Le Parlement marocain, avec ses deux Chambres, vient de clôturer la session dautomne. Pour les députés représentant la majorité, cette première session était satisfaisante tant au niveau de la qualité des débats quau niveau de la quantité des textes de loi adoptés. Pour le PJD, principal parti de lopposition, le bilan est mitigé. Les sessions parlementaires au Maroc se succèdent et se ressemblent. Certes, il y a une certaine évolution en terme de pratique parlementaire dans notre pays, mais nul nignore que les grandes décisions se prennent en dehors de lHémicycle. Lautre problème dont souffre le Parlement marocain est celui du manque de compétences, eu égard à la technicité de certains textes de loi. Pour cette année législative, les deux Chambres du Parlement, la Chambre des représentants et celle des conseillers, ont clôturé, mardi 18 janvier 2005, la session dautomne qui a débuté en octobre 2004. Dans son allocution de clôture, Abdelouahad Radi, président de la Chambre des représentants, a souligné limportance des activités législatives entreprises par la Chambre au cours de cette session, à travers ladoption notamment dun bon nombre de projets de lois sur les plans financier, économique, social, judiciaire et des infrastructures. Le nombre de textes adoptés sest élevé à 27 projets de texte, dont six ont porté sur léconomique et les finances, six sur les secteurs productifs, deux sur le secteur de la justice et des Droits de lHomme et un seul sur le secteur des infrastructures. Les 12 projets de texte restants concernent un accord de principe relatif à ladoption dune convention internationale. A. Radi a affirmé que la Chambre a tenu, durant cette première session, 31 séances plénières, dont 14 ont été consacrées à la discussion des projets de lois et leur adoption et 13 autres aux questions orales. La diplomatie parlementaire Il sagit là dun mot que nous entendons souvent au Maroc sans vraiment en sentir limpact sur les grands dossiers qui pèsent encore sur le bon développement du Royaume. Sur le plan de la diplomatie parlementaire, Radi a rappelé que les représentants de la nation ont participé aux réunions de nombreuses organisations parlementaires, régionales et continentales. Il a mis en exergue la «sincère» contribution de la Chambre dans lélaboration des recommandations et résolutions adoptées lors de ces rencontres. De son côté, le président de la Chambre des conseillers, Mustapha Oukacha, a mis le point, lors de la séance de clôture des travaux de la première session, sur les différents textes adoptés par les conseillers. Dans ce cadre, il a affirmé que la 2ème Chambre a adopté au total 24 textes législatifs, dont le projet de Loi de Finances 2005, le projet de loi relatif à la communication audiovisuelle et le projet de loi relatif au statut de Bank Al-Maghrib. Ce tableau rose dessiné par les deux présidents des deux Chambres du Parlement ne veut pas dire que cette institution remplit sa tâche dune manière efficace et démocratique. Il reste encore un long chemin à parcourir. Certains députés du PJD ont exprimé, dans leurs différentes sorties médiatiques, leur insatisfaction quant au travail accompli lors de la première session législative.