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Tontine : Un crédit à 0 taux et une épargne à hauts risques
Publié dans Finances news le 22 - 10 - 2009

* La tontine présente une vraie opportunité d’accéder à des sommes importantes d’argent sans recourir forcément au crédit bancaire.
* Même des hauts cadres y ont recours pour éviter les tracas bancaires et les taux d’intérêt.
* Le risque de non-paiement semble maîtrisé.
La tontine est plus connue au Maroc sous l’appellation marocaine « Daret », parce qu’elle est rotative et que les participants prennent l’argent à tour de rôle. Cette pratique ancienne est toujours d’actualité au Maroc. C’est le cas de le dire pour les personnes qui se trouvent face à un besoin important d’argent, mais qui ne pouvent justifier d’une solvabilité auprès d’une banque. La tontine est dès lors le moyen le plus pratique, à défaut d’emprunter de l’argent auprès d’un membre de sa famille, pour faire face à des besoins en argent assez conséquents. C’est le cas de Rabiaa, femme de ménage. Elle ne dispose pas de contrat de travail, encore moins de justificatifs de salaire : alors le crédit bancaire, elle doit faire une croix dessus. Mais cette mère de famille ne baisse pas pour autant les bras. Pour acheter un réfrigérateur de 4.000 DH, elle s’est inscrite à une tontine de 500 DH mensuelle avec un groupe de 10 personnes. Ainsi, son tour venu, elle empochera 4.500 DH.
Les 500 DH constituent le tiers de son salaire; alors elle s’est entourée de toutes les précautions. «Le choix des bénéficiaires de la tontine est très important. Ce doit être des personnes de confiance. Et c’est souvent la doyenne qui s’occupe de la collecte de l’argent puisqu’elle a l’estime et la confiance de tous. Mais la meilleure façon de se prémunir est de recevoir la première ou, juste après, la cotisation», estime-t-elle.
Dans ce cas-là, le bénéficiaire reçoit la cotisation en crédit «sans intérêt» et devra continuer à cotiser jusqu'à la fin de la tontine. Le dernier, lui, reçoit la cotisation en guise d’épargne de quelques mois avec, bien entendu, un risque important de voir un des bénéficiaires omettre de payer sa cotisation. Auquel cas, le doyen ou la personne en charge de collecter l’argent intervient auprès d’elle; autrement, rien n’engage une personne à honorer ses engagements, si ce n’est sa parole d’honneur.
«Souvent, nous avons eu affaire à des situations du genre qui se sont souvent terminées par des crépages de chignons, mais cela nous a permis aussi de distinguer les personnes solvables et sérieuses de celles qui ne le sont pas. Et si quelqu’un vient de ma part pour participer à une tontine, je me porte garante. C’est alors à moi de payer sa cotisation s’il se désiste», explique Rabiaa. Sinon, d’habitude elle prône la tontine à 100 DH par semaine entre voisines. Ça lui permet, comme elle le précise, d’épargner des petites sommes de 600 à 1.000 DH pour s’acheter des habits ou faire face aux frais imprévus de scolarité de sa fille. «Dès qu’une tontine est bouclée, nous enchaînons avec une autre. Nous avons créé ainsi notre propre moyen de financement », conclut-elle.
Tontine pout tous !
Il n’y a pas que les gens à revenus modestes ou ceux qui ne sont pas solvables auprès des banques qui recourent à la tontine. Même des hauts cadres y ont recours.
«La tontine me permet d’épargner de l’argent (1.000 à 2.000 DH par mois), au lieu de le dépenser dans des futilités. Quand c’est mon tour de toucher la cotisation, j’emploie la somme collectée à l’achat d’un bien ou pour payer un voyage par exemple», explique Karim, haut cadre qui n’hésite pas à participer à la tontine avec d’autres collègues hommes et femmes. Alors qu’il est un client très solvable et peut recourir facilement au
crédit.
Le nombre de bénéficiaires est important dans ce cas et la cotisation aussi est très élevée. «Il est dès lors important que les personnes bénéficiaires soient dignes de confiance; alors pour la plupart, ce sont les collègues de travail», poursuit Karim. Il participe d’ailleurs à deux tontines. La première, d’une valeur de 3.000 DH et la deuxième de 2.000 DH ; il percevra en tout et pour tout 50.000 DH. Une somme qui lui servira à la décoration de son appartement. Et bien sûr, plus on monte dans la classe sociale, plus la tontine peut s’avérer un moyen d’épargner des sommes importantes. «Même si la conseillère client de ma banque m’appelle souvent pour me proposer des crédits conso, je préfère de loin participer à deux tontines, même si la cotisation est importante. Cela m’évite de recourir à un crédit avec tous les tracas administratifs et les taux d’intérêt qu’il implique. En plus, la tontine ne dure qu’une année, après on a le choix de la refaire ou pas. Pour mon cas, ce n’est qu’en prévision de certaines dépenses que je le fais, sinon, je ne suis pas forcément un adepte ! », conclut Karim. Pour éviter tout problème, on procède à un tirage au sort pour établir les classements des bénéficiaires avec toutefois des exceptions faites aux personnes devant faire face à des besoins urgents.
Et si l’un des bénéficiaires se trouve en difficulté de paiement, il devra rembourser à chacun sa cotisation. Sinon, Karim assure que même en cas de non-paiement, il ne fera pas appel à la police car il n’a pas de quoi prouver que telle ou telle personne lui doit de l’argent si ce n’est le témoignage de collègues. Et bien évidemment, c’est toujours le dernier qui court le plus gros risque !


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