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Agroalimentaire : Comment contourner la hausse des intrants
Publié dans Finances news le 24 - 01 - 2008

* Entre la hausse du prix de vente, la répercussion sur des produits dérivés ou le maintien des prix, les marges de manœuvre diffèrent d’une entreprise à l’autre.
* Les sociétés les plus touchées sont celles dont l’approvisionnement dépend de l’étranger.
Les sociétés agroalimentaires marocaines ont subi au cours de l’année 2007 de plein fouet la hausse des intrants qui s’est répercutée automatiquement sur leurs coûts d’exploitation. Ce renchérissement des prix est dû aux conditions climatiques défavorables qui ont engendré des récoltes minimes au niveau national et à l’importation qui n’a pas pu arranger les choses car les cours ont atteint des records dans les marchés mondiaux. Le cas des huiles et des oléagineux est le plus frappant : Lesieur Cristal, leader national des huiles de table avec une part de marché de plus de 68% a dû revoir à la hausse ses prix de vente domestiques trois fois en douze mois. Le prix du litre est passé de 10 DH à fin 2006 à 13 DH à fin 2007 soit une progression de 30%, du jamais vu ! Ahmed Rahhou, PDG de Lesieur Cristal dans une déclaration à la presse a souligné que «sa société a pris en considération que l’huile de table est un produit de base pour le consommateur marocain. Les hausses des cours du soja et du maïs ont plus que doublé et cette augmentation n’a pas été automatiquement impactée sur le prix de vente sinon les prix auraient doublé». Lesieur dont les résultats nets sont en nette régression ces dernières années, à cause d’une concurrence acharnée, n’a pas l’embarras du choix. Pour conserver ses marges, elle est contrainte d’augmenter les prix. Ses concurrents ne sont pas non plus dans de beaux draps. Savola qui est mieux positionnée pour négocier à terme auprès de ses fournisseurs ses intrants n’a pas fait mieux. La hausse des cours est devenue tellement asphyxiante que le maintien des prix s’avère une aventure très coûteuse. Plusieurs experts prédisent que la pression sur les prix des huiles et des oléagineux va continuer. Avec la hausse des prix du brut, une bonne partie de la production oléagineuse mondiale est détournée vers le biocarburant surtout aux Etats-Unis, au Brésil et au Canada. Le biocarburant a aussi la cote en raison de ses bienfaits écologiques.
La production laitière a elle aussi connu la même situation. La sécheresse qui a sévi au cours de l’année 2007 a réduit la production. Contrairement aux producteurs d’huile de table qui n’ont d’autres possibilités que d’augmenter le prix de vente, les deux principaux producteurs nationaux de produits laitiers, notamment la Centrale laitière et Copag ont une marge de manœuvre de taille. Pour ne pas impacter le pouvoir d’achat du petit consommateur, ils ont augmenté les produits dérivés laissant le prix du lait intact malgré les tendances haussières du lait en poudre sur le marché mondial. Les deux producteurs ont justifié ces augmentations afin de relever le prix d’achat chez les producteurs. Et pour cause, malgré les hausses successives, les prix du lait au départ de la ferme n’ont pas changé depuis dix ans. A la Centrale laitière on explique que l’augmentation d’achat à la ferme de lait frais fait suite aux sollicitations des exploitants qui ont beaucoup souffert de la hausse des cours de l’aliment de bétail. Ce geste ne peut qu’alléger partiellement la pression sur les agriculteurs. Pour les sociétés laitières, leur exploitation sera peu affectée malgré des conditions difficiles d’approvisionnement.
Cosumar, l’autre géant national de l’agroalimentaire, n’a pas jugé opportun d’augmenter ses prix de vente malgré la hausse des prix du sucre brut à l’échelle mondiale. Le groupe sucrier qui reçoit des subventions d’exploitation de l’Etat garde une large marge de manœuvre pour contourner ses hausses sur son bilan. Cartier Saâda est la société spécialisée dans le conditionnement d’olives dont la majeure partie de la production est destinée essentiellement à l’export. Son Directeur général Hassan Debbagh explique que «la hausse des intrants est un souci majeur pour toutes les entreprises. La clef de la réussite et d'une part la capacité d’anticiper et prévoir la hausse, une fois ce diagnostic est certain.
Deux attitudes sont primordiales ; la première consiste à assurer des quantités suffisantes à des prix d’avant la hausse ou souscrire à des assurances ; la deuxième étant d'inclure les hausses dans les nouveaux tarifs».
Debbagh souligne par ailleurs que «la difficulté réside dans le fait que les hausses interviennent après la négociation des tarifs qui souvent sont annuels! Cela peut faire très mal !».


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