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Banques marocaines : Quand la concurrence s’exporte en Afrique
Publié dans Finances news le 22 - 10 - 2009

* Attijariwafa bank gagne du terrain avec l’acquisition des parts du Crédit Agricole dans les banques africaines.
* La stratégie de BMCE Bank semble être orientée vers l’ensemble des métiers de la finance ; sa filiale Médicapital Bank pourrait jouer un rôle-clé dans cette stratégie.
L'Afrique est devenue depuis peu une niche de croissance indéniable pour les établissements bancaires internationaux; et le Maroc compte bien en profiter.
Si plusieurs banques marocaines ont fait part de leur intention de se positionner en force dans le secteur bancaire africain, à ce jour, seules Attijariwafa bank et BMCE Bank ont réellement pu s’incruster dans le continent noir, en attendant que la Banque centrale populaire concrétise ses ambitions de croissance externe.
La filiale bancaire de l’ONA semble avoir pris de l’avance par rapport à ses concurrentes. La dernière transaction opérée à travers le rachat des parts du Crédit Agricole dans plusieurs pays subsahariens, en contrepartie de la cession des parts de Wafa Assurance dans le Crédit du Maroc, a donné des ailes à Attijariwafa bank. Et pour cause, le deal signé en 2008, mais qui est toujours en cours de concrétisation, a permis au leader de la banque au Maroc de prendre pied, d’un seul coup, dans quatre pays à fort potentiel de croissance, à savoir le Cameroun, le Gabon, la Côte d’Ivoire, le Congo et de se renforcer au Sénégal. «Les nouvelles filiales occupent de bonnes positions sur leurs marchés : numéro un au Congo, troisième au Cameroun et au Gabon, et sixième en Côte d’Ivoire», affirme-t-on au sein du groupe bancaire. C’est dire qu’Attijariwafa bank poursuit la même stratégie déployée auparavant en Afrique, à savoir des prises de participation majoritaires dans des établissements qui se sont déjà fait une place dans le paysage bancaire des pays africains. Cette transaction vient donc s’ajouter aux autres qui l’ont précédée et confortent le positionnement d’ATW en Afrique subsaharienne, notamment au Sénégal où la part de marché du Groupe dépasserait les 33% après le rapprochement CBAO/Crédit du Sénégal.
Des participations qui, outre des droits sur les bénéfices, permettent au management du groupe d’imposer son contrôle et sa stratégie. Et cela semble réussir à la filiale de l’ONA. En témoigne la bonne tenue de l’activité d’Attijari Tunisie qui, après avoir subi quatre exercices déficitaires, affiche depuis l’année écoulée des progressions record, fruit de la stratégie adoptée par le Groupe. «Notre stratégie pour Attijari Tunisie est similaire à celles des autres filiales, à savoir l’extension du réseau par la création de nouvelles agences et la diversification des produits et services par des offres innovantes», rappelle Mohamed Kettani, PDG d’Attijariwafa bank, qui semble aller tout droit vers les objectifs qu’il s’était fixés pour la filiale tunisienne. «De deuxième classe, notre train est passé en première. Et nous voulons en faire un TGV», avait-il ironisé en octobre dernier.
A noter qu’aujourd’hui, outre la Tunisie, le Sénégal, le Cameroun, le Gabon, la Côte d’Ivoire et le Congo, Attijariwafa bank est aussi présente en Mauritanie et au Mali.
Si la filiale de l’ONA s’est établie en Afrique, elle doit néanmoins faire avec la concurrence des autres établissements bancaires marocains qui affichent autant d’intérêt pour le continent noir. «Les banques marocaines disposent de solides assises financières et profite d’une bonne santé du secteur au niveau national. Elles ont rapidement pris une longueur d’avance en matière d’ingénierie financière sur leurs voisines maghrébines, et cherchent maintenant à conquérir de nouveaux marchés», nous confie un analyste. C’est notamment le cas de BMCE Bank, principal concurrent d’ATW en Afrique. La banque d’Othman Benjelloun détient, en effet, des parts majoritaires dans Bank Of Africa, cette dernière étant présente dans douze pays africains, dont le Kenya et la Tanzanie. Cependant, BMCE Bank devra s’activer car elle reste absente des marchés de l’Afrique centrale, où ATW vient de poser pied. C’est là l’une des régions les plus porteuses, notamment en raison de ses ressources pétrolières. Il faut aussi noter que la banque bleue adopte une toute autre stratégie en Afrique que celle de la filiale de l’ONA. Cette dernière a opté, en effet, pour l’implication directe dans le management de ces nouvelles « recrues », tandis que le Groupe BMCE Bank n’assure pas la gestion directe de BOA. Aussi, si ATW met en avant son activité banque de détail en Afrique, la filiale de Finance.Com vise tous les métiers financiers, à travers notamment la présence de sa banque d’affaires, BMCE Capital, à Tunis, Dakar et Douala. Le groupe BMCE Bank mise aussi sur sa filiale londonienne Médicapital Bank qui, malgré ses indicateurs financiers peinant à se redresser, reste un maillon essentiel de la stratégie internationale du groupe présidé par O. Benjelloun et répond à la nécessité d'établir un pont entre les acteurs économiques africains, tant privés que publics. Elle permettra aussi d'accompagner les grands groupes financiers et industriels dans leurs projets d'investissement en Afrique.
Enfin, l’autre marocain visant la conquête africaine est la BCP. En effet, le président du groupe n’a jamais caché ses intentions de se renforcer en Afrique. Cependant, la banque du cheval semble aujourd’hui pâtir de sa stratégie visant l’acquisition de licences bancaires dans les pays africains visés, chose qui, en plus de nécessiter des délais de concrétisation importants, reste difficile à obtenir.
Les banques marocaines sont donc déterminées à faire de leurs activités africaines une source importante de revenu dans l’avenir. Cependant, il faudrait prendre en considération la montée en puissance des pays africains anglophones qui ne se laisseraient certainement pas faire. Les Nigérians en sont l’exemple avec leur présence dans 25 pays du continent.


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