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Karim Belcadi, un patron «Electric»
Publié dans Finances news le 31 - 07 - 2008

Diplômé en électronique de l’Institut National Polytechnique de Toulouse, Karim Belcadi, le Directeur général de Schneider Electric Maroc, est l’un des managers les plus discrets de la place. Et pourtant, c’est un manager des plus en vue, grâce notamment à ses réalisations à MGE UPS et Schneider Electric.
Il faut dire que depuis son jeune âge, il a eu sous les yeux trois modèles de réussite, voire quatre. D’abord ses parents : sa mère, prof d’histoire, et son père, Directeur général de la Société Chérifienne de Pétrole puis de Total Maroc. Le frère de Karim a également gravi les échelons en devenant Gouverneur d’Essaouira et de Salé avant de disparaître tragiquement. Et puis sa sœur, qui lance ses propres projets en informatique avant de se convertir en militant de la société civile.
Autant dire que Karim Belcadi n’avait d’autre choix que de réussir. Et c’est ce qu’il fit !
En effet, après son retour de France en 92, il intègre le groupe Schneider en 1993, via la marque Merlin Gerin. Il faut dire que depuis sa tendre enfance, il est particulièrement attiré par l’électronique. La marque démarrait son activité au Maroc et Karim Belcadi y est recruté en tant que technico-commercial en charge de tout le volet Electricité de la marque. Un poste qu’il occupera pendant trois années. Subitement, le groupe opère un changement de cap et de stratégie. Ainsi, l’activité est filialisée avant le retrait du groupe Schneider. Une fois la filiale vendue, elle donne naissance au MGE Ups, spécialiste des onduleurs au Maroc. Le choix de diriger cette filiale se porte sur Karim Belcadi, lequel a déjà fait ses preuves à la tête de l’activité Electricité.
Ainsi, en 1997, Karim Belcadi, désormais Directeur général de MGE Ups, se fixe comme objectif de faire de cette filiale le leader incontesté des onduleurs au Maroc. Pari réussi ! En huit ans, le chiffre d’affaires de la filiale est passé de 15 millions de DH à plus de 75 millions de DH, dépassant ainsi les 80 % de parts de marché.
Ce succès fait que le Groupe Schneider manifeste un regain d’intérêt pour l’activité des onduleurs et rachète l’activité devenue 100 % filiale du groupe.
Mais, le Groupe avait également d’autres desseins pour Karim Belcadi. Le management de Belcadi et la manière avec laquelle il a su propulser MGE Ups, les avaient éblouis. Et c’est ainsi qu’en 2005 ils le nomment à la tête de Schneider Electric au Maroc. Avec, à la clé, une mission très délicate : relancer l’activité du groupe au Maroc. En effet, de 1999 à 2004, la filiale électrique du groupe passait par des temps difficiles avec une stagnation du chiffre d’affaires à 100 millions de DH.
Karim Belcadi avait du pain sur la planche, avec notamment la nécessité de restructurer l’activité et dynamiser la croissance. Il s’est fait entourer d’une équipe restreinte mais performante. Et c’est ainsi qu’en 2007 le groupe triple le chiffre d’affaires, le portant à 300 millions de DH, avec une croissance annuelle de 50 %.
Parmi les facteurs ayant contribué à ce succès, Karim Belcadi met au premier plan les ressources humaines et la satisfaction du client. Ainsi, chaque jour il consacre un tiers de son temps au bureau, aux clients et un autre tiers aux RH, suivi du coaching des équipes. Le dernier tiers est consacré aux aspects transversaux de la gestion, notamment le commercial, la logistique, la communication… Et il est au bureau de 8h jusqu’à 22h, parfois plus.
«Mon management est axé sur la satisfaction du client et le ciblage d’un marché porteur. Sinon, ma stratégie reste ouverte et pragmatique. Je préconise l’esprit d’équipe. Je fais confiance à mes collaborateurs et je délègue beaucoup. Et puis, il faut également tabler sur l’image du groupe Schneider qui a, à son actif, quelque 60 ans de présence au Maroc. Notons au passage les importants moyens mis à notre disposition par le groupe. Tous ces facteurs conjugués ont donné une capacité à redynamiser l’entreprise, changer de culture et passer d’une entreprise Off à une entreprise On».
Pour 2008, l’entreprise table sur un chiffre d’affaires de 400 millions de DH.
Perfectionniste, Karim Belcadi reconnaît être quelqu’un de pressé et allant au-delà des objectifs. Ainsi, il a toujours une longueur d’avance que les collaborateurs ont intérêt à suivre.
C’est en soi une qualité, puisqu’il est de ces managers qui savent anticiper sur le marché et les attentes des clients. On reconnaît d’ailleurs qu’il est très attentif à son équipe qu’il sait très bien motiver. Lui, il est plutôt humble, ne voulant pas trop se mettre en avant.
«Avec une croissance annuelle de 50 %, il y a des chantiers qui pressent. Mon premier souci est d’accompagner cette croissance en termes de ressources humaines et de système d’information. Il faut se doter d’une vision à moyen terme certes, mais opérer continuellement des cadrages à court terme. Il faut toujours faire le point sur les objectifs et réalisations».
Bien qu’opérant dans un secteur très concurrentiel, Karim Belcadi regarde l’avenir avec optimisme. «Le groupe opère dans une cinquantaine de domaines différents et propose des offres variées et innovantes. Notre ambition est de décliner cette même stratégie au Maroc». Et l’acte est joint à la parole, puisque Schneider est parti à l’assaut de différents marchés dans lesquels il opère.
Alors, après une journée de dur labeur, Karim Belcadi veut se donner du plaisir, notamment en pilotant des avions. Une activité qu’il pratique depuis des années et qui commence à être supplantée par d’autres loisirs comme le vélo ou le ski.
Il est vrai que quand on est père d’un enfant, on s’assagit un peu !
«Dans la vie, il faut savoir doser les priorités !». Père de famille, ses priorités se partagent entre famille et boulot, deux choses essentielles à sa vie !


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