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Pénurie de bonnes : Cherche femme de ménage désespérément !
Publié dans Finances news le 07 - 09 - 2006

* La pénurie de bonnes persiste et les arnaques aussi.
* Les sites de recrutement présentent une bonne occasion de recruter une femme de ménage.
* Le recrutement se fait aussi dans d'autres pays africains.
“Je recherche une femme de ménage! Notre actuelle femme de ménage nous pose des problèmes : beaucoup de dégâts matériels, trop de laissez-aller au niveau du ménage et de sa cuisine, et bien souvent des plats cuisinés disparaissent mystérieusement du frigidaire», telle est l'annonce faite par Fouad H. sur son blog. C'est la rentrée et des classes et des bureaux, et celle des femmes de ménage aussi. Alors tous les moyens sont bons pour les foyers, dont les parents travaillent, pour trouver une aide à la maison. Les sites de recrutement présentent à cet effet une bonne alternative de recruter une femme de ménage, de surcroît instruite. Mais cette année encore, il y a pénurie sur le marché. Et pour cause ! Fadila, femme de ménage, la trentaine, ne veut plus revenir chez son ancien employeur. Durant ses deux semaines de congé qu'elle a passées au bled, elle a rencontré une MRE de sa région qui veut la recruter comme nounou pour son bébé de trois mois. Mais voilà, elle doit attendre que sa future maîtresse ou Lalla, rentrée en Espagne, son pays d'accueil, réalise toutes les démarches administratives pour un recrutement en bonne et due forme. Une fois sa carte de séjour prête, Fadila pliera bagages et laissera son unique enfant chez sa mère. L'offre du nouvel employeur est meilleure, avec le privilège d'avoir le statut de MRE. En attendant, elle préfère rester au bled, profiter de son enfant, et vivre avec l'avance qu'elle a perçue de sa future «maîtresse».
Elles sont plusieurs dans le cas de Fadila, puisqu'elles reviennent moins cher que les nounous en Europe.
Alors, quand les MRE s'approvisionnent au Maroc, les Marocains cherchent des bonnes ailleurs, notamment dans d'autres pays d'Afrique. C'est le cas de F. A., Directeur Général d'une société d'édition. Elle est en quête d'une femme de ménage sénégalaise. Elle a déjà fait l'annonce avec une proposition alléchante. Elle déclarera son employée et lui offrira 2.000 DH par mois, un billet aller-retour au Sénégal au bout de chaque année et demie et subvenir à ses besoins en habillement et soins de santé. Pourtant, avec 2.000 DH, F. A. pouvait faire appel au service d'une bonne marocaine. «J'ai renvoyé mon ancienne bonne car elle a dépassé les limites du respect. De plus, à chaque fois qu'elle prenait un jour de congé, elle abusait et ne revenait pas à la date prévue. Pire, elle n'accomplissait pas les tâches ménagères à temps, faisait la loi à la maison, ne servait pas mes invités. Elle était très capricieuse et je n'en pouvais plus ! ».
D'autres femmes actives, à budget un peu plus réduit, font appel aux agences de recrutement. La demande dépasse largement l'offre. Celles qui ont eu la chance de trouver une réponse à leur demande doivent s'acquitter des frais onéreux de l'agence en plus d'un mois payé à l'avance à l'employée, mais sans une garantie de récupérer leur argent au cas où la femme de ménage déciderait de quitter l'employeur.
Celles qui font appel au service d'un intermédiaire ne sont guère à l'abri d'une arnaque. Comme ce fut le cas de Latifa, salariée à Rabat. Une amie à elle lui file le numéro de téléphone d'un intermédiaire à qui elle expose ses conditions. Une semaine plus tard, il se pointe chez elle, accompagné d'une adolescente de 16 ans et son père. « J'ai été tellement dans l'urgence que j'ai dû verser un mois de paie au père de la fille en plus des frais de transport puisqu'ils venaient de Mnasra. Sans oublier la commission de l'intermédiaire. Tout cela alors que je n'avais même pas soumis la jeune fille à l'essai », explique-t-elle. L'euphorie d'avoir trouvé une bonne cèdera rapidement place à la désillusion. « Elle n'était pas propre, mais je me disais qu'elle s'arrangerait avec le temps. Elle mangeait beaucoup, alors qu'elle ne savait ni cuisiner ni faire le ménage. Le comble est qu'une semaine plus tard j'ai reçu un coup de téléphone de l'intermédiaire m'informant que le père de ma bonne était agonisant. Alors j'ai décidé de lui donner de quoi partir chez elle, dans l'espoir qu'elle reviendrait », raconte Latifa. La jeune fille n'est jamais revenue, mais quelques semaines plus tard et après moult échecs pour contacter l'intermédiaire, elle la croise chez une voisine. Quand Latifa lui demande pourquoi elle a agi ainsi, la jeune fille lui explique que c'est son père qui l’y force pour soustraire plus d'argent aux gens.
Pour ne plus retomber dans le même piège, elle a demandé au concierge de son immeuble de lui trouver une bonne dans son bled, le Souss. Certes l'attente fut longue, mais au final, le concierge lui a trouvé la perle rare. Elle fait très attention pour que sa bonne ne croise pas les autres bonnes ni même les voisines, car il arrive souvent qu'entre voisines, on se pique les bonnes. Voilà donc une autre manière de trouver une femme de ménage en faisant appel aux concierges ou aux épiciers. En général, ils ne cherchent pas à duper les gens, du moins ils ne le peuvent pas puisqu'ils sont connus.
Latifa n'était pas au bout de sa peine. En revenant du bled, sa bonne lui a demandé une augmentation, sans quoi elle partirait travailler chez une autre personne toujours à Rabat. Au lieu des 40 DH, sa bonne demande 60 DH, soit 1.800 DH par mois. C'est plus qu'elle ne peut offrir. Dernier espoir pour elle : une cousine célibataire au chômage. « Bien évidemment, elle n'aura pas le statut de bonne pour ne pas la gêner. Elle m'aidera juste à tenir la maison et s'occuper un peu des enfants en contrepartie de 1.500 DH », conclut Latifa. Une bonne astuce pour trouver une personne de confiance et réduire ainsi le taux de chômage !


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