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Emploi : 9,9% !, à prendre avec des pincettes
Publié dans Finances news le 15 - 11 - 2007

* Le taux de chômage des personnes ayant un diplôme -à ne pas confondre avec une qualification- est presque trois fois supérieur à celui des demandeurs d’emploi qui n’ont aucun diplôme.
* L’effet désastreux de la déperdition scolaire continue : sur dix étudiants qui commencent les études supérieures, un peu moins de six arrivent jusqu’au bout.
* Les chances de se retrouver sans emploi augmentent avec l’élévation du niveau du diplôme.
9,9% est le taux de chômage actuel dévoilé par le HCP. A la même période de l’année dernière, le taux frôlait les 10,1%. La baisse, à elle seule, n’est pas très significative; mais avoir un taux de chômage au-dessous des 10% augure, selon les pouvoirs publics, qu’une nouvelle ère commence. Le gouvernement sortant a mis à son actif un taux de chômage de 10% et le nouvel exécutif table sur une création de 16.000 emplois en 2008.
Il y a quelques années, la baisse du chômage au-dessous de la barre des dix points était un leurre. Aujourd’hui, à en croire les dernières statistiques, le Maroc pourrait se targuer d’une politique d’emploi en parfaite adéquation avec les nouveaux enjeux. Rien n’est pour autant sûr. Si on décortique le tableau de bord du HCP, on remarque que la baisse du taux de chômage n’est en fait que l’arbre qui cache la forêt.
D’après les statistiques du HCP durant les troisièmes trimestres de 2006 et de 2007, 111.000 emplois nets ont été créés dont 93.000 rémunérés. Les 111.000 emplois constituent une bonne chose sachant que l’année 2007 a connu une mauvaise campagne agricole. Et surtout que l’agriculture tire vers le haut les autres secteurs. «Ces emplois ont bien entendu profité à tous les secteurs d’activité économiques, excepté celui de l’agriculture qui a été à l’origine du recul du nombre de chômeurs de 20.000 et du taux de chômage de 10,1% à 9,9%. Cette création nette d’emplois s’est répartie entre 63.000 postes en zone rurale et 48.000 en zone urbaine», apprend-on dans le communiqué du Haut Commissariat au Plan.
Alors que l’agriculture a été frappée de plein fouet par la sécheresse, subissant ainsi une perte de 20.000 postes, l’ensemble des autres secteurs ont bénéficié d’une création nette d’emplois de 132.000 répartis en effectifs et en taux de croissance comme suit : (Industrie (3,3%), BTP (3,2%) et les services (1,8%)). Toujours selon le HCP, le taux de chômage a quasiment stagné en milieu urbain, passant de 16% à 15,9% et a baissé en milieu rural de 3,9% à 3,5%. Cette baisse a profité essentiellement aux femmes dont le taux de chômage est passé de 10,6% à 9,7%, aux jeunes âgés de 15 à 24 ans de 17,5% à 16,7% et aux diplômés de 19,9% à 19,2%.
En dessous de 9,9%
Les données que vient de diffuser le HCP sur le marché du travail au troisième trimestre de l’année 2007, confirment quelques tendances presque structurelles. Les deux les plus préoccupantes tiennent sans aucun doute à l’incapacité chronique de l’économie de créer des emplois dans les autres secteurs autres que le BTP et à la persistance d’un chômage endémique des jeunes. Le taux de chômage des 15-24 ans (16,7%) est de 6,8 points au-dessus de la moyenne nationale. Idem pour
la tranche un peu au-dessus, celle des 25-34 ans ; c’est cette catégorie de la population qui regorge le plus gros contingent de sans-emploi dans le pays avec un taux de chômage de 14,8%. Ces statistiques mettent en exergue les difficultés du marché de l’emploi. Le chômage des diplômés de l’enseignement supérieur est loti à la même enseigne. L’explication fournie est l’effet désastreux de la déperdition scolaire : on sait que sur dix étudiants qui commencent les études supérieures, un peu moins de six arrivent jusqu’au bout. Donc, des milliers de jeunes quittent le système scolaire sans aucune qualification et sont exposés au risque de chômage et à la précarité. Pendant ce temps, les promesses annoncées en grande pompe lors des Initiatives Emploi tardent à se concrétiser. La dernière mesure relative à la baisse de l’IR tarde à avoir l’effet escompté en matière de recrutement des cadres pour d’autres considérations. Les chefs d’entreprise ont qualifié d’insuffisante cette mesure et estiment que d’autres relatives à l’exemption des charges sociales doivent voir le jour. Pis encore, les PME qui sont la composante principale du tissu économique sont quasiment exclues des marchés publics et internationaux et donc ont du mal à générer de la richesse. Ce qui par ricochet nuit à la création d’emplois.
La fameuse inadéquation
On ne cessera jamais de répéter que le diplôme n’est pas du tout une assurance contre le chômage à cause d’une inadaptation des profils produits par le système éducatif aux besoins d’une entreprise en quête de compétitivité. Les chances de se retrouver sans emploi avec l’augmentation du niveau du diplôme sont légion. L’Université conserve toujours cette image de machine de fabrication de chômeurs. En effet, le caractère récurrent de l’inadéquation formation-emploi, quelle que soit la configuration macro-économique, met à nu la trop faible coordination entre des objectifs de nature nationale et publique d’une part, et les préférences individuelles et privées des entreprises, d’autre part. Une telle discordance semble aujourd’hui d’autant plus irréversible que l’Administration a, depuis le début des années 80, cessé de constituer un débouché principal pour les jeunes diplômés.
En zone urbaine, le taux de chômage des personnes ayant un diplôme -à ne pas confondre avec une qualification- est presque trois fois supérieur à celui de demandeurs d’emploi qui n’ont aucun diplôme. Les personnes sans diplôme (ce qui ne veut pas dire forcément sans qualification) sont relativement épargnées par le chômage, soit 5,1%.
Une chose est sûre : en dépit des réformes déployées dont la plupart n’ont pu aboutir, le Maroc, comme de nombreux pays en développement, souffre d’un chômage urbain. Le Maroc est un pays dont la majorité des chômeurs est en quête de leur premier emploi. Et c’est malheureusement les relations personnelles qui continuent de jouer un rôle dans l’obtention d’un emploi. La conjugaison de ces éléments fait que le taux de 9,9% annoncé par le HCP reste dépourvu de tout sens.


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