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Hausse des prix des céréales : L’industrie agroalimentaire prise en otage
Publié dans Finances news le 11 - 04 - 2008

* Si, au début, les professionnels du secteur ont cru que cette flambée internationale des prix des céréales n’est qu’un fait conjoncturel, on constate aujourd’hui que cette tendance a pris un caractère structurel.
* Coïncidant avec la hausse des prix des hydrocarbures, l’accroissement des prix du blé a eu comme conséquence une hausse exponentielle des charges des producteurs de céréales et dérivés.
La hausse chronique des prix des céréales risque, ces derniers temps, de perturber non seulement la sécurité alimentaire nationale, mais aussi la stabilité de l’un des secteurs-phares de l’économie nationale, l’industrie agroalimentaire (IAA). En effet, la hausse exponentielle des prix des céréales, phénomène qui ne date pas d’aujourd’hui, a commencé à avoir des conséquences graves sur les producteurs. Au début, les professionnels du secteur ont cru que cette flambée internationale des prix n’était qu’un fait conjoncturel. Mais en analysant les causes, on constate que cette tendance, malgré son niveau critique, pourrait s’aggraver.
La baisse de la production dans les principaux pays céréaliers, notamment les Etats-Unis d’Amérique, l’Europe de l’Est et l’Australie est à l’origine du mal. Cet élément n’est toutefois que l’arbre qui cache la forêt. En fait, la frénésie haussière enregistrée par les marchés internationaux de cette matière vitale a commencé à s’accélérer, suite à l’augmentation de la demande des grands pays émergents, notamment la Chine et l’Inde.
La majoration de la facture énergétique a, en outre, augmenté la demande de céréales destinées aux biocarburants. En fait, certains pays ont manifesté un appétit féroce pour ces produits tirant, ainsi, vers le haut les prix sur les marchés internationaux.
À tout cela, s’ajoute le facteur spéculatif. «Parmi les principaux facteurs engendrant la flambée des prix, la spéculation actuelle de plus en plus enregistrée sur les céréales notamment par les Canadiens», affirme Bouchaïb Haddaj, Directeur général de la Fédération nationale des négociants en céréales et légumineuses, FNCL. En effet, la crise enregistrée sur les marchés financiers internationaux a poussé les spéculateurs vers le marché des matières premières généralement, et des céréales précisément.
Tout indique donc que la hausse fera sûrement long feu, ce qui aura des conséquences graves sur l’économie. Selon Bouchaïb Haddaj: «Vu la multiplicité des aléas et des facteurs qui ont impacté la stabilité du marché international de ces produits, aucun des analystes, mêmes les plus renommés au niveau international, n’a une vision claire sur la tendance future des cours céréaliers internationaux».
L’industrie des pâtes
et du couscous en péril
La flambée des prix des matières de base de l’industrie des pâtes et de couscous, notamment le blé dur, constitue un obstacle majeur au développement de cette industrie. Bouchaïb Haddaj affirme à ce niveau que «si nous avons négocié, l’année précédente, le prix d’une tonne de blé tendre à 350 dollars, son prix actuel est presque de 1.000 dollars». En coïncidant avec la hausse des prix des hydrocarbures, cet accroissement du prix du blé a eu comme conséquence une hausse exponentielle des charges des producteurs de céréales et dérivés.
Les producteurs de pâtes et couscous ont inclu relativement la hausse des coûts au prix de leurs produits. Ainsi, le prix de ces produits a enregistré une hausse substantielle, soit de plus de deux dirhams chacun. Sachant que le prix est le facteur déterminant de la demande, la consommation de ces matières s’inscrit ainsi dans une chute libre. «Les ventes de pâtes et de couscous on baissé de 50% les trois derniers mois», affirme Mohamed Khalil, Président directeur général de Dari Couspate. Cette baisse de l’activité a engendré un repli du taux d’exploitation des capacités de production. La gestion, dans ce contexte, devient de plus en plus difficile. A tout cela s’ajoutent d’autres exigences. En fait, les stocks de céréales sont à leur niveau le plus bas. Le Président de la FNCL affirme à ce sujet que «l’approvisionnement sur les marchés internationaux se fera sur la base de la campagne agricole attendue en fin juin. Il est vrai que la récolte de cette année ne sera pas d’un rendement catastrophique comme l’année précédente, mais elle reste en dessous de la moyenne réalisée annuellement».
Certes, le Maroc a pu faire un pas de géant en terme de développement de l’agriculture, mais il reste encore du pain sur la planche, notamment au niveau de la production des céréales. Si les marchés internationaux ont offert, pendant les années 70 et 80, un climat propice d’approvisionnement en produits céréaliers, aujourd’hui ce n’est plus le cas. C’est pourquoi il ne faut pas rester sous la dépendance des aléas des marchés internationaux qui connaissent un changement radical. En effet, il est temps de revoir la politique agricole appliquée à la production des céréales. Pour remonter la pente, les spécialistes de l’agriculture affirment que les céréales, qui ont toujours fait l’objet d’une agriculture bour, doivent bénéficier de l’irrigation et de la mécanisation. Rappelons que la majorité de la population rurale, au Maroc, subsiste grâce à la production de cette matière vitale.
D’autre part, la décélération de la production réalisée, notamment du blé tendre, a eu des conséquences néfastes sur le secteur de l’industrie agroalimentaire qui constitue la pierre angulaire de l’économie nationale. Représentant un tiers de la production industrielle nationale, soit 70 milliards de DH, tout en assurant l’emploi à 110.000 personnes, ce secteur n’est pas à l’abri des changement climatiques. Les entreprises opérant dans le secteur (IAA) représentent, dans l’ensemble, 95% des petites et moyennes entreprises qui ne peuvent supporter un climat de production défavorable. Bref, le développement de l’agriculture, surtout des céréales, est un facteur déterminant de la stabilité économique.


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