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Abdelfettah Filali, quand la passion donne des ailes
Publié dans Finances news le 09 - 07 - 2009

Abdelfettah Filali a bien roulé sa bosse avant de devenir le Directeur général pour le Maroc de la compagnie aérienne Brussel Airlines. Sa motivation pour cette carrière vient de sa curiosité ! Il voulait découvrir le monde, il a été bien servi !
“J’ai toujours été très curieux de découvrir le monde et connaître d’autres pays, d’autres peuples, d’autres cultures et d’autres traditions et coutumes. C’est ce qui m'a poussé à choisir un métier dans le transport aérien». Voici donc ce qui explique le choix de carrière fait par Abdelfettah Filali. Né à Fès d’un père artisan et d’une mère au foyer, il passera une enfance insouciante dans la capitale spirituelle du Royaume où il fait ses études primaires.
«Nous avons dû déménager à Casablanca parce que mon grand frère devait y aller pour travailler aux PTT. On ne pouvait pas le laisser déménager tout seul, alors on l’a accompagné». Toute la famille aménage à Casablanca où Abdelfettah Filali poursuivra ses études secondaires jusqu'au Bac, au Lycée Mohammed V. Après cela, il poursuivra ses études par correspondance en Economie et en Transports et Tourisme.
«Après le Bac, j'ai passé un concours pour rejoindre la compagnie Air France. Je considère que c'est là où j'ai appris mon métier (Plusieurs stages au Maroc et en France)». Il rejoindra par la suite Pan American, Carlson Wagonlits, Sabena, Qatar Airways et maintenant Brussels Airlines. «Vous constatez qu'au début de ma carrière, j'ai transité par pas mal de compagnies. À mon avis, c'est la recherche de formation et de changement d'environnement qui développe les connaissances générales et professionnelles». Après avoir bien roulé sa bosse, il intègre la Sabena pour y rester presque 26 ans jusqu'à la faillite de celle-ci en 2001.
Après la banqueroute de cette dernière, Abdelfettah Filali passera un an et demi chez Qatar Airways au lieu de rejoindre Brussels Airlines. «Parce que Brussels Airlines ne desservait pas le Maroc à l’époque».
Le travail pour une compagnie aérienne va donc lui permettre de joindre l’utile à l’agréable. «Travaillant dans une compagnie aérienne, nous avons le droit d'avoir autant de billets que nous souhaitons et de manière presque gratuite (nous payons seulement 10 % mais nous voyageons dans la limite des places disponibles). Cela m'a permis de visiter pendant mes congés les quatre continents. J’ai été dans presque soixante pays différents : en Amérique du Nord, en Amérique du Sud, en Afrique, en Europe, au Moyen-Orient et en Asie. On dit bien : le voyage forme l’esprit !».
Durant l’un de ses voyages, Abdelfettah Filali fera une rencontre invraisemblable. «Je rencontre un ami que je n'avais pas vu depuis une vingtaine d'années et, figurez-vous, dans une petite ville chinoise. Et le comble, c'est qu'il y était aussi en visite !»
En ce qui concerne sa carrière professionnelle, la formation généralisée de Abdelfettah Filali dans le domaine a été enrichie par différents stages et séminaires à Paris, New York, Bruxelles, Doha et Dubai. «Cela m'a permis de décrocher le poste de Directeur général pour le Maroc pour Brussels Airlines». Abdelfettah Filali, en plus d’avoir bénéficié de stages et de séminaires, doit également le succès de son parcours à sa persévérance, en gravissant une à une les étapes, en travaillant dans tous les départements(Ventes, Aéroport, Commercial,
Marketing/). «Ma formation s'est faite avec les études par correspondance et surtout par l'expérience, les stages et les séminaires».
Cette persévérance, il l’a héritée de son père puisque ce dernier lui a inculqué qu’un homme doit toujours faire de son mieux pour être le meilleur. «Ma motivation a toujours été mon père, que Dieu l’ait en Sa sainte miséricorde, qui a toujours travaillé très dur pour élever ses quatre enfants. C'était l'exemple pour moi. Il faut travailler pour réussir et donner le meilleur de soi-même». Dans son travail quotidien, Abdelfattah Filali préconise l’ordre et la rigueur. Chez lui, les tâches s’accomplissent par ordre de
priorité. Quand on travaille avec lui, on ne rigole pas avec la ponctualité !
L’aérien est un métier difficile et cette rigueur se comprend. C’est également un métier très stressant, c’est pourquoi Abdelfettah Filali apprécie le sport. Et puis, faut-il rappeler qu’il est un ancien Karatéka. Il est ceinture noire, un grade obtenu en 1974. Actuellement, il pratique un sport plus soft : le tennis. «Cela m’apporte un bien-être physique et moral».
Après la famille, les amis occupent une importante place dans la vie d’Abdelfettah Filali. «Malheureusement, ce n'est pas toujours réciproque». Cela dit, il apprécie bien retrouver ses potes autour d’une partie de cartes marocaines : Touti. Outre le tennis, Abdelfetah Filali passe le plus clair de son temps libre à lire. «Je lis un peu de tout mais surtout tout ce qui se rapporte à mon métier (transport et tourisme) ainsi que la littérature française. J'aime beaucoup lire Tahar Benjelloun».
A l’opposé de ses lectures, beaucoup plus francophones, ses goûts musicaux convergent essentiellement vers la musique classique arabe. Et combien d’heures passe-t-il à se délecter en écoutant Mohamed Abdelwahab, ou encore Oum Keltoum, Smahan, Farid Alatrache ou le «rossignol brun» Abdelhalim Hafez. La musique n’est pas la seule forme d’art qu’il apprécie. En effet, il est grand amateur du 7ème art qui est, selon Abdelfettah Filali, une autre forme de voyage !
«Oui, j'aime beaucoup le cinéma, surtout les films d’action !». Et de l’action, Abdelfattah Filali en connaît dans sa vie, notamment à travers des voyages insolites qu’il effectue ! Cette année encore, il partira en vacances au Canada pour, comme il dit, découvrir le côté des autochtones. Son péché mignon, la gourmandise. Faut dire qu’avec ses nombreux voyages, son palais en est devenu plus fin à force de déguster les cuisines du monde !
Si au jour d’aujourd’hui Abdelfettah Filali est satisfait de son parcours, il aimerait bien enseigner à l’avenir. «J'ai toujours aimé enseigner ; je l'ai fait d’ailleurs dans le domaine du tourisme, notamment dans des écoles spécialisées où j'ai animé des séminaires». Conseiller à la Chambre de Commerce Belgo-Luxembourgeoise au Maroc entre autres responsabilités, il y est chargé de la formation. Abdelfettah Filali travaille pour concrétiser son projet d’avenir : ouvrir un centre de formation et de mise à niveau des compétences dans le transport et le tourisme. Un rêve qu’il ne manquera pas de concrétiser !


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