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Textile-Habillement : La demande communautaire baissera de 8% en 2008
Publié dans Finances news le 16 - 10 - 2008

* L’impact de la crise financière internationale sur notre partenaire, l’Union européenne, pourrait avoir des incidences sur le tourisme, l’immobilier et l’export.
* Sur les sept premiers mois de 2008, la baisse de la consommation T-H en Europe s’est traduite par une régression de l’ordre de 1,6% des importations communautaires d’habillement, dont - 1,2% en provenance du Maroc.
* L’Amith a décidé de suivre de très près l’évolution des marchés internationaux et des pressions prévisibles sur les prix et les délais et d’inciter les acteurs du textile à plus de vigilance.
Sujet d’actualité, la crise financière internationale continue de semer la panique chez bon nombre d’opérateurs. Ici au Maroc, la méfiance est de mise et ce en dépit des discours rassurants des hauts responsables.
D’après eux, le système financier marocain est immunisé contre toute contamination. D’aucuns conçoivent mal comment notre système financier peut être protégé contre les soubresauts de la crise financière internationale au moment où les systèmes financiers des pays industrialisés subissent de plein fouet la crise financière internationale. Se voulant plus rassurant, le patron des patrons, My Hafid El Alamy, annonce que la CGEM avait rencontré le ministre des finances et le gouverneur de BAM pour tirer au clair cette situation. «Je peux vous garantir que le secteur financier marocain n’a aucun risque par rapport à la crise financière internationale». Il s’empresse d’ajouter que la crise financière actuelle est due à un excès d’intelligence. «Nous, nous sommes épargnés tout simplement parce que nous n’avons rien compris», ironise-t-il. Ici, au Maroc, la réglementation interdit les produits dérivés et c’est ce qui explique en partie notre immunisation. Toutefois, le patron des patrons ne nie pas que le Maroc risque d’être affecté dans son économie réelle via le tourisme, l’immobilier et l’export, notamment les agrumes et les produits textiles.
En effet, déjà en mars dernier, Nezha Lahrichi, présidente de la Smaex se demandait, dans les colonnes de l’un de nos confrères,«si le Maroc était vraiment à l’abri de la contagion de la crise des subprimes américaines». Prophétie ou pressentiment ? En tout cas, la présidente de la Smaex se défend encore aujourd’hui que «les effets risquent de se faire sentir via le recul de la croissance en Europe».
Pour qui veut l’entendre, la présidente de la Smaex est persuadée que «les secteurs très liés à l’exportation vont subir le ralentissement de certains pays partenaires». Elle avance comme argutie : la Coface (Compagnie française d’assurance pour le commerce extérieur) dont les incidents de paiement des entreprises sur les quatre premiers mois de 2008 ont connu une augmentation de 45%.
D’après un textilien, l’analyse de cette crise procède du bon sens classique. «Bien plus que les produits du textile, toutes nos exportations vont être affectées du fait de l’impact de la crise financière sur les économies européennes». Pour parer à cette situation, notre opérateur préconise la compression du prix de revient.
L’Amith serre les coudes
En date du 11 octobre 2008, le Conseil d’Administration de l’AMITH a tenu sa sixième session sous la présidence de Mohamed Tamer.
Le Conseil a notamment dressé le bilan du commerce extérieur du T-H marocain à fin août qui traduit un début d’inflexion par rapport à l’évolution croissante enregistrée depuis début 2006. Il a aussi analysé l’impact de la crise financière internationale sur la consommation textile au sein des marchés européens et sur le comportement des enseignes de mode et de la distribution. Il a par ailleurs évalué la conjoncture qui prévaut au sein des filières et des régions textiles marocaines. Sur les sept premiers mois de 2008, la baisse de la consommation T-H en Europe s’est traduite par une régression de l’ordre de 1,6% des importations communautaires d’habillement. Cette régression a été inégalement répartie sur les zones de sourcing et au niveau des pays fournisseurs du pourtour méditerranéens (Turquie, -9,4%, Tunisie, -4,2%, Maroc, -2,1%, Egypte, +8,1%).
«Le Conseil s’attend à une exacerbation de cette baisse au cours des prochains mois, sous l’impact qu’aura la grave crise financière actuelle sur les marchés traditionnels du T-H marocain. Il s’attend à un creusement de la baisse qui devrait se situer entre 8 et 10% au terme de l’année 2008», annonce le président de l’AMITH.
A un moment où le contexte commercial devient de plus en plus morose et incertain et en perspective des restrictions sur les crédits accordés aux enseignes de mode et de distribution, le Conseil a décidé de suivre de très près l’évolution des marchés internationaux et des pressions prévisibles sur les prix et les délais, d’inciter les acteurs T-H à plus de vigilance dans le suivi de leur crédit-client et des recouvrements et d’exhorter les acteurs T-H à poursuivre leurs efforts de modernisation compétitive. Le Conseil rappelle que cette conjoncture difficile demeure porteuse de grandes opportunités pour le T-H marocain. En effet, dans un contexte caractérisé par un manque de visibilité et d’incertitudes commerciales, les stratégies de sourcing devront privilégier l’approvisionnement à court terme, en petites séries et de proximité au détriment des engagements sur les grandes séries à partir de l’Extrême-Orient. Afin de profiter pleinement de la reprise de la consommation lorsqu’elle interviendra, le Conseil invite l’ensemble des partenaires publics et privés à œuvrer ensemble pour optimiser l’atout de proximité aux marchés.
Le Conseil entreprendra des démarches auprès des pouvoirs publics et de ses partenaires institutionnels et financiers pour solliciter leur appui dans la mise en œuvre et l’activation des mesures d’accompagnement requises pour soutenir le secteur dans cette conjoncture particulièrement difficile. Ces mesures permettront non seulement la sauvegarde des acquis actuels de l’ITH marocaine en tant que principale activité industrielle à l’exportation, à l’emploi et à la création de richesses, mais lui permettront également de transformer les menaces en réelles opportunités pour la relance du secteur.
L’autre volet important pour l’économie, et qui est menacé par la crise financière, est le tourisme. Il est désormais indispensable de démarcher de nouveaux clients qui, auparavant passaient les vacances en Asie à plus de 4.000 euros, afin qu’ils viennent les passer au Maroc pour 1.000 euros.
En tous cas, les professionnels du secteur ne restent pas les bras croisés. Une cellule de réflexion est aujourd’hui mise en place. Le ministre du Tourisme a bien précisé que jusqu’à présent on a été épargné par la crise, mais personne ne sait de quoi demain sera fait.


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