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Entretien : « La trésorerie est une démarche transversale »
Publié dans Finances news le 08 - 10 - 2009

* L’ objectif de la participation d’Objectif Cash à l’Euro Med est de démontrer la possibilité d’optimiser la performance de son entreprise et d’améliorer sa trésorerie opérationnelle.
* Après 4 à 6 mois de travail, l’entreprise peut récupérer jusqu’à 20 % de ses besoins en fonds de roulement.
* Malgré la crise, les entreprises investissent en logiciels de gestion pour se structurer et faire face à la reprise.
- Finances News Hebdo : Pourquoi venez-vous à Tanger ?
- David Brault : Nous étions déjà présents à Tunis l’an passé. La zone Méditerranée, le Maroc, c’est l’avenir. Cette année, nous venons en force puisque toute l’équipe d’animation et d’encadrement du cabinet et plusieurs directeurs de missions participeront à l’événement. Notre objectif est de témoigner auprès de la centaine de chefs d’entreprise marocains qui seront présents à Tanger que c’est possible d’optimiser la performance de son entreprise et d’améliorer sa trésorerie opérationnelle. Nous profiterons des conférences pour présenter plus particulièrement notre Plan Vigicash. Tanger est aussi, pour nous, une opportunité de rencontrer des cadres financiers ou des partenaires marocains en vue de leur future intégration dans nos équipes opérationnelles.
- F. N. H. : Vigicash, cela sonne bien et se comprend aisément. En pratique, quel plan proposez-vous aux entreprises ?
- D. B. : Nous proposons aux dirigeants de mettre le cash au cœur du système de pilotage de l'entreprise. Nous procédons toujours en 3 étapes :
1- mesure de la performance,
2- mise en oeuvre des plans d'action pour optimiser la performance (la seule qui compte du point de vue de l’actionnaire, c’est la rentabilité des capitaux investis),
3- proposition d’ajustement de l’organisation lorsque cela est nécessaire.
Nous sommes des opérationnels et non des consultants. Le but de nos interventions est de rendre les entreprises autonomes, de former les gens et de les encourager à aller de l’avant et aussi que le chef d'entreprise garde la maîtrise de son BFR (Besoin en Fonds de Roulement), et non pas qu’il rende captif.
- F. N. H. : Par quoi commencez-vous ? Quelle est votre méthodologie ? Quels sont les curseurs ?
- D. B. : Nous démarrons toujours nos interventions par un très court diagnostic de quelques jours. Ce diagnostic s'inspire du Plan Vigicash en 15 points que les entreprises peuvent télécharger directement sur notre site (www.objective-cash.com).
Les actions que nous proposons dès les premiers jours concernent principalement 4 domaines :
1- le recouvrement amiable,
2- la relance précontentieuse ou contentieuse,
3- l'accélération du traitement des litiges,
4- l'accélération de la facturation.
- F. N. H. : Dans l’entreprise, avec qui travaillez-vous ? Mettre en place le Plan Vigicash, cela prend combien de temps ?
- D. B. : Le support du chef d'entreprise est indispensable. Au début, nous travaillons surtout avec la Direction financière (comptables et contrôleurs de gestion) mais très rapidement avec tout le monde. Pour obtenir rapidement des résultats, c'est toute l'entreprise qui doit se mobiliser : Commercial, Administration des ventes, Production, Achats, Qualité. Optimiser la trésorerie est avant tout une démarche transversale. Cela prend en général quelques semaines pour inscrire cette démarche dans le fonctionnement quotidien de l'entreprise.
- F. N. H. : Le Plan Vigicash, est-ce rentable tout de suite ?
- D. B. : C'est rentable immédiatement pour une raison très simple : les décisions que les plans d'action impliquent ne coûtent rien à l'entreprise. C'est beaucoup de bon sens. Les chefs d'entreprise sont des hommes et des femmes d'action. Ils sont pragmatiques et comprennent très rapidement l'intérêt de mettre en œuvre, chez eux, ces bonnes pratiques sur le cash.
- F. N. H. : Je sais que la question est difficile, mais globalement, avec votre expérience, combien, en pourcentage de chiffre d’affaires, peut-on récupérer en trésorerie ?
- D. B. : L'expérience, sur les 300 missions réalisées à ce jour, y compris dans les pays du Maghreb, démontre qu'après 4 à 6 mois de travail soutenu par le chef d'entreprise, on peut gagner plus de 20 jours de BFR(NDLR : Besoin en Fonds de Roulement). Compte tenu du coût de l'argent et de la raréfaction du crédit, cela vaut vraiment la peine de s'investir. De plus, la crise offre une opportunité unique de faire évoluer son organisation, de la rendre plus participative et plus responsable. Personne ne sait quand aura lieu la sortie de crise, mais elle aura lieu. Ceux qui auront mis en place des organisations plus efficaces, pourront mieux saisir les opportunités de la reprise.
- F. N. H. : Justement, la crise, parlons en ! Sentez-vous une reprise, un rebond ?
- D. B. : Depuis un an, nous rencontrons chaque mois une vingtaine de décideurs marocains. Depuis quelques semaines (la fin du Ramadan) ils nous parlent de frémissement. Dans l’immobilier tout d’abord. Il semble que les banques qui avaient été très prudentes au cours du 1er semestre 2009 sont plus ouvertes à financer des projets. Les banques sont des sociétés commerciales comme les autres. Si elles veulent atteindre leurs objectifs de 2009, il faut qu’elles se bougent. C’est maintenant que cela se passe. Nous constatons également des investissements dans les logiciels de gestion. C’est bon signe, car si on décide de mieux structurer son organisation, c’est qu’on a des projets et des perspectives d’avenir. C’est encore un peu prématuré pour parler de sortie de crise, mais on sent que beaucoup s’y préparent. C’est en tout cas le bon moment pour les directions financières de mettre à jour de manière détaillée les business plans et d’anticiper précisément les besoins de financement de l’exploitation (financement des stocks, des investissements, des comptes clients, etc). Avant de se lancer, les banques et les actionnaires demanderont des chiffres précis. Toute reprise coûte très cher en termes de BFR. C’est maintenant qu’il faut se préparer. Objectif : être prêts à saisir les opportunités de business et pouvoir les financer. Ce serait dommage de ne pas profiter de la reprise, faute de ne pouvoir la financer. Nous sommes confiants que les chefs d’entreprise que nous allons rencontrer pendant deux jours à Tanger entendront ce message.


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