont augmenter encore de 26% ; on va donc terminer l’année 2006 sur une croissance de 50% par rapport à 2002 et 2003.
En 2002, nous avons exporté 800 MEUR vers le Maroc et cette année nous allons atteindre 1,2 MDEUR.
Donc c’est un bilan parfaitement positif.
Ce résultat est le fruit d’un travail au quotidien avec des entreprises italiennes.
J’ai parlé de l’investissement italien qui demeure faible au Maroc, mais il faut aussi citer les grands travaux effectués par de grandes entreprises italiennes (autoroutes, barrages, ONCF, restructuration de la Samir…).
F.N.H. : S’agit-il de travaux qui ont eu lieu suite à une reconversion de la dette italienne ?
M-P. S. : Non ,ça n’a rien à voir. Je dirai que c’est le fruit de la coopération Maroc-Italie qui, sans aucun doute, a donné naissance à ces résultats.
De plus, nous avons plusieurs centaines de milliers de Marocains qui vivent en Italie et qui jouent un rôle très important dans la coopération via la connaissance réciproque.
F.N.H. : Depuis votre installation au Maroc, quelle est votre appréciation des chantiers mis en place et des différentes réformes ? Le Maroc est-il sur la bonne voie ?
M-P. S. : Absolument, le Maroc est un pays de la côte Sud de la Méditerranée, de tradition arabe et africaine, mais c’est un pays très proche culturellement de l’Europe. Le processus commencé par le Souverain est très important. Je pense à la Moudawana, au code du travail, à la réforme des partis politiques. Je pense qu’il y a des changements profonds et qui donneront un atout exceptionnel au pays.
F.N.H. : Une dernière question, bien qu’il ne faille pas terminer avec les choses qui vont mal, mais j’aimerais savoir quelles sont les entraves qui persistent ?
M-P. S. : Franchement, il y a encore des retards dans les réformes, essentiellement celles relatives au système judiciaire, à la présence des banques qui reste timide à côté des entrepreneurs. Parce qu’il faut que l’entrepreneur ait une visibilité sur ce qui se passe et sur ce que sont ses droits et obligations.
Je suis convaincu que le processus a bien démarré mais qu’il va prendre du temps parce que ce sont des changements profonds.


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