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Moroccan Iron Steel :200.000 tonnes de rond à béton en 2007
Publié dans Finances news le 25 - 01 - 2007

* Après une année d’activité, Moroccan Iron Steel double sa production qui devrait atteindre 300.000 tonnes de rond à béton en 2008.
* Avec un capital à 100 % marocain, le groupe, devenu troisième opérateur dans le fer à béton aux côtés de Sonasid et d’Univers Acier, est en phase d’entreprendre une étude pour lancer une aciérie.
* Reportage sur place.
Début 2006 a vu le démarrage d’activité de Moroccan Iron Steel (MIS) installée à Aïn Harrouda, pour fournir au marché du BTP le fer rond, fabriqué jadis par deux entreprises. Ce troisième opérateur est né des efforts conséquents de promoteurs industriels marocains, d’une expérience d’une vingtaine d’années dans le secteur métallurgique, et d’un capital à 100 % marocain de 40 millions de DH. Depuis 2003 déjà, les frères Chahed, réputés dans le secteur du fer, ont dû investir 450 millions de DH, dont 170 millions de DH en matériel et outillage. Sur place, à 10h du matin, parmi les 170 employés que compte MIS, une vingtaine de techniciens et ouvriers procèdent à la maintenance du four et des moules de fer pour une nouvelle nuit de production. La maintenance dure quatre heures, de 8h à midi. Les ouvriers accueillent d’abord les lingots de fer, les passent au four qui travaillera toute la nuit. Le fer fondu passe dans des moules pour sortir sous forme de ronds à béton de plusieurs diamètres. Des profilés de 24 mètres de long qui sont découpés en deux, 12 mètres, avant d’être stockés et prêts à la livraison.
Une salle de contrôle automatisée surveille le bon déroulement de la production, et ce sont des ingénieurs d’automatisme et d’informatique qui y veillent. « La production ne doit pas s’arrêter. Elle fonctionne 24h/24 et ce sont les clients qui viennent prendre livraison de leurs marchandises ; on vend à travers le Maroc entier pour les grossistes », nous explique l’un des 35 cadres techniques travaillant à MIS.
Un laboratoire sur place veille au prélèvement pour contrôler la qualité et la conformité avec les normes marocaines. Il y a lieu de signaler qu’un contrôle inopiné est effectué par le ministère de l’Industrie. Les résultats du laboratoire d’analyses ont confirmé que MIS produit le fer rond à béton suivant la Norme Marocaine d’Application Obligatoire.
Bien que les premiers six mois d’activité ont été difficiles pour les promoteurs du projet, MIS a conclu l’année 2006 avec une production de 100.000 tonnes de rond à béton. Un volume qui sera porté, en 2007, à 200.000 tonnes de capacité de rond à béton, tous diamètres, et 300.000 tonnes en 2008.
Un marché hautement
monopolistique
Bien que certains aient averti les frères Chahed de la difficulté de percer dans un secteur aussi monopolistique que celui du rond à béton, ils ont continué sur leur lancée. La difficulté émane de plusieurs facteurs. D’abord, une situation monopolistique au niveau mondial avec le géant Arcelor-Mittal qui représente 12 à 13 % de la production mondiale d’acier. Les opérateurs liés au secteur de l’acier restent très attentifs quant à la politique de ce géant qui peut impacter les prix de la matière première sur le plan mondial. Le prix de la billette en lingots de fer est passé de 400 à 500 dollars sur le marché mondial. Et malgré une stabilisation du marché, personne ne saura de quoi demain sera fait. Alors, pour réduire l’impact du premier facteur, en fonction de l’oscillation des prix de la matière première, MIS procède par anticipation. « Sachant que dans cette industrie, le fonds de roulement est énorme, pour 200.000 tonnes produites, il faut avoir trois mois d’anticipation en stock. Il faut compter au minimum 350 millions de DH », apprend-t-on auprès de MIS. Ce facteur est doublement ressenti sur le plan national avec la prise de la majorité des parts dans le capital du leader sidérurgique marocain, Sonasid, leader en rond à béton et fil machine. Il est suivi de Univers Acier, un groupe maroco-turc. MIS, quant à lui, est à capital marocain et fait appel à l’expertise technique italienne via son partenaire technique High-Tech. Un troisième facteur vient s’ajouter à la liste : le coût de l’énergie. Ainsi, le coût de production au Maroc reste très élevé à cause du facteur énergétique qui grève la compétitivité par rapport à des pays comme l’Egypte ou la Turquie. En prenant le cas d’un pays comme l’Egypte où l’on utilise le gaz naturel, les coûts de productivité sont moindres comparativement à ceux du Maroc. Une compétitivité menaçante au vu des accords de partenariat signés avec des pays arabes, notamment l’accord d’Agadir. MIS cherche donc des partenaires à l’international pour assurer sa matière première en lançant son aciérie pour être compétitif à travers le monde.
Un milliard de DH pour sa
future aciérie
MIS continue à investir, encouragé par une demande existante et en évolution très importante de 8 à 10 % par an. D’après certains analystes de la place, le Maroc a consommé 1,2 million de Tonnes de rond à béton. Parallèlement, on procède à certaines importations, notamment le fil machine dont le volume se situe entre 80.000 et 100.000 tonnes. Et d’ici 2010, on parle déjà d’une consommation marocaine de rond à béton qui frôlerait les 2 millions de tonnes.
Le potentiel est là et il y a une demande croissante aussi bien sur les marchés national que mondial. De ce fait, MIS portera sa production à 200.000 tonnes de rond à béton en 2007 et atteindra son rythme de croisière en 2008 avec 300.000 tonnes produites par an ; il représentera ainsi 15 à 20 % du marché.
Pour faire face à cette croissance de production, une étude sur la construction d’une aciérie est en cours. « Il faut acheter la ferraille au Maroc, mais aussi ailleurs parce que la ferraille n’est pas aussi disponible qu’on le pense ; si l’on prend le cas de l’aciérie de Sonasid, elle est conçue pour produire 600.000 à 700.000 tonnes par an. Le Maroc ne produisant pas de ferraille, MIS se trouve contraint de faire du ramassage et de réaliser des contrats avec des pays voisins. « Des accords sont en cours de pourparlers », explique-t-on du côté de MIS.
Un lourd investissement de presque un milliard de DH y sera consenti, mais MIS est déjà en train de chercher des partenaires intéressés en termes de financement mais aussi pour la technologies et le savoir-faire.
De même que l’opérateur n’exclut pas pour l’avenir une activité à l’international, puisqu’il est question d’introduire le gaz naturel dans la production industrielle, un facteur qui boostera la compétitivité des produits marocains. Mais pour le moment, le groupe préfère s’atteler à assurer des investissements permanents pour atteindre son rythme de croisière et peaufiner les études relatives à la mise en place de son aciérie qui devrait en principe être opérationnelle à partir de 2010-2011.


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